Faire de la recherche : être post-doc aux Etats-Unis

Massachusetts institute of technology Cambridge

Boston est une ville réputée aux Etats-Unis pour ses nombreuses universités  – notamment Harvard et le MIT, techniquement à Cambridge. Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est le côté : « c’est comment de travailler dans une université américaine » ?

Manu – alias le photographe et conseiller personnel de ce blog – a aussi un job officiel : il est post doc dans une université de Boston. On m’a récemment posé la question dans la page des questions : quelles sont les conditions de vie/boulot d’un chercheur à Boston ? J’y avais déjà répondu il y a bien longtemps, lorsqu’on venait juste d’arriver à Boston. Vous pouvez lire les premiers épisodes (instant nostalgique du blog) dans (1) Dr Martinet va à la Boston University et (2) dans  être chercheur à la Boston University #2, où Manu parle du contenu de sa recherche, et de la vie de chercheur au quotidien. Si jamais vous hochez la tête, le regard vide, quand quelqu’un vous dit qu’il est post-doc, c’est l’occasion de comprendre le travail de chercheur.

Presque 4 ans plus tard, voici de nouvelles précisions et plus de détails sur la trépidante vie de chercheur aux Etats-Unis.

Pour élaborer l’article, ont répondu aux questions et apporté leurs précisions :

Manu, post-doc en neurosciences computationnelles à Boston University,
Ben, post-doc en sciences humaines à Harvard,
Antoine, post-doc en bio au MGH pour la relecture

Reprenons dès le début.
Comment as-tu trouvé un boulot de post-doc dans une université américaine ?

Manu. J’ai fait un grand tableau Excel en listant une quarantaine de laboratoires qui m’intéressaient dans mon domaine, que je trouvais soit par des noms vus dans des articles, soit en cherchant les équipes de neurosciences des universités qui m’intéressaient, soit encore dans des listes email spécifiques au domaine (méthode la plus fiable) car on sait qui cherche des post-docs. Dans mon cas, j’ai fait un mélange de candidatures spontanées, et de réponses à des annonces spécifiques.

Souvent le problème de certains labos, c’est qu’il faut venir avec son propre financement ; il faut donc candidater des mois à l’avance à des bourses internationales.

Quand j’ai fait des candidatures spontanées, j’envoyais un CV et un email adapté. Puis j’ai eu des entretiens par Skype – dans le cas de ce boulot, j’ai passé 2 entretiens, puis j’ai été invité à venir à Boston pendant quelques jours. Il y a eu une journée de folie où j’ai rencontré toute l’équipe, avec entretiens, présentations, déjeuner informel (c’est le bon moment pour poser des questions aux autres post-docs sur la qualité de vie, l’ambiance de l’équipe, et si vous voulez passer pour un vrai français : le nombre de jours de vacances). On m’a posé des questions sur mes idées, des projets, non pas pour me piéger mais pour évaluer l’intérêt mutuel entre mon futur chef/labo et moi.

J’ai reçu une offre à mon retour en France, j’ai accepté, et toute la phase de paperasse administrative des visas a commencé, qui débouche sur l’obtention d’un DS 2019, le sésame pour faire son dossier de visa J1.

Durée totale de cette phase de la recherche de travail aux premiers entretiens : 2 à 3 mois
Du dossier administratif de visa à la prise de fonctions sur place : 3 mois

Ben, post-doc à Harvard. Juste après la thèse, la directrice du labo CNRS dans lequel je travaillais et où j’ai fait ma thèse, m’a conseillé de regarder du côté de Harvard pour un post-doc, car elle pensait que mon thème de recherche pouvait intéresser certains chercheurs et professeurs de cette université. J’ai pris contact avec ces personnes et je leur ai envoyé un « proposal », lequel présentait un projet de recherche d’un an dans le cadre d’un post-doc. Mon proposal a été accepté par le département en question, mais, comme l’a noté Manu, il m’a toutefois fallu trouver un financement. Une fois le proposal accepté, tout est allé assez vite ; comme Manu, j’ai reçu les formulaires nécessaires à l’établissement de mon visa, le DS 2019 en particulier, j’ai préparé une demande de visa, j’ai commencé à regarder les apparts sur Boston et sa région et je me suis envolé pour la première fois aux US ! Mon post-doc a ensuite été renouvelé jusqu’à trois ans (la limite administrative), puis j’ai eu des « fellowships » et je suis maintenant « associate ». Tout s’est donc un peu fait par hasard dans mon cas, mais ne pas hésiter à consulter les offres sur les sites internet des universités ou via les newsletters spécialisées. Il y a souvent plus d’annonces à l’automne.

