Rentrer quelques jours en France

Rentrer a paris le blog de mathilde

« Alors la France, ça a été ? » c’est la question du moment quand je croise quelqu’un.

Ou dans la version de mon ami Julien, qui vit à Berlin : « Bonne année ! Avez-vous survécu au trio grève/famille/gastro ? »

En effet, je suis rentrée en France pour Noël, 15 jours.

C’était dépaysant.

J’étais pourtant rentrée un an plus tôt, pendant 10 jours, et j’ai tout de même vécu plus de 25 ans en France : je devrais donc être habituée.

Eh bien non, je suis de plus en plus surprise et déshabituée par mon pays d’origine.

Parfois de façon super-positive (la langue ! la baguette ! la beauté du patrimoine !), parfois de façon vraiment « mais non, c’est pas possible » (les terrasses chauffées et fermées avec fumeurs… no way).

Une copine française qui vit en France me demande de préciser : « Mais ça fait quoi, vraiment, de rentrer ? est-ce que tout te semble différent ? »

La réponse est oui.

En sortant du RER Gare du Nord mardi 17 décembre, un peu après 10h, j’avais bien l’intention de traverser Paris à pied pour rejoindre mon hôtel. Il n’y a pas de métro, c’est la grève.

J’étais super heureuse de sortir dehors, où cyclistes, trottinetistes, voitures, piétons, bus remplis à ras bord encombraient les rues. Malgré les 6 heures de décalage horaire, j’étais simplement contente d’être là : j’avais un grand sourire béat aux lèvres et j’ai tracé ma route, en faisant rouler ma petite valise (j’aime bien voyager léger). Plaisir absolu de retrouver mon chemin sans Google Maps, après toutes ces années.

Je fais attention en traversant, ici les voitures ne s’arrêtent pas pour les piétons distraits.

J’avais oublié à quel point les rues étaient petites, que le petit bonhomme était vert et mince, que les gens fuyaient les regards qui se croisent par hasard, qu’il y avait autant de librairies et de boulangeries à Paris (je ferai visiter le lendemain soir la ville à des amis qui vivent à Boston, et mon ami australien me dira quant à lui ne jamais avoir autant vu de chocolatiers !)

Je suis choquée que Roman Polanski soit en Une de Match. Je suis saoulée que les gens ne cherchent pas à se décaler d’un millimètre sur les trottoirs parisiens – certes tout petits. Il faut que je réajuste la façon de me déplacer.

Au fil des rencontres, je note certains mots que je n’entends plus jamais car mon vocabulaire devient rabougri au fil des années – à Boston, je parle français avec Manu, mais un français super moche. J’entends exégèse, honi soit qui mal y pense (jouissance des mots !), tous les petits mots de liaison, de remplissage, de politesse que j’avais oubliés me font l’effet d’un bonbon, je souris bêtement quand je les entends. Le vendeur qui dit « et avec ceci », le serveur qui propose une « carafe », les vendeuses qui accueillent en disant bonjour madame je peux vous aider ? et qui aident pendant un long moment à trouver la bonne taille, la bonne coupe, la bonne couleur.

Un serveur nous donne un menu en anglais : on a l’air de touristes ou quoi ? Une copine me dit que c’est parce qu’on a un truc accroché à notre téléphone « ça fait américain ». Tous les amis/famille sont curieux de ce petit objet (lien non sponsorisé !), je me dis qu’il faudra qu’on en rapporte à tout le monde la prochaine fois qu’on rentre.

Les gens ont l’air français. Je sais, c’est con de dire ça, on est en France après tout. Les hommes ont des écharpes autour du cou, les gens ont l’air tout gringalets aussi. La basket blanche est de la partie, c’est le même style de lunettes, de sacs, de coupes de cheveux. Tout le monde parle français, mais on entend aussi des langues européennes pas entendues depuis longtemps.

