Alstrom Point : le plus beau spot de camping de l’ouest américain et le plus beau point de vue sur le Lake Powell (rien que ça)

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On en est au sixième jour de road trip de l’été 2017, le matin, on s’est levé au camping du merveilleux Kodachrome, on a ensuite roulé le long de la Cottonwood Canyon Road : autant dire qu’en fin d’après-midi, on avait déjà vu plein de belles choses, et il nous restait encore la soirée à venir. Cette étape suivante faisait rêver, tellement le lieu semblait difficile d’accès. L’aventure résidait aussi dans le fait qu’il y avait peu d’infos disponibles sur cet endroit : certes j’avais déjà lu pas mal de choses sur le lac Powell, on y était d’ailleurs déjà passé en 2012, mais jamais sur le point de vue qui le surplombait, notre objectif de la soirée, Alstrom Point.

La route pour se rendre à Alstrom Point

On quitte le visitor center de Big Water, on nous dit de traverser la route, de prendre à droite avant l’entrepôt blanc. J’ai la feuille avec le plan tracé à la main sur les genoux, mais heureusement, on a aussi Google Maps pour nous guider.

Il y a une heure de route, et on nous a bien prévenu que les derniers kilomètres seraient compliqués parce que la piste était défoncée. Pour l’instant, c’est encore facile : c’est une route de terre, qui monte et qui descend, au beau milieu de canyons majestueux. Il n’y a aucune trace de présence humaine, à part le chemin sur lequel on est, et quelques rares panneaux qui n’indiquent que des numéros de route ; pas d’animaux non plus à première vue, il fait chaud, c’est le désert brûlant. La route est minuscule au milieu de ce décor démesuré, elle s’enfonce à un moment au milieu de bosses noires bien rondes, c’est assez fou car ça surgit de nulle part.

Les virages s’enchaînent, on tourne à gauche, puis à droite, je ne suis pas sûre que le plan aurait été suffisant pour avancer sereinement, et j’espère que si Google Maps s’arrête subitement, on arrivera à retrouver le chemin dans l’autre sens.

On prend confiance, on se dit finalement que la route est un peu cabossée, mais ce n’est pas si compliqué contrairement à ce que tout le monde nous disait (erreur, of course). Il ne reste que 3 miles à parcourir (5 km), on commence à voir les bords du canyon. On se demande sans cesse : il est où le lac ? Et à un moment, on se dit : elle est où la route ? On n’est plus sur de la terre mais de la pierre, il n’y a plus de chemin tout tracé, seulement quelques tertres au milieu de tout un tas d’autres rochers. C’est le bordel.

Et c’est là que les difficultés commencent : on roule à 2 à l’heure, on fait attention à ne pas racler le dessous de la voiture. Je comprends maintenant toute l’utilité des 4 roues motrices : ça glisse par moments, et la voiture est de temps en temps partiellement en équilibre. Je flippe, Manu adore. Il y a un passage difficile où on se dit : that’s it, on va s’arrêter là, bye, et puis finalement, en allant tout doucement, ça avance. Je sors de la voiture pour indiquer la meilleure route possible à Manu, sans vraiment savoir ce que je fais. On gare la voiture à la fin de la route, sur une sorte de parking improvisé.

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Panorama grandiose : c’est le début de la route

Alstrom-rochers

Les éboulis

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Et soudain, un panneau

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Avant la création du lac, tout devait ressembler à ça à Glen Canyon !
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LA route Alstrom Point 1
LA route Alstrom Point
Quand la route devient un peu plus complexe… ça n’a pas l’air comme ça, mais le terrain est accidenté, on avance tout doucement

La vue magique sur le Lake Powell

La vue s’offre à nous : le bleu du lake Powell en contrebas contraste avec le rouge de la roche. Les strates de canyons, les buttes, les montagnes : le décor naturel s’empile à perte de vue, à 360°. C’est magique.