Massachusetts institute of technology Cambridge 1

Quel est le climat dans ton labo ?

Manu. Chaque réponse sera spécifique au labo. Dans le mien, l’ambiance est super – tout le monde parle facilement entre eux de leur projet, il y a pas mal d’entraide (il y a aussi des chocolats au lab meeting du vendredi) – mais ce n’est pas le cas partout. Certains labos sont très compétitifs. Bilan : ça dépend des personnalités et des ambitions (certains aiment ce côté compét’), et le mieux quand on cherche un post-doc, c’est de contacter les posts-docs qui travaillent en ce moment pour parler de l’ambiance.

Ben. Pour ma part, c’est un peu différent de Manu car j’étais en fait le seul post-doc dans mon département. Bien qu’étant en contact régulier avec d’un côté les professeurs/chercheurs et de l’autre les étudiants, en tant que post-doc, on est parfois un peu nulle part. Beaucoup des étudiants sont pas mal absorbés par leurs études et la préparation de leurs futures carrières. J’ai quand même sympathisé avec quelques étudiants que je vois en dehors de la fac mais surtout en fait avec les membres d’un autre département. Je dirais que ça dépend des personnalités présentes dans le département.

Est-ce qu’il y a des activités – administratif, enseignement – qui t’ont distrait de ta recherche ?

Manu. Je n’ai fait ni administratif, ni enseignement pendant ces 4 ans. Je n’ai pas eu de travail administratif à faire, en revanche certains post-docs sont impliqués dans l’écriture de bourses de recherche (des grants), c’est plus de travail, mais c’est aussi un bon point pour la carrière universitaire. Même chose pour l’enseignement, c’est le PI (Principal investigator) et le département dans lequel on travaille qui décident s’ils ont besoin d’aide pour l’enseignement, ou s’ils préfèrent qu’on reste concentré uniquement sur la recherche. Donner des cours en plus de la recherche peut amener à un bonus de salaire.

Ben. Mis à part une séance de séminaire, je n’ai pas enseigné et mes seules tâches administratives ont concerné uniquement ma recherche (écriture de grants, proposals, demandes d’autorisation…). J’aurais souhaité enseigner, mais cela ne fait pas partie du « format » post-doc que j’ai eu. En revanche, d’autres post-docs dans d’autres secteurs et universités incluent une charge d’enseignement, et je pense que c’est un plus, surtout si l’on souhaite faire carrière aux US.

Peut-on vivre avec un salaire de post-doc dans une ville chère comme Boston ?

Manu. En bio-médical, il y a des grilles de salaires du NIH, un organisme qui donne des financements. Dans mon cas, en maths et stats, le salaire est au-dessus de la grille.

  • Impôts : Il faut savoir que pour le détenteur de visa J1, il y a des exemptions d’impôts pendant 2 ans (dans certains cas)
    ✏ Lire l »article sur les impôts.
  • Assurance santé :  on paie une partie (350$ à 2), l’université prend en charge une autre partie (600$).
    ✏ Lire l’article sur la santé aux USA.
  • Retraite : accessible après 2 ans d’ancienneté, je donne 150$/mois, l’université ajoute 200$ (compte 403B pour les universités, c’est l’équivalent d’un 401K)
  • Logement : c’est la dépense première à Boston (et sans doute encore plus à San Francisco et New York) On paye 1700$ pour un 1-bedroom (sans place de parking) bien situé dans Boston, c’est possible de trouver plus grand ou moins cher dans des quartiers périphériques.

Dans les avantages en nature, le côté cool c’est de voyager quand on fait des conférences scientifiques, depuis que je suis à Boston, je suis partie en conférence à la Nouvelle Orléans, San Diego, Washington, Chicago.

