Où en est ma « Frenchness » après près de 7 ans à Boston ?

Boston ete

J’avais déjà posé cette question autour du 14 Juillet il y a quelques années : qu’est-ce que ça veut dire d’être Française de l’étranger ? Il faut croire que la question flotte dans l’air à cette période de l’année. Ca fait bientôt 7 ans que je vis à Boston, je suis toujours 100% française, mais l’influence américaine s’est emparé petit à petit de moi. D’ailleurs, j’écris cet article en tongs dans un coffee shop, il pleut dehors, un orage d’été, j’aurais pu mettre mes bottes en caoutchouc mais j’ai opté pour la solution à la cool, les tongs un peu moches, en tapis de yoga recyclé.

Cette semaine, je déjeune avec une copine française ; M. me parle de propositions de lois en France. Je suis moyennement au courant de ce qui se passe, « J’écoute France Inter tous les matins », me dit-elle, et je lui réponds que je préfère désormais NPR, l’équivalent américain. Même si j’étais une adepte de France Inter quand je vivais à Paris, ça me semble maintenant incongru d’écouter la matinale le matin en rediff ici. « C’est parce qu’on veut rentrer en Europe qu’on continue de s’informer » explique-t-elle. Je ne sais toujours pas ce que je ferais dans 5 ans, le lien est plus difficile à garder. A Paris, écouter France Inter, c’était dans la journée acheter des places de concert de la musique qu’ils passaient, aller voir une expo ou lire un bouquin dont ils avaient parlé.

Ma Frenchness, c’est surtout, dans ce monde anglophone, parler français avec mes clients lors des visites Boston le nez en l’air (ok, dans cette phrase je démontre mon taux de non-français dans ma façon de parler). On me demande parfois « Mais comment vous allez nous reconnaitre au lieu de rendez-vous ? » Quand j’attends des visiteurs, je sais si c’est une famille, un couple, ou s’il y a des enfants, ça aide. Et puis il y a le style : baskets blanches pour tout le monde, ou alors des New Balance, un sac à dos Eastpack, un petit foulard autour du cou des hommes, du parfum, un air stylé pour des vacanciers, un chapeau en paille pour le côté détente. C’est cliché, ça marche dans la plupart des cas, pas toujours. Ajoutez à ça le fait de parler français : mon radar se met en marche, et boom, je vous ai repérés. – Je réponds juste à cette question par un « ne vous inquiétez pas, j’ai l’habitude. »

Mon lien avec la France vient beaucoup de ce que me racontent les participants aux visites, on m’a rappelé récemment que c’était le tour de France, « l’étape des pavés du Nord, c’est terrible ! » Je parle de Boston pendant les visites, mais on discute aussi de façon amicale de plein d’autres choses. Les gens me parlent d’eux, de leurs opinions politiques, de leur vision des Etats-Unis « Et Trump, vous en pensez quoi ? » J’entends des ados employer des expressions que je ne connais pas, j’entends aussi d’horribles anglicismes – je parle couramment franglais pourtant, mais entendre « c’est chill » ou « c’est inspirant » me surprend.

« Vous rentrez souvent ? » (sous-entendu, en France) « La dernière fois c’était pour un enterrement, sinon non, pas vraiment. »

On parle bouquins aussi, un client super sympa récemment m’a parlé de la revue America. C’est un peu méta de lire en français sur les Etats-Unis, je pourrais me contenter du New Yorker, mais je suis curieuse, j’ai commandé la revue.

Récemment en visite privative, j’ai discuté longuement avec un couple originaire de Tours de la gastronomie de chez eux (après avoir parlé lobster et huîtres du Cape Cod), ils insistent « venez passer des vacances chez nous, on vous emmènera voir les chateaux » Je retiens… ils sont super sympas, et même si quand j’étais jeune j’ai beaucoup voyagé dans les régions de France, je connais mal la Touraine. Je me demande si on n’irait pas en vacances en France, ça fait longtemps, ça pourrait être agréable de se laisser porter par une certaine familiarité de mon pays – s’il ne fallait pas faire tous les arrêts obligatoires dans la famille.

En ce moment, c’est le festival du film français au MFA, le musée des Beaux-Arts de Boston, et là j’assume à 100% ma Frenchness, c’est le moment de l’année où je regarde des films made in France sur grand écran. On sourit en voyant la bande annonce du dernier Haneke : ça fait supra French depression.

Ma meilleure amie me rend visite dans quelques semaines, elle me rapporte des produits de beauté, des crèmes faites en Camargue. C’est aussi ça ma Frenchness.