J’ai eu des conversations sur le genre, les amis qui demandent si l’histoire des « toilettes pour tous », c’est un vrai truc. Oui, il est bien question du droit des personnes trans, et du respect du choix des pronoms (they est le mot de l’année après tout).

Il y a aussi…

  • Ne pas connaître les chanteuses à la mode, Clara ceci, Angèle. C’est qui ? On me demande s’il y a Danse avec les stars aux Etats-Unis.
  • Entendre des cloches sonner : ça faisait longtemps.
  • Trouver la tour Montparnasse vraiment incongrue dans le paysage parisien.
  • des auto-écoles ! (pour l’anecdote, nous avons loué une voiture manuelle, et j’ai calé 5 FOIS d’affilée à un rond point)
  • Prendre le soleil au jardin du Luxembourg. Les chaises sont comme celles de Harvard 😉
  • La folie de l’eau pétillante avec un petit goût en plus ne semble pas avoir encore touchée la France. I miss my Polar seltzer.
  • Les serveurs, super efficaces et qui s’occupent, seuls, de toute une salle. Aux Etats-Unis, il y a souvent la personne qui sert l’eau, qui est différente de la personne qui débarrasse, et du serveur officiel, sans compter l’hôtesse qui assied à la table, différente aussi du barman/barmaid.
  • Les pharmaciens qui conseillent des traitements – mal à la gorge, mal au ventre. Ils savent quoi nous conseiller ! C’est génial ! Ca n’existe pas aux Etats-Unis, le pharmacien délivre les médicaments prescrits par le médecin, et peut donner des conseils sur le traitement en question, mais rarement pour autre chose ; les pharmacies ressemblent à des petits supermarchés, c’est du libre service.
  • Les tables toutes petites et toutes serrées entre elles dans les cafés et restos !
  • Je bloque deux secondes quand on me dit « contact » pour payer avec ma carte de crédit. Je répète d’un air interrogateur : contact ?

Se demander pourquoi on est parti, et surtout pourquoi on reste ! Tout le monde nous le demande : « vous rentrez quand ? »

Glace chocolat berthillon

La meilleure… la chocolat chez Berthillon sur l’île St Louis
Popelini

Un thé et un petit chou
Gateau mariages freres

Dessert splendide chez Mariage Frères
La grande mosquee de paris

Passage par les Jardins de la Mosquée
Patisseries orientales

Pâtisseries orientales… on retrouve les endroits qu’on aime avec les gens qu’on aime

Pour la première fois depuis plusieurs années, je suis rentrée quelques jours avant Manu, et j’ai passé quelques jours en solo à Paris, à voir des amis midi et soir (je ne pouvais décemment pas émerger le matin, le décalage horaire est trop brutal dans ce sens). C’était un plaisir – quasiment égal à la première bouchée d’une baguette tradition beurrée – de revoir ces ami.e.s. de longue date. On dirait presque que je ne suis jamais partie.

Le périple des familles a ensuite commencé. Personne n’habite « tout près », ça a été 3 nuits par ci, 3 nuits par là, entrecoupées de découvertes touristiques en duo.

St briac

La Bretagne
Petit dejeuner honfleur

Petit déj dans une chambre d’hôtes, à mi-chemin
Mt st michel

Au Mt St Michel
Normandie

Honfleur
Etretat

Promenade à Etretat
Les petites routes du nord

Les petites routes du Nord
Honfleur

De retour à Boston le 31 décembre, ça parle de Trump et d’impeachment à la radio. Il fait nuit plus tôt, le vent est glacial. Les gens ne portent pas d’écharpe mais des bonnets. Le 1er janvier, la plupart des magasins sont ouverts, je fais des courses pour la fin de semaine. J’ai une visite guidée le lendemain, je sais que ce ne sera pas un problème, dans ce sens-là, de me lever tôt le matin.

Je suis de retour aux Etats-Unis, et ça fait 8 ans ce mois-ci que je vis à Boston.