Ben. Oui, c’est tout-à-fait possible. Niveau logement, étant donné que Boston et sa région concentrent de nombreuses universités, des places en colloc se libèrent chaque année. Beaucoup d’étudiants, mais aussi des personnes plus âgées sont en collocation, sur Boston ou sa périphérie. Pour ma part, j’avais trouvé une colloc à 500 dollars/mois avec deux étudiantes dans un apart refait à neuf, dans la périphérie de Boston. J’avais aussi vu des offres à 350 dollars. Cela-dit, les prix tendent à augmenter donc ce type d’offre est peut-être de plus en plus rare. Il faut aussi savoir que les distances ne sont pas très grandes dans Boston et sa périphérie, en comparaison avec des villes plus grandes comme Paris ou NYC, et les transports publics ne sont pas si mal. Donc, ne pas hésiter à regarder dans les villes juste à côté de Boston/Cambridge.

Et pour la suite, que fait-on avec un post-doc fait dans une université américaine ?

Manu

(1) On continue dans la recherche académique   !

  • Soit en postulant en tant que chercheur au CNRS ou enseignant-chercheur (maître de conférence) dans une université en France avec l’avantage d’avoir travaillé à l’étranger (en supposant avoir publié plusieurs papiers),
  • soit en faisant un autre post-doc ailleurs,
  • soit en postulant pour un tenure track (équivalent d’un professeur assistant) aux Etats-Unis, qui amène ensuite à un poste de tenure (équivalent d’un professeur).

(2) On part travailler dans l’industrie, en tant que chercheur ou une multitude d’autres métiers gravitant autour de l’innovation. Il y a beaucoup de ponts entre l’académie et l’industrie
✏ voir l’interview de Marie à ce sujet, qui bosse dans une entreprise pharmaceutique après un post-doc à Columbia – c’est toujours de la recherche, mais dans le privé.
J’ai l’impression qu’il y avait autrefois un aspect négatif à renoncer à l’universitaire pour aller dans l’industrie, mais maintenant à la fois les investisseurs et les chercheurs voient toutes les applications possibles des découvertes scientifiques des dernières décennies.

Ben.

  • Le CNRS : faire un post-doc est d’ailleurs censé être un plus lorsque l’on postule au CNRS ; il est demandé de préciser les séjours de plus de 6 mois à l’étranger dans le dossier de candidature, en tout cas dans les sections qui me concernent. Veillez toutefois à conserver des liens—des projets de recherche—avec ou dans le cadre du CNRS si vous envisagez de postuler.
  • Le post-doc est le début d’une carrière de recherche. Il est recommandé, voire fondamental, de publier un maximum d’articles. Le post-doc peut aussi justement être l’occasion de publier un livre, la publication de sa thèse par exemple ou d’un autre projet de recherche. Le fameux adage « Publish or Perish » est bien d’actualité, tant en France qu’aux US ou ailleurs.
  • Postuler à d’autres post-docs : oui, c’est le cas de pas mal de monde, mais la précarité a ses limites après quelques années. L’idéal, le « tenured/tenure track », à commencer par un poste d’assistant professor, d’où l’importance de trouver des post-docs avec charge d’enseignement, bien que les Research Universities privilégient apparemment avant-tout les bons projets de recherche.
  • Quitter « l’Academia » : peut-être plus difficile dans des secteurs non directement liés à l’industrie. Les universités organisent d’ailleurs souvent des conférences pour justement déculpabiliser et encourager les personnes qui souhaitent changer de carrière. Bien se rappeler que quoi qu’il arrive, le post-doc aux US est de toute façon enrichissant ne serait-ce que pour l’apprentissage de la langue et l’expérience de vie dans une autre culture, des atouts donc, même, et peut-être en particulier, si vous devez changer de carrière.

☞ A lire aussi : visiter Harvard, visiter Yale (dans le Connecticut) et visiter d’autres universités de Ivy League sur la côte Est des USA

☞ Si vous avez d’autres expériences, ou d’autres questions, partagez-les en commentaires, l’article est là pour évoluer ! Et si l’article vous plait, diffusez-le, partagez-le !

Manu, l'homme de l'ombre du blog de Mathilde. Il veille au grain, assure la survie technique du blog, et prend les photos. Accessoirement, chercheur en neurosciences. Retrouvez le sur Instagram.

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38 Commentaires

  • Répondre 12 Nov 2015

    platinegirl

    Super article qui tombe bien : dans 12-18 mois, ce sera direction Boston, Phili ou NYC pour mon premier post-doc. Je viendrai vous faire coucou a tous les deux :-)

  • Dis donc c’est long 4 ans comme post-doc’, non ? Je croyais que c’était plus court en général. On fait durer le plaisir ? 😉

    • Répondre 16 Nov 2015

      Manu

      Salut Delphine ! En fait ca dépend du domaine, ça varie entre 1 et 5 ans en général.