On était déjà passé près du Lake Powell en 2012, la zone est remplie de chouettes endroits comme la vue sur le Colorado depuis le Horseshoe Bend, le canyon d’Antelope. Lake Powell est un lac artificiel créé lors de l’établissement du barrage de Glen Canyon en 1963. C’est depuis devenue une zone touristique où les gens profitent de cette source d’eau inespérée au milieu du désert.

On pensait être seuls, mais d’autres voitures arrivent quelques minutes après nous. On discute avec l’un des groupes, ils viennent de Californie et ont installé leurs tentes dans un camping près de Big Water, et le regrettent maintenant, ils auraient préféré rester ici ce soir ! De l’autre côté du lac, c’est l’Arizona, et la réserve Navajo. Il y a d’ailleurs une famille de Native Americans dont la petite fille est en vêtements traditionnels et prend la pose face au paysage. Au loin sur un plateau se dessine une montagne isolée : c’est la Montagne Navajo.

Il est 18h et il fait encore une chaleur de fou. On réfléchit où planter la tente : on s’avance près du rebord, on cherche un coin sympa ; c’est simple : tout est sympa et il y a plein d’espace.

On prend nos affaires dans la voiture, la marche qui nous sépare de notre camping ne prend que 10 minutes, mais c’est au milieu des rochers, ça descend, ce n’est pas évident d’y aller, alors on prévoit de ne pas faire d’aller-retours, on se charge de tout le matériel, de quoi se préparer à dîner, de l’eau pour ce soir et pour la nuit.

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Le panorama en fin de journée

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La vue d’un des méandres du Lake Powell depuis Alstrom Point

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Notre coin pique-nique pour ce soir, on a tout le temps de regarder le coucher de soleil et la lune au loin se lever. Le serpent est arrivé discrètement par la droite… Me voir  pieds nus me fait frissonner !

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Ceci n’est pas une pub pour REI, mais on kiffe notre tente et nos sacs à dos, et à peu près tout de cette marque américaine

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De l’autre côté de la vue vers le lac Powell, voilà ce qu’on voit ! Notre voiture n’est pas sur le rocher tout là haut mais un peu plus loin encore

Pas si seuls que ça pour observer le paysage
Hello rattlesnake !

Une fois la tente plantée, on se dit qu’elle est un peu trop près du bord, alors on la déplace vers des buissons et une zone ensablée plus molle. On est tout seuls sur notre plateau, en contrebas de là où sont garées les quelques voitures. Les gens qui viennent jusqu’ici aiment bien la solitude a priori, et les gens ne s’entassent pas les uns sur les autres. L’espace est ouvert, immense.

On se prépare à dîner, je me rends compte qu’on a oublié nos « sporks », cette cuillère/fourchette/couteau, aucun de nous deux n’a envie de retourner à la voiture, on mange en slurpant depuis nos bols en émail une préparation lyophillisée : contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est plutôt bon (le riz himalayéen pour être très précis).

Alstrom Point pique nique
Alstrom Point pique nique Manu

La vie est douce, le spectacle a déjà commencé : la roche s’embrase, la lune devient plus haute et brillante dans le ciel. Je prends des notes dans mon carnet, Manu règle l’appareil photo pour faire un time-lapse.

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Les couleurs s’embrasent tandis que la lune se lève. J’ai posté cette photo sur Instagram si vous voulez venir me suivre @mathildepit

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Les multi-couches de roches rougies par le soleil couchant

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J’adore cette photo prise par Manu, on se croirait sur une autre planète, les contrastes et les lignes courbes sont sublimes

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50 Shades of Pink

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Une butte dans le lointain

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La dernière photo prise avant la surprise du serpent… la nuit tombe

On est tous les deux assis dans nos chaises pliables, immobiles et silencieux. Il n’y a pas un bruit, on entend juste quelques bateaux et des jet ski sur le lac. Manu, d’un naturel plutôt super chill, bondit d’un coup de son siège qui se renverse en arrière. Je le regarde, interdite, « Un serpent ! » Je tourne le regard vers le droite, à 2 mètres à peine de nous :

Un serpent à sonnettes couleur sable, magnifique, qui s’approche de nous en toute confiance. Fuck.