Ah oui, il parait que l’équipe de France a gagné la coupe du Monde. Comme les gens qui ne suivent le foot qu’une fois tous les quatre ans, je m’y suis intéressée à partir des quarts de finale, et l’engouement a suivi. J’ai l’impression que les Américains autour de nous n’en avaient à peu près rien à faire, il fallait demander aux internationaux pour savoir quelle équipe ils soutenaient, et là c’était parti pour l’enthousiasme fou.

Qu’est-ce que ça veut dire d’être français en vivant aux Etats-Unis ? Après quelques années, ma « frenchness » est dans les petits détails, l’accent, la langue, la façon d’être polie (chacun a ses propres codes), l’intérêt pour tel pan de la culture. Mais contrairement à beaucoup de français « expats » on est parti a priori pour rester aux Etats-Unis. On s’installe dans un mode plus « immigré » longue durée et les façons de vivre à l’américaine s’emparent de nous aussi.

Bon début de semaine à tous !

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Mathilde

Mathilde

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société. Suivez-moi sur Instagram, Twitter, Facebook ou Pinterest.

28 réflexions au sujet de “Où en est ma « Frenchness » après près de 7 ans à Boston ?

  1. ah la question qui tue…
    Moi je suis (me sens) HYPER française, meme après 7 ans aux usa (7 en tout mais en fait avec une coupure de 2 ans au milieu back in France).

    J’écoute des replay de France culture (bon plus le masque et la plume car ça me déprime sur les spectacles que je loupe), je lis Le Monde et Libé (mais aussi le NY times), je commande parfois des bouquins en français d’auteurs français sur amazon, je ne bouffe JAMAIS de junk food (JAMAIS !!!…. bon OK j’ai gouté les s’mores), mon accent reste « funny », je ne bois pas de starbucks (mais des pour-over…. euh c’est surement pire en fait…) et je rentre 2 mois tous les étés pour voir les potes, la famille, la bouffe et j’adore !!!
    Mais…. je dis aux gens que leur chien est ‘cute’ (alors que je déteste les chiens), je tente d’aller à la poste en France un samedi aprèm, je ne bois que des IPA, je lis 99% du temps en anglais, je me parle en anglais (oui je me parle…), je m’habille en tenue de yoga aussi (mais j’en fais tous les jours c’est moins grave !) et je pars faire ma lessive pieds nus, je fais mes courses le dimanche soir vers 21h, et je demande souvent des ‘special order’ dans les resto….
    c’est grave ???? 😉

  2. Bonjour Mathilde 🙂

    Je pense que c’est la première fois que je laisse un commentaire ici, pourtant cela fait 4 ans que mon copain et moi avons découvert ton blog.

    Je te remercie du fond du coeur car grâce à ton travail, nous sommes partis deux fois aux US (côte est 2014 et côte ouest 2018, nous venons de rentrer) en road trip en nous inspirant de toutes tes étapes et adresses. Nous avons été plus que ravis ! Merci encore.

    Je laisse ce commentaire ici car ton blog nous a également donné envie de partir vivre aux Etats-Unis dès lors qu’une opportunité professionnelle se présentera. Il est vrai que la question de l’identité est centrale lorsque l’on décide de s’installer à l’étranger. Cet été, le fait de partir un mois (les plus longues congés que l’on ait prises) permet de se rendre compte des différences importantes qu’il existe entre nos deux pays et des conséquences que celles-ci ont nécessairement sur la vie quotidienne. Cela permet aussi de se rendre compte des nombreux clichés qui persistent sur les français ou les américains et qui se révèlent souvent faux.

    Quoi qu’il en soit, chacun se fait sa propre expérience et gère le mal du pays plus ou moins intensément je pense. J’aurais aimé témoigner sur le fait d’être expatriée, mais ce n’est pas encore le cas :p
    Encore félicitations pour ton travail. Je te souhaite d’être toujours aussi épanouie dans tes projets 🙂

    • Hello Shirley,
      Merci pour ce premier commentaire après tant d’années alors 🙂
      Le but de mon blog n’est absolument pas de donner envie de vivre aux Etats-Unis (d’ailleurs j’ai souri en voyant le 4 semaines de vacances, ça c’est bien un truc qui arrive rarement ici) et l’expérience que je vis reste propre à moi comme tu le dis.
      Bon vent !

  3. Intéressant cet article. Cela fait 6 ans et demi que je vis en Belgique et je dois dire que je suis bien intégré dans la culture belge. Ok la Belgique c’est proche de la France et on parle la même langue mais il y a quand même des différences culturelles.
    Les gens ici sont toujours surpris que je dise septante et nonante, et que je connaisse et utilise tout plein d’expressions bien d’ici. D’ailleurs pour les gens en France, je suis « la Belge » et j’ai pris l’accent alors qu’ici on me dit que j’ai l’accent Français (même si souvent les gens ne le dise que une fois que j’ai dit être Française)
    Je suis mariée à un Belge et on a acheté une maison ici, il est sûr et certains que je ne rentrerais pas. Je voudrais m’inscrire sur les listes électorales communale ici. J’ai même pensé prendre la nationalité.