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Mathilde

Mathilde

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise Boston le nez en l'air. Je suis aussi auteure de nombreux guides de voyages, de livres de yoga et de jeux chez des éditeurs français. Suivez-moi sur Instagram, Facebook ou Pinterest.

32 réflexions au sujet de “Rentrer quelques jours en France

  1. On vient de rentrer de 15 jours en France, et même délicieux décalage ^^ Les laveuses toutes petites, les Bonjour messieurs-dames, les hommes qui portent des foulards/écharpes, l’élégance et le raffinement français, les gens en train de boire en terrasse en décembre (!!!)…on porte ce drôle de regard sur notre pays d’origine, avec de l’étonnement parfois, de la nostalgie mais beaucoup de tendresse je crois.
    Bonne année 2020 et au plaisir de continuer à te lire 🙂

  2. Bonjour Mathilde, et bonne année,
    j’ai lu dans ta newsletter que tu faisais un bilan, je te le souhaite fructueux.
    J’ai beaucoup aimé cet article. C’est drôle parce que bien que vivant en France, il y a un certain nombre de choses que tu cites qui me semblent tout aussi incongrues. Les programmes télé et chanteurs à la mode : je ne connais personne (mais vraiment personne) (quand les gens s’en rendent compte, ils ne me croient pas).
    La circulation infernale sur les trottoirs me rend dingue aussi, mais c’est un concept parisien. Depuis que je ne vis plus à Paris, je n’ai quasiment plus jamais l’impression de mener une guerre pour marcher.
    Idem pour les mini tables de café, c’est clairement le truc qui ne me manque pas en province. Bref. Paris est une forme de dépaysement pour le provincial (et ça ne fait qu’un an que j’en suis partie).
    Bon week-end

    • Merci Camille ! Bilan – ou en tout cas la méthode du bilan – posté sur le blog dans les articles qui suivent celui-ci.
      Pour les gens à la mode, tu ne les entends même pas au supermarché ou à la radio ? Certes, je suis d’accord qu’on peut passer à côté de certaines « vedettes » (j’ai des amis aussi qui ne connaissent RIEN à la variété)
      Drôle ta mention de Paris/province : j’ai quand même trouvé les trottoirs bien petits en Normandie aussi !! mais je vois ce que tu veux dire, c’est un monde à part Paris.

  3. Bonjour Mathilde
    Merci pour ce gentil blog, grâce à vous je fais de belles et émouvantes rencontres, j’ai 78 ans et je ne navigue plus que sur le net. J’adore votre façon de raconter.
    Meilleurs voeux pour 2020.

  4. Houlala, 8 ans déjà… Donc 7 que je suis plus ou moins régulièrement tes posts, en me disant qu’il faut absolument que l’on retourne aux Etats-Unis.
    Pleins de merveilleuses pour la suite de votre aventure.
    La lecture a été rafraichissante, je crois que c’est le mot. Un peu de clarté et de petits bonheur, ça fait du bien pour combattre la morosité actuelle.
    Merci 😊
    Une excellente année à vous 2
    Virginie

    • Hello Virginie ! Merci beaucoup pour ton message, toujours un plaisir de te retrouver par ici. Je te souhaite une belle année, à toi et ta famille à Aix si j’ai bien suivi ? Bises,

  5. Tout d’abord une belle année 2020. Et sinon merci pour cet article – j’ai trouvé – tout en légèreté. Je ne sais pas pourquoi mais c’est le mot qui m’est venu à sa lecture.
    Bien à toi,

  6. Hello Mathilde,

    J’aime Beaucoup lire ce genre d’article Comparatif (dsl mon clavier m’ajoute Des majuscules partout🤷🏻‍♀️…mais les fautes c’est moi toute seule 🤦🏻‍♀️😬)

    Ça fera 8 ans le 31 Jan pour nous aussi que nous avons quitté la France pour le Canada
    Et nous ne sommes jamais “rentré” je me demande l’effet que ça nous ferait

    En tout cas Bonne année à Manu et toi je vous souhaite qu’elle soit pleine de découvertes

    • J’essaie surtout de ne pas faire de comparaisons (c’est mieux ou moins bien nulle part) mais plutôt des observations !
      Je te souhaite aussi une très belle année 2020 !