Le serpent a l’air aussi surpris que nous. Manu l’éclaire avec sa lampe frontale pour ne pas le perdre de vue, le serpent se confond avec la roche ; Manu veut le prendre en photo. Je lui dis de laisser tomber la photo et me mets en mode survie : les pensées s’enchaînent à fond, comment on se débarrasse d’un serpent sans mourir ?

(NB 1 : toujours aller vers la possibilité du plus dramatique)

(NB 2 : s’il n’y a pas de photo, c’est de ma faute, mais si on est toujours en vie, c’est probablement grâce à moi aussi).

Manu cherche à le faire fuir en l’éclairant en mode stromboscope, mais le serpent est surpris et se redresse. Je me mets à taper des pieds (nus !) sur la roche. Les vibrations semblent avoir de l’effet sur lui, il finit par se faufiler dans les buissons. Ces deux années de scout m’ont finalement servies à quelque chose, 25 ans plus tard.

Je range les chaises super vite, Manu remballe son appareil photo tout en pointant la lampe vers Le Buisson du Serpent, sa maison. Merde. On fait quoi ? Est-ce qu’on reste ici ce soir ? Il fait déjà noir, pas moyen de remonter jusqu’à la voiture en traversant tous ces buissons, j’imagine que chacun abrite un serpent, et puis on ne va pas reprendre cette route chaotique pour rentrer… où ça ? Il y a plus d’une heure de route jusqu’à la ville la plus proche, il est bientôt 20 heures, au milieu de nulle part.

Pas de panique, on va se mettre dans la tente : je repose tous mes espoirs de protection sur ce bout de plastique ingénieux. Je regrette déjà ne pas avoir rentré nos sacs à dos au préalable dans la tente : Manu donne des coups dessus avec un baton pour s’assurer qu’aucune bête ne s’est faufilé à l’intérieur.

On se glisse dans la tente, avec nos sacs à dos sans bête dedans, enfin j’espère. On a chaud, on transpire, il fait 30° dehors et 45° dans la tente, mais je refuse de ressortir pour enlever le toit de la tente pour faire circuler l’air. Les bruits des bateaux et des jet ski qui s’amusent sur le lac Powell s’arrêtent alors que la nuit tombe. Ils sont remplacés par les bruits de la nuit : c’est calme, sauf quelques bruissements suspects qui me tiennent éveillés, les yeux grand ouverts. Bordel, ça fait chier la nature parfois.

Dans une sorte de paranoia supersitieuse, on construit une barricade anti-serpent : on tasse nos sacs de couchage et nos vêtements tout le long du bord intérieur de la tente imaginant que ça va nous protéger d’une éventuelle attaque. Useless et ridicule, mais on y croit. On dort collés l’un à l’autre, gluants et transpirants au milieu du mini-espace restant de la tente. La lune est haute et brillante cette nuit-là, avec un effet néon de cuisine. Je me réveille de temps en temps et pointe ma lampe frontale vers l’extérieur, histoire de voir si le serpent s’approche. A ce moment-là, je doute encore que l’histoire se finisse bien.

Le lendemain matin

J’ouvre les yeux à 5h : il fait encore nuit, et le ciel s’est couvert de nuages. Je me dis qu’il va pleuvoir, et qu’on est des aventuriers à la con, qu’on va se retrouver coincés dans des mares de boue sur la route. Adieu Vie. Je me rendors car je suis trop fatiguée pour prendre une solution intelligente. Whatever.

Je me réveille pour de bon vers 6h30, le soleil se lève, la roche s’embrase à nouveau, il n’y a pas un nuage à l’horizon. Je sors de la tente et m’étire, les lunettes sur le nez, le bandana qui coince mes cheveux tout collés. C’est calme, je vois au loin les autres campeurs qui s’éveillent également, on doit être 5 voitures maximum, séparées à des centaines de mètres de distance. Il y a un sentiment de paix face à cette immensité.