  • Répondre 12 Nov 2015

    MJ

    Très bon article, qui explique bien notre statut de post-doc :)
    Je suis d’accord avec la plupart de ce qu’ils racontent, même si il y a des différences avec mon domaine (la géophysique).
    Mais je suis étonnée de ne pas voir apparaître la possibilité de devenir Maître de Conférence en France pour la suite. Pas de postes dans leur domaine, ou ça ne les interesse pas ?

    • Répondre 16 Nov 2015

      Manu

      Salut MJ ! Tu as tout à fait raison, c’est une imprécision, on va ajouter ca dans l’article. Etre MdC est une très bonne piste aussi !

  • Répondre 13 Nov 2015

    oudenot marlène

    J’étais persuadée que Manu était au MIT (je ne sais pas pourquoi lol! peut-être tes photos!).
    je crois savoir qu’un post-doc en neurosciences ça dure entre 4et 5ans environ, et alors après c’est quoi la suite pour vous?
    bises 😉

    • Répondre 14 Nov 2015

      Mathilde

      Pourtant il n’a jamais été question du MIT sur le blog (ni photo, ni article).
      La suite pour nous… au prochain numéro. !

  • Répondre 18 Nov 2015

    Cindychou

    Je suis également dans le milieu de la recherche et je suis en train de préparer mon article plus accès sur faire son doctorat en amérique du nord vs en France. J’ajouterais un lien vers ton article pour la vie après le doctorat :)

    • Répondre 18 Nov 2015

      Mathilde

      oh cool ! j’avais pensé à demander à des amis en thèse… fais moi signe par twitter quand tu as écrit ton article !
      xo

  • Répondre 1 Dec 2015

    Cathy

    Merci pour cet article que j’attendais de pied ferme (mais que j’ai mis un peu de temps à commenter :p) !

    J’aimerais justement m’orienter dans le domaine de la biologie/neurosciences, et je me pose tout plein de questions. M’expatrier est un rêve (surtout en Amérique du Nord) que je nourris depuis de nombreuses années (je devais avoir 10 ans quand vraiment j’ai eu le coup de foudre), mais j’avoue que tout ce qu’on entend régulièrement sur la difficulté d’avoir du boulot pour les PhD, la paie trop basse etc etc, ça fait assez peur…
    D’un autre côté, j’ai bien l’impression que c’est ainsi dans beaucoup de domaines de nos jours.

    Bonne continuation à vous, au blog, et tout et tout !
    A bientôt,

    Cathy

    • Répondre 3 Dec 2015

      Mathilde

      Moi j’entends beaucoup de Pdh happy et qui se débrouillent à vivre avec leur salaire.
      Tout dépend de tes envies et de tes priorités, pour sûr.
      Bises et merci pour ton petit mot,

  • Répondre 3 Dec 2015

    Cathy

    Héhé oui j’en ai discuté avec quelques amis thésards, postdoc… et ils sont plutôt contents ! C’est peut-être juste très français de se plaindre sans mettre les bons côtés en avant :p

  • Répondre 12 Dec 2015

    Thibault

    Je viens de découvrir votre blog. Il est juste génial.
    Je soutiens ma thèse dans 5 jours et en ce moment c’est recherche intensive pour un post-doc aux Etats-Unis. Assez difficile à trouver on me demande de venir avec mon financement dans la plupart des cas.
    En tout cas, votre blog me rend impatient de partir.

    Bonne continuation,

    Thibault

    • Répondre 12 Dec 2015

      Mathilde

      Bon courage pour la fin de la thèse !
      Il faut tomber sur le bon labo qui a le financement ! ça existe !
      Good luck,

  • […] J’espère que cet article vous aura un peu plus éclairé sur le processus de doctorat en amérique du nord, et plus spécifiquement au Québec. Pour en savoir plus sur la vie de post-doc en amérique du nord, je vous conseille un article à ce sujet sur le blog de Mathilde. […]

  • Répondre 14 Mar 2016

    MarcTux

    Merci pour cet article!
    Je parts dans quelques semaines pour un postdoc à Stanford et c’est un des articles les plus clairs et complet que j’ai pu lire jusqu’à présent!

    Bonne chance pour la suite,

    Marctux

  • Répondre 15 Mar 2016

    Marc

    Bonjour,
    Cet article est un bonheur pour un doctorant comme moi qui s’approche de sa fin de thèse et s’interroge sur les US.