  7. Merci pour cet article, qui m’a fait voyagé en France. Je vis au Canada et ca fait 2 ans que je ne suis pas rentré. Ce qui me manque le plus a part la famille, c’est le patrimoine, y a pas a dire , nos momunents sont magnifiques et la nourriture me manque énormément, je salive a chaque fois devant des photos ( la boulangerie en particulier…). Je suis passé a Boston mais juste pour prendre l’avion, j’ai pas eu le temps de visiter, dommage…
    Belle année 2020

    • Merci pour ton message ! Je n’étais pas rentrée pendant les 2 premières années à Boston, c’est long parfois même on s’habitue à la vie à l’étranger.

  8. Bonjour Mathilde et meilleurs vœux à toi et Manu =)
    Je poste simplement un petit message pour vous remercier pour ce blog. En effet, je suis déjà allé 2 fois à Boston et je suis littéralement tombé amoureux de cette ville. N’ayant pas la possibilité d’y voyager plus souvent, ce blog me permet à travers ces lignes de voyager encore un peu en attendant un hypothétique nouveau séjour :p

  9. Bonjour Mathilde. Je ressens tout à fait ce que tu décris lors de mes voyages en France. J’appelle ça un « choc culturel inversé ». On prend les habitudes du pays où l’on vit et on se déshabitue de la France alors même qu’on y est né, a grandi et vécu bien des années. C’est vraiment lors des passages en France qu’on le réalise. J’ai remarqué autour de moi une tendance à ce que ceux qui vivent ce décalage de façon marqué ne veulent généralement pas de retour en France (ou en tout cas pas dans l’immédiat); tandis que ceux qui veulent un retour (et parfois n’attendent que ça) vers la France semble ne pas vivre un tel décalage lors de leurs passages en France, même si ça fait bien des années qu’ils vivent à l’étranger.

    • oui j’ai déjà bien sûr entendu parler de ce phénomène du choc culturel inversé ! je suppose que les personnes qui rentrent pour toujours dans leur pays d’origine sont les premières concernées, quand il faut faire des papiers, etc. Là pour des vacances, on sait que c’est temporaire, mais ça surprend quand même.
      Je note ton observation sur le fait de le ressentir plus ou moins fort – ne me mettant ni dans la catégorie des gens qui veulent absolument rentrer ou absolument rester (à vrai dire, je n’en sais rien), je trouve ça un peu rigide comme catégorisation.

      • Oui on entend souvent parler des aventures de l’impatriation. Le monde change vite. Sans même déménager à l’étranger on peut être surpris lorsqu’on part d’une ville à une autre puis remet les pieds dans la ville précédente qui a bien changée entre temps.
        Il y a bien sûr des personnes pour qui ça ne s’applique pas, qui n’ont pas d’avis arrêté ou qui n’entre pas dans ce schéma. C’est une simple tendance que j’ai observé autour de moi, ce qui reste un échantillonnage restreint et qui pourrait être tout à fait biaisé. Mais ça soulève forcément malgré tout quelques interrogations.

  10. Merci Mathilde pour ton regard d’expatriée qui reste juste, non édulcoré et pas non plus condescendant pour nous qui vivons toujours ici (en ce moment c’est un peu à la mode de cracher sur la France quand on est expatrié, le tout sur un ton très condescendant… je ne sais pas pourquoi mais cela me blesse souvent alors que je ne suis pas directement concernée… peut-être parce que malgré tous les défauts de la France je reste attachée à mon pays coûte que coûte… bref).