On n’a rien pour le petit déj, tout est dans la voiture, alors on remballe les affaires tout doucement. On flippe encore du potentiel serpent, et on se dit qu’on va se renseigner en long en large sur l’animal. Tous les ans, on a une nouvelle obsession, que ce soit les ours et grizzlis, les mountains lions ou la chaleur extrême, les road trips américains apportent leur lot de dangers plus ou moins réels.

Qui est ce serpent à sonnettes ? Est-ce que sa morsure peut être fatale ?  Est-ce qu’il vit seul ? Qu’est-ce qu’il mange ? On a croisé dans les buissons un lapin et une musaraigne, j’imagine que ce sont ses proies habituelles.

On remonte vers la voiture à travers les rochers et les fourrés, j’ai un baton à la main au cas où (j’apprendrais par la suite qu’il faut éviter de chasser les serpents avec un baton : il ne faut pas qu’ils se sentent menacés sinon ils attaquent). Notre voiture est toujours bien là, on ne pouvait pas la voir depuis notre tente en contrebas. On reste encore un moment à contempler la vue, et puis on entame la route du retour : la partie lente et difficile est en premier, et une fois la partie rocheuse passée, on enchaîne avec les décors grandioses. On se sent bien et libre !

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De bon matin face au Lake Powell. Je peux pas croire que j’étais là-bas alors que je termine cet article dans un café de Boston en plein hiver !

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Le panorama entier au lever du soleil

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C’est l’heure de tout remballer

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Notre fidèle destrier :  la Ford Expedition. On s’habitue vite à avoir cette voiture énorme juste pour nous deux

Infos pratiques sur Alstrom Point

  • Camping : Alstrom Point fait partie de la zone récréative de Glen Canyon, et il n’y a pas besoin de permis pour camper sur les bords du lac, dans cette forme dite de « primitive camping ». Il n’y a aucune aménité sur place, pas de point d’eau, pas de toilette sèche. Toutes les infos sur le camping dans cette zone sont à lire par ici (ça peut changer) ; je vous recommande de toujours vous renseigner à l’avance sur les autorisations ou pas nécessaires dans les différentes zones du sud-ouest américain, ça change en fonction du type de parc : les visitor centers vendent les permis nécessaires si besoin et les infos se trouvent en ligne. Mes conseils généraux de camping aux USA sont à lire ici.
  • Alstrom Point, c’est loin ? Prévoir 1h de route depuis Big Water, 1h30 depuis Page : il y a des stations essence dans ces deux villes (plutôt des mini-villes). Si vous ne souhaitez pas camper, il y a des motels à Big Water comme cette lodge* peu chère pour la région, ou ce beau Bed&Breakfast* plus chic.
  • IMPORTANT.  Il est indispensable non seulement d’avoir un véhicule avec 4 roues motrices, mais aussi d’être très à l’aise pour conduire sur ces terrains accidentés. Ce n’est pas du tout facile d’arriver jusqu’à ce point de vue, on est des habitués des road trips sur terrain accidenté, et Manu est un bon conducteur + on avait la voiture adéquate. Toutes les assurances ne fonctionnent pas sur ce type de piste. Pas ici, mais on a croisé des voitures type berline coincées dans le sable, les mecs qui bloquent la route et qui ne savent pas comment s’en sortir dans des zones où il n’y a pas de couverture téléphone pour appeler de l’aide. Dans cette région, on dit souvent qu’il faut se préparer au pire : pneus crevés, avoir de l’eau suffisamment dans la voiture si on est bloqué toute une journée. Ça a beau être touristique, c’est le désert : hostile par nature. La route vers Alstrom Point peut être barrée après de gros orages ayant entraînés des crues. Il existe des compagnies qui emmènent les visiteurs à Alstrom Point en Jeep avec un guide, se renseigner auprès des visitors centers sur place si vous ne voulez pas conduire vous-même.