    Ceci dit, je reste Française, je souhaite encore voter en France et j’essaye de m’informer (on est pas loin mais on a vite faut de perdre de vue certaines choses)

  4. Hello !

    Petite question inutile : les menus de votre téléphone, votre ordinateur sont en Français ou en Anglais ?

  5. Très intéressante comme réflexion !
    Je suis impressionnée qu’après autant de temps aux Etats-Unis, ton français (écrit) soit presque sans anglicisme, tournures de phrases à l’anglaise ou fautes!
    Après un an à Portland et deux ans à Londres, je dois sans cesse me relire et faire attention aux fautes! Moi qui était si forte en dictée…
    Ps. J’adore lire ton blog, spécifiquement les recommandations de lecture, de podcasts ou tes récits de voyage 🙂

    • Hello Anais,
      Ahah, je me contrôle à fond. Souvent dans la première version de l’article c’est bourré d’anglicismes, je le relis à voix haute, et je me dis : no way.
      Merci pour ton petit mot,

  6. Super intéressant ton post !
    Etonnant que les gens imaginent une « américanisation » plus poussée au bout de 7 ans ! Notre culture et notre éducation sont effectivement des éléments d’identité et de construction plus forts que le contexte dans lequel on vit, il faut bien en faire le constat. Pour ma part, 5 ans au Brésil, et, comme toi, la même question : « De onde voce é ? » (= »where do you come from? »). Ahah. Parfois ça me crispe, je réponds, « bah, d’ici ». Mais difficile de nier très longtemps notre « frenchitude », c’est clair. Qui demeure d’autant plus lorsque le conjoint est également français. Une sorte de bulle française que l’on maintient à la maison, et parfois dans le travail, quand on a pu mettre à profit la plus-value française. Mais comme toi, je suis maintenant imprégnée de l’esprit positif de mon environnement quotidien (enfin le plus souvent…car parfois je continue de râler), des habitudes alimentaires, du vocabulaire spécifique portugais intraduisible en français car la réalité n’est pas la même… Difficile d’imaginer ce qu’on serait devenu sans cette expérience dans nos pays d’adoption. Cela fait partie de nous, on se crée une identité mixte. Impossible de faire autrement, on ne peut ni rester totalement français et tout rejeter de la culture du pays d’accueil (dans ce cas-là, vaut mieux faire ses valises direct il me semble), ni s’acculturer de sa culture « native » (c’est comme imaginer devenir d’un coup amnésique, et tirer un trait sur vingt ans de sa vie). De ce fait, je suis extrêmement remontée contre les personnes qui ne comprennent pas que la « nouvelle » langue ne devienne pas la « première » langue des immigrés, au nom de je ne sais quelle nécessité d’adaptation et d’intégration. Je pense à nous, qui avons choisi nos migrations, mais également aux migrants en Europe. Vaste sujet, autre sujet.
    Bref, merci encore pour la mine d’informations et de réflexions qu’est ton blog. Chaque fois que j’ai la chance de voyager aux Etats-Unis, j’y trouve plein d’informations chouettes ! (next trip, Chicago à Toronto, en essayant de camper entre les deux).

    • Je pense en effet que le fait de vivre avec un Français fait que « l’américanisation » ne se fera jamais totalement.
      Merci pour ton témoignage très intéressant !

  7. Salut Mathilde,

    Je vis à Los Angeles depuis 7 ans aussi, et je me suis plus entourée d’américain que de français même si je garde mon esprit français bien évidemment. Comme vous nous sommes partis pour rester peut-être pas à L.A mais nous aimons notre vie ici.

    J’ai une question qui n’a rien à voir, tu avis un blog Yoga je cherche un tapis de Yoga, je suis en france je pensais prendre un chin mudra (dans mes souvenirs lointains tu en parlais), tu l’as toujours ?