    J’ai une question à vous poser: même si mon domaine d’études est totalement différent de ceux mentionnés, pensez-vous qu’il faille maîtriser totalement l’anglais avant de postuler à un post-doc? Je me pose la question puisque cela me bloque actuellement et je dépense trop de temps à apprendre l’anglais (sans pouvoir le pratiquer dans la rue ici à Paris!!!).

    Une autre question : étant un doctorant contractuel (actuellement et jusqu’à octobre prochain),que pensez-vous de mon idée de prendre un billet (avec un visa touriste) et d’aller prospecter quelques départements sur place (et en profiter pour améliorer my English!)?

    • Répondre 16 Mar 2016

      Mathilde

      Bonjour Marc,
      Il faudra en partie maîtriser l’anglais ne serait-ce que pour passer des entretiens, écrire des lettres…
      Pour la prospection de labos, oui, ça se fait de prendre des rendez-vous pour rencontrer les gens !
      Good luck !

      • Répondre 16 Mar 2016

        Marc

        Merci pour votre réponse! Effectivement, je pense que pour un entretien, je peux m’en sortir, mais il me faudra du temps pour rédiger un article en anglais! Merci beaucoup.

  • Répondre 29 Aug 2016

    Abdelouahed Ben'

    Bonjour,

    est-ce que ces universités d’élite ne demandent que des domaines pointus (neurologie, intelligence artificielle, …) ou est-ce qu’ils sont ouverts à plus de choses ? Avez-vous une idée sur les secteurs les plus demandés ?

    Svp pour ceux qui ont fait UPMC, la cotutelle est-elle intéressante/facile d’accès ? Concerne-t-elle tous les établissements listés dans les partenaires d’échanges ?

    Je sais que ça fait beaucoup de questions, et ce serait réellement chouette d’y repondre.

    Merci à vous.

    • Répondre 15 Sep 2016

      Manu

      Salut,
      Non la plupart des domaines sont couverts par ces universites. C’est dur a dire les secteurs les plus demandes, en ce moment a Boston, je dirais que les compagnies de biotech et de data science marchent bien, mais plein d’autres domaines technologiques se developpent aussi. Il faut aussi choisir par rapport a ce qui te plait le plus :)
      Je peux pas trop te repondre pour la cotutelle.

  • Répondre 15 Sep 2016

    Mathias

    Petite question pour Manu : qu’entend-on par mailing pro pour la recherche de post-doc ? Sorry pour mon ignorance qui doit en scandaliser plus d’un mais j’ai jamais vu passer ce terme !

    Merci 😉

    • Répondre 15 Sep 2016

      Manu

      Salut Mathias,
      oui c’est pas tres clair, en fait je parlais de listes email specifiques au domaine. Par exemple dans mon domaine, y a les listes Comp-neuro, Connectionists et Les infos du RISC par exemple.

  • Répondre 25 Sep 2016

    Alexandre

    Salut,

    Tout d’abord merci à l’article qui est très complet, je suis actuellement étudiant en biologie, je prépare un peu mon avenir et j’envisage de partir en Amérique du nord parce que les perspectives en France ne sont pour l’instant pas super, et mon objectif est de me diriger vers la virologie/immunologie, en faisant des recherches aux USA. j’ai trouvé un labo notamment qui m’intéresse énormément qui est dans ton université Manu (boston university) le « national infectious emerging disease laboratory », je sais que tu es en neuroscience mais si tu as des informations dessus pourrais tu m’en dire plus ? Est-il difficile de trouver un post-doctorat ? la perspective de faire un post-doctorat ne me dérange mais au bout de plusieurs années je pense qu’on désire de la stabilité et je voulais savoir si c’était aussi dur qu’en France d’obtenir un poste « permanent » ?

    • Répondre 4 Oct 2016

      Manu

      Salut! Je connais pas trop ce labo, si ce n’est qu’il a été construit récemment (et du coup sans doute à la pointe). Il n’est pas forcement difficile de trouver un postdoc si tu es prêt à t’installer dans n’importe quel coin des US; si tu cherches un lieu spécifique, c’est plus dur (moins de choix, plus de concurrence avec d’autres postdocs). Après c’est du cas par cas, selon ton succès jusqu’à maintenant (nombre de publi, …). Pour les postes permanents, je dirai que c’est aussi dur qu’en France, en sachant qu’encore une fois ca depend des lieux ou tu cherches.