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Notre camping primitif

Alstrom Point la piste

La piste

Road trip Utah Nevada Circuit

Le récap général de notre road trip Nevada-Utah est à lire ici

Si vous utilisez cet article, qu’il vous inspire pour aller à Alstrom Point, pensez à en faire mention sur votre blog. On s’efforce avec Manu de rechercher des lieux uniques qu’on partage avec vous, dans tous nos road trips, vous avez droit à de l’original : alors ça fait plaisir d’avoir un « shoot out », une mention par la suite, sur votre blog, les réseaux sociaux, ou en commentaires si dessous.

J’espère que cet article vous a plu, si c’est le cas : PARTAGEZ-LE ! Je sais qu’il était très attendu, j’ai reçu beaucoup de commentaires après avoir posté sur Instagram et Facebook les photos de cette vue. Si ça vous a plu, si vous avez envie d’y aller, laissez un petit mot ci-dessous ! Merci ! 

Bonus : En discutant avec d’autres personnes rencontrées au fil de ce voyage, on nous a ensuite parlé d’Alstrom Point comme de la vue à 1 million de dollars pour 0 dollars ; dans le même genre, une super guide de rafting (on a fait une journée sur la Colorado River à Moab quelques jours plus tard) nous a dit que son spot préféré était au bout de Muley Road Point. On y est passé quelques jours plus tard en route vers Monument Valley, mais on n’y était pas au bon moment pour pouvoir y dormir. Ça avait l’air plutôt cool aussi, c’est ce qu’on voit sur la photo ci-dessous :

Gooseneck Utah-1

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société.

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35 Commentaires

  • Répondre 12 Feb 2018

    Camille

    C’est SUBLIME, Mathilde, merci mille fois de partager ça avec nous. Je lis ça depuis Paris et le froid (ensoleillé) de ce matin de février et je voyage, grâce à toi. Merci.

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Merci Camille, c’est vrai que ces photos n’ont en général rien à voir avec le quotidien urbain

  • Répondre 12 Feb 2018

    anais

    c’est juste waouh waouh waouh…
    envie de se plonger dans cette nature et cette lumière (avec une petite pompe anti venin dans la poche quand même)!
    merci!

  • Répondre 12 Feb 2018

    Julie

    Superbe!!!!! :)
    Ça donne envie de vite retourner dans l’Ouest (M-7)!
    Bon à part la partie sur le rattlesnake, je ne sais pas comment vous avez fait pour dormir 😉
    Je confirme, la vue depuis Muley Point sur Monument Valley est magnifique!

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      On a MAL dormi 😀
      Merci Julie pour ton petit mot !

  • Répondre 12 Feb 2018

    Mathiilde

    Whaou ces paysages a couper le souffle !

  • Répondre 12 Feb 2018

    Marion

    Bon ben c’est bon je sais ce que je fais pour les prochaines vacances! C’est magnifique :-).
    J’aurais réagi pareil avec le rattlesnake je pense, je n’en ai jamais vu mais déjà entendu, et comme tu dis, il faut taper du pied!
    Merci pour cet article

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Il m’a bien fallu 10 secondes pour me souvenir de ce truc de taper des pieds !
      Je suis prête pour la prochaine fois ! (quoiqu’on a vu un autre serpent queqlues jours plus tard, mais celui-ci nous a surpris au milieu du chemin…)

  • Répondre 12 Feb 2018

    FLORENT

    Génial ! Je cherchais un spot sur le lac Powell et là en lisant cet article, le choix a été vite fait ! Bravo pour cet article et ces photos donnent vraiment envie de poser un pied à terre là-bas…
    Fantastique Amérique

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Cool !
      a nouveau, faites attention pour y aller, ce n’est pas facile d’accès…
      Revenez raconter votre expérience, ça m’intéresse !