    A LA le tapis de yoga est une religion mais la qualité vs le prix c’est une cata

    Bye

    • Hello ! Cool pour LA, j’adore cette ville – que je connais peu, je suis venue 4 fois mais sans jamais visiter à fond, on vient pour un mariage, pour rendre visite à une amie, on fait pas du tourisme à proprement parlé, juste enjoyer la douceur californienne

      Une question random, j’ai l’habitude (mon middle name est service public 😉

      Les tapis américains sont chers, mais bien souvent qualis. Je ne peux pas donner de conseils généraux pour les tapis de yoga, car ça dépend du type de yoga que tu pratiques et à quelle fréquence.
      Mon conseil est d’en essayer plusieurs dans ton studio, demande autour de toi aussi, et achète celui qui te convient le mieux.
      On m’a offert le tapis Chin Mudra (une tante, pas la marque 😉 il y a 10 ans, je l’ai toujours et n’ai pas le coeur de le changer, j’ai aussi un tout fin Nike quand je suis en vadrouille. Honnêtement le Chin Mudra est lourd, glissant mais certes confortable si tu fais du yoga tranquille.

  8. Salut Mathilde…

    Un message pour juste te remercier de m’avoir permis de m’évader quelques minutes … oui ici, en France, dans le sud, même au soleil de Aix en Provence, je me retrouve devant mon ordinateur et mes responsabilités qui me sont rappelées par mail à chaque minutes .. bref … Nous somme tous conscient que l’on peut changer sa vie et que ce n’est qu’une volonté, mais malheureusement, nos obligations nous tiennent parfois trop.. 🙁

    Grace à toi je me suis senti presque libre pendant quelques minutes ! Alors merci !

    Mike

    • Salut Mike,
      Merci d’avoir pris le temps de laisser un petit mot.
      Je ne pense pas que changer sa vie relève uniquement de la volonté, parfois les circonstances extérieures, ou qui on est (sa santé, personnalité, etc.) sont écrasantes et bloquantes.
      Bel été à Aix,

  9. Bonjour, bonsoir Mathilde,
    Avec le décalage horaire on ne sait jamais trop comment s’adresser finalement ! Déjà 7 ans de vie à Boston (comme je t’envie)! Pour ma part je vis toujours en France, mais avec le doux rêve de m’installer à Boston un jour et cela fait maintenant 4 ans environ que je suis de près ton blog (et celui de Manu aussi) sans n’avoir jamais laissé de commentaires… Pourquoi? Je n’en sais fichtre rien ! Peut-être que tes récits réguliers divers et variés me suffisent à compenser mon envie omniprésente de vivre aux US en attendant une éventuelle victoire à la ‘DV Lottery’. Mais là, sur l’instant, je suis étonné de savoir que tu restes 100% française après 7 années de vie dans le Massachusetts. Comment est-ce possible ? N’y vois là aucune critique de ma part, vraiment, juste de la surprise! Je pense ou pensais qu’après tant d’années, on devait se sentir plus ou moins adopté par cette ville, ce pays, qui devient notre quotidien. Je suis toujours branché sur la Nouvelle Angleterre et les USA, malgré le fait que je vis en France, et même si je suis ravi qu’on ait accroché une deuxième étoile au maillot des Bleus (bordel, que j’ai crié !!!) je suis plus au fait de ce qu’il se passe par chez toi qu’à deux pas de chez moi. Je sais par exemple qu’on a perdu le Super Bowl (bordel, que j’ai chialé !!!), qu’on a perdu aussi les ‘NBA Conference Finals’ (bordel, vous devinez la suite !!!) et que Boston Dynamics est le futur Skynet (désolé pour mes références !!!)… Tout ça, bien entendu, est pour l’exemple et j’espère, peut être, trouver une réponse à ma question dans ta réponse. Cela fait beaucoup de « réponses » dans ma précédente phrase mais je ne savais trop comment la formuler autrement.
    Au plaisir de te lire Maathiildee,
    Cordialement,
    Willy

    • Salut Willy,
      Je suis française parce que dire que je suis américaine ferait rire mes amis américains 😀 Vu d’ici, je suis 100% française, même si j’ai adopté bien des coutumes à l’américaine – l’enthousiasme de dire j’adore pour tout, de rester en pantalon de yoga toute la journée si je vais en cours à 17h, plus de civilité dans les rapports de la vie de tous les jours, une attention particulière au politiquement correct pour ne blesser personne, je lis en anglais, je m’informe sur les news locales et nationales (= des Etats-Unis). Je ne suis pas les résultats des Red Sox mais j’entends la foule « cheerer » depuis chez moi 😉 Je le vois bien par rapport à mes amis français de Boston, je suis impliquée dans la vie locale et moins intéressée par ce qui se passe en France, c’est sûr. Mais malgré tout ça, ça ne fait pas de moi une Américaine. Pour preuve, dès que je dis bonjour quelque part, même si je pense ne pas avoir un mauvais accent, on me demande « Where do you come from? »
      Tu vois le topo ?
      xoxo

  10. Salut Mathilde,
    Je te rejoins complètement par