    J’ai trouvé très touchante la manière dont tu racontes ton retour ici ! Et je vois que tu en as bien profité !

    En attendant, j’aimerais beaucoup visiter Boston un jour…

    • Merci Anne pour ton message !
      Je comprends tout à fait l’agacement de lire des personnes qui critiquent trop le pays ou la ville où on vit et qu’on aime ! Si je critique la France et les français au sens large, je critique aussi ma famille et mes amis, les lieux où j’ai grandi, où j’ai étudié, travaillé, où je suis partie en vacances pendant des années. Bien sûr ça arrive d’être agacée mais je résiste – la plupart du temps – à la tentation de la critique facile et de la comparaison systématique. Je trouve ça plus compliqué d’être nuancée.
      Quand je vois des gens en visite guidée à Boston qui adorent (ou détestent) les Etats-Unis – les sentiments envers ce pays sont aussi radicaux – je me dis intérieurement : nope, you don’t get it. Rien n’est tout blanc ou tout noir.
      A bientôt à Boston ?

  11. J’ai l’impression que tu as mis les mots sur ce que j’ai vécu quand je suis rentrée d’expatriation à Los Angeles il y a trois mois haha. C’est exactement ça (surtout pour les chanteuses à la mode, j’avais l’impression de ne rien connaître haha). Vivement que je revive ce sentiment en sens inverse, quand (si?) je retournerai aux Etats-Unis !

    Bonne année, et joyeux 8 ans à Boston !

    • Hello Claire, qu’est-ce que tu faisais à LA ? est-ce qu’on s’est déjà parlé avant (ton nom me dit quelque chose…)
      Pour les chanteurs, c’était cool d’ailleurs d’écouter la radio en voiture – dans les petits détails sympa. Par contre à la télé, je suis tombée un soir sur un bout du concert des Enfoirés, certains sont devenus vieux, ça m’a fait un choc. I’m old too I guess.

      • Hello,
        Oui on s’est déjà parlé avant, il m’est arrivé de te laisser quelques petits mots ici, et je te suis sur instagram 🙂 J’ai étudié le journalisme à UCLA, puis j’ai ensuite travaillé un an à LA (et j’essaye maintenant d’y retourner – dur de décrocher !)
        Oui les trajets en voiture sur les petites routes, et avec les chansons françaises ET étrangères, j’ai trouvé ça sympa aussi !

  12. Bonne année!
    Encore une fois, ton article est très pertinent, je me reconnais vraiment dans ce que tu décris, j’ai eu le même sentiment en rentrant en France au mois de septembre, c’est comme se « réapproprier » son propre pays, ses anciennes »habitudes », des petites choses qu’on avait oublié… Comme la taille du rayon dessert laitiers dans un supermarché !! 😂

    • Bonne année Pernelle !
      Tout revient très vite en tête – les façons de faire, de dire, de se comporter – et pourtant on se dit mais merde, comment j’ai pu oublier !
      Je n’ai hélas pas pu flâner en supermarché autant que je l’aurais voulu. Juste un mini tour dans un Monop’ de quartier, où j’ai constaté l’absence de Polar Seltzer – mais bon, la Badoit c’est pas mal non plus

  13. Bonjour Mathilde, je vous souhaite ainsi qu’à Manu une merveilleuse année, riche d’énergies, de bonne santé, de partages, et d’heureuses intuitions qui doreront le cœur tous les jours. La lecture de votre blog est toujours un réel plaisir et je vous remercie pour vos propos , votre simplicité, vos partages . C’est du bonheur.

  14. Bon anniversaire des 8 ans !
    Je vais en France au moins une fois par an depuis que je vis en Angleterre (5 ans) et il y a toujours des petites choses qui me font me sentir décalée, en marge.. Pourtant, je ne suis pas si loin ! J’imagine avec peine ce que ça doit être quand tu vis aux USA.. Une belle année à Manu et toi ! xx

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