  • Répondre 12 Feb 2018

    Camille

    Magnifique photos ! Et je confirme, REI c’est la base ! Nous avons la même tente, la carte de fidélité et je m’y arrête religieusement chaque fois qu’une succursale se trouve sur notre route. Bonus : j’écris ce commentaire en portant mon t-shirt « Denver » acheter au REI de Denver. La vie est bien faite 😉

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Leur service après-vente est parfait, leurs produits donnent envie d’outdoors, et leurs programmes de sortie sont top. Bref, REI Forever !!
      Et drôle cette coincidence du tee-shirt 😉

  • Répondre 13 Feb 2018

    Isa

    Magnifique, époustouflant !
    Je le note tout de suite sur ma « to do list » de l’Ouest, même si je ne suis pas à l’aise sur les pistes… Ou alors, va falloir louer une jeep, pourquoi pas.
    Vous l’avez vraiment échappé belle, pour le serpent…!!!

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Hello Isa,
      Pour toi fan d’Utah, c’est vraiment un bel endroit. Les jeeps avec guides existent, la sortie n’est pas donné, mais je suis sûre que ça doit valoir le coup.

  • Répondre 13 Feb 2018

    odrey

    Ok. Tes photos sont malade ! Sérieux c’est vraiment beau, bravo à vous 2. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ça…je pense pas être une conductrice suffisament patiente et habille pour réussir à rouler jusque là…je marcherais peut-être les derniers 3 miles ! Ton article ma aussi fait bien rire ! Surtout l’épisode du serpent. WHAT ! Tu te balades pieds nu en Uthat là où il y a des scorpions, tarentule et serpent à sonnette !! Arrête moi ça, c’est un peu dangereux ! À voir les routes que vous prenez, le danger ne vous fait pas peur, mais par pitié ne te promène pas nu pied et ne met pas ton sac à dos par terre même pour une photo !!! À Tucson j’ai eu droit à une mini conférence sur le serpend à sonnette (le serpend était aussi présent dans la conférence et il a «sonné» pour nous en plus) et depuis ce jour je comprend les dangers de la bête…règle à retenir…ne pas marcher nu pied, toujours regarder derrière la roche avant de poser son pied lors d’une randonnée et ne pas s’approcher inutilement du serpend genre pour prendre une putain de photo de la bête meurtrière (1 point pour toi là-dessus) Désolée pour mon long message, bravo pour ton article qui fait franchement rêver…vous êtes allez là incroyable ! Ça fesait du bien à lire entre deux compétitions de snowboard ennuyeuses au olympique haha !! Bonne continuité.

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Merci Odrey !
      et oui, si on avait eu droit à la même conférence on aurait sans doute fait plus attention 😉

  • Wahou quelle aventure!!! Mais quelle vue splendide, incroyable, magnifique. Les mots manquent face à de telles splendeurs. Vous avez dû sacrément flipper avec le serpent, je ne sais pas si j’aurai réussi à dormir!
    Je me rappelle en avoir croisé un en faisant une randonnée à Koyasan, au Japon. On s’était mis à courir et à faire bcp de bruits avec nos chaussures pour lui faire peur. Lorsque l’on avait demandé aux moines du temple si les serpents dans la région étaient dangereux, ils nous avaient répondu que cela dépendait! Toujours flippant d’entendre ça.
    Merci pour ces magnifiques photos et ton texte, on s’y croirait.
    C’est marrant je suis allée au même lodge de Big Water l’année dernière lors d’un road-trip avec ma soeur et mon frère. Il était bien sympa et on avait bien profité de la terrasse le soir et pr le petit-dej.
    Toujours super chouette de te lire :-)
    À bientôt

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Merci Tiphaine !
      CA nous arrive de temps en temps de croiser des petits serpents en randonnée, mais jamais dans ce cadre 😀 Après coup en le racontant à des amis, c’est arrivé à pas mal de monde dans le sud-ouest américain !