  • Répondre 1 Oct 2016

    FAYE

    Bonjour,

    Est-ce que quelqu’un à une idée du montant net d’un salaire pour un postdoc à Washington?

    En ce qui me concerne je vais surement aller m’installer avec mon fils de à peine 1 an à Washington pour travailler dans un labo à l’université Georges Washington.

    Merci pour votre retour.

    • Répondre 4 Oct 2016

      Manu

      Salut ! Ca depend du domaine. Si tu es en biologie, tu peux trouver les grilles par ancienneté sur le site du NIH.

      • Répondre 10 Oct 2016

        FAYE

        Bonjour,
        Merci Manu.
        Effectivement j’ai pu trouvé les grilles sur internet.
        Cependant j’ai une autre question.
        Il se trouve que je vais venir avec mon fils qui aura moins de 2 ans et j’aimerai savoir si quelqu’un s’est déjà retrouvé dans la même situation.
        Même si j’ai de la famille à Columbia et que j’ai déjà voyagé à plusieurs reprises aux USA, tout ça me fait un peu peur…..

        Alors vos conseils sont les bienvenus.

        Merci

  • Répondre 10 Oct 2016

    FAYE

    Bonjour,
    Merci Manu.
    Effectivement j’ai pu trouvé les grilles sur internet.
    Cependant j’ai une autre question.
    Il se trouve que je vais venir avec mon fils qui aura moins de 2 ans et j’aimerai savoir si quelqu’un s’est déjà retrouvé dans la même situation.
    Même si j’ai de la famille à Columbia et que j’ai déjà voyagé à plusieurs reprises aux USA, tout ça me fait un peu peur…..

    Alors vos conseils sont les bienvenus.

    Merci

  • Répondre 8 Dec 2016

    Laure

    Bonsoir, merci beaucoup pour cet article ! Je suis doctorante en philosophie. Je suis en train de penser aux post doctorats aux Etats Unis et je me demandais s’il était possible de contacter Ben pour avoir plus de précision sur les financements, les différences en sciences humaines entre la France et les Etats Unis? Merci beaucoup :) Laure

  • Répondre 16 Jan 2017

    mélissa

    Bonjour, connaissez vous des personnes qui après un post doc aux USA sont rentrer en france (ou vont rentrer) grace à une bourse « aide au retour en france »par la FRM ou une autre fondation ?
    J’ai besoin d’avoir des informations, merci d’avance pour votre aide !

    • Répondre 17 Jan 2017

      Manu

      Non désolé j’en connais pas. Si un lecteur qui passe par là sait quelque chose, n’hésitez pas à commenter!

      • Répondre 18 Jan 2017

        mélissa

        Merci pour ta réponse :)

  • Répondre 12 Feb 2017

    Tiec

    Bonjour,

    Merci pour vos explications. Je suis actuellement post-doc à la Paris-Sorbonne et souhaite partir cet été aux Etats-Unis pour un summer school afin d’améliorer mon anglais. Auriez-vous des conseils de destination (Fac, ville…)? Peut-être que vous connaissez quelqu’un qui a dejà fait un summer school et est sorti satisfait de son expérience. Je pense aller pour 2 mois.
    Merci d’avance

    • Répondre 1 Apr 2017

      Manu

      Salut Tiec, dur a te repondre. C’est vraiment dependant du domaine. J’en connais en neurosciences computationnelles, comme la summer school de Woods Hole ou Cold Spring Harbor Laboratory. Il faut que tu cherches sur google ou sur des liste emails specialisees, c’est comme ca que je les vois passer. Good luck!

  • Répondre 31 Mar 2017

    D.

    Bonjour Manu,

    Je viens de signer pour un post-doc de deux ans à Georgia Tech.
    Mon directeur m’a donné une estimation de mon salaire par ans : 47.500$, mais ne m’a pas mentionné si c’est du net ou du brute.
    Aux USA il est courant de donnée le salaire en brute non ?

    Merci beaucoup pour ton expérience.
    A++
    D.

  • Répondre 1 Apr 2017

    Manu

    Salut D, c’est surement le salaire brut, effectivement les gens parlent plus de brut.
    Bon post-doc !

    • Répondre 1 Apr 2017

      D.

      Merci beaucoup pour ta réponse :)

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