  • Répondre 16 Feb 2018

    Betty

    Tout simplement magnifique !
    C’est noté, on prévoit de faire ça pour notre troisième voyage dans l’ouest… <3

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Cool ! Vous avez été dans pas mal d’endroits similaires, je viens de jeter un oeil à votre blog !
      A l’occasion si vous y allez, faites-nous un petit nod si c’est cet article qui vous a inspiré, ça fait toujours plaisir !

      • Répondre 21 Feb 2018

        Betty

        Même si on a déjà fait des endroits similaires, on ne s’en lasse tellement pas 😉 Je ne sais pas quand sera le prochain trip aux US (on y était en septembre dernier), mais compte sur nous pour te mentionner dans l’article, c’est normal ! :)

  • Répondre 17 Feb 2018

    Aurore

    Cette vue est tellement incroyable ! Faut pas lui en vouloir au serpent à sonnettes, peut-être que lui aussi aime dîner avec une joli vue 😉

  • Répondre 18 Feb 2018

    Constance

    Récit haletant, je me suis totalement vue à ta place face au serpent et grande interrogation: un serpent peut il découper une tente avec ses dents?

    En tout cas j’aimerais en savoir plus: il était vraiment dangereux?

    Photos magnifiques en tout cas encore une fois ça donne follement envie d’aller dans leson grands parcs américains.

    • Répondre 20 Feb 2018

      Mathilde

      Merci Constance, oui on se pose toutes sortes de questions face au serpent quand on n’est pas habitué…

  • Répondre 20 Feb 2018

    ToddV

    Gorgeous Pictures!!

  • Répondre 23 Feb 2018

    Céline

    C’est tellement beau… Alitée depuis plus d’un mois, ça fait un bien fou de pouvoir voyager via tes articles ! Merci !

  • Répondre 27 Feb 2018

    Stacy

    Ah ben c’est juste hyper whaou comme point de vue ! Mais faut pas être une flipette quand même ! Bravo pour les photos, elles sont superbes :)

  • Répondre 24 Mar 2018

    JEAN Céline

    Quel bonheur de vous lire en préparant mon prochain roadtrip dans l ‘ouest Américain, je prends des notes et je rêve !
    Départ le 19 juillet jusqu’au 10 août.
    Arrivée San Francisco pour 3 nuits puis un aller/retour dans le Wisconsin 6j en avion chez une amie, retour à Las Végas et Zion, Bryce, Page, Lac Powell, Monument Valley, Grand canyon, route 66, Los Angeles, route N°1 et retour sur SFO !!
    3 nuits à Kanab plutôt qu’une à Zion, Bryce et Lac Powell…. suis pas sur ??? Je me dis que cela doit faire du bien de poser ses valises quelques jours au même endroit :)
    Encore merci pour votre magnifique blog !
    Céline

  • Répondre 10 Apr 2018

    Cécile

    Bonjour Mathilde,

    Tout d’abord merci pour tes articles qui sont d’une grande aide pour préparer mon voyage.
    Je vais à Page au mois de Juillet et j’adorerai aller voir ce point de vue. Le soucis est que la compagnie qui loue les 4X4 sur la demie journée n’en a plus pour les deux jours où nous y sommes. L’autre compagnie propose uniquement sur la journée et le tarif est trop élevé pour nous.
    Nous allons loué un SUV pour tout notre voyage, est ce que tu penses que c’est faisable avec ce type de vehicule? Si non, jusqu’où pouvons-nous aller et combien de km reste t-il à parcourir?

    Merci d’avance,
    Cécile

    • Répondre 10 Apr 2018

      Mathilde

      ça dépend vraiment de la voiture, il faut surtout qu’elle soit « high clearance » sinon ça rape tout. Ca commence à déconner la route à 2-3 miles avant l’arrivée.

  • Répondre 15 Jun 2018

    Carole

    Salut Mathilde ! Je voulais juste te remercier pour ton article : je n’avais jamais entendu parler d’Alstrom Point avant de te lire. Finalement on vient d’y passer une nuit pendant Memorial day : c’est absolument magique. On en menait pas très large sur la dernière section de la route – mais ça valait le coup !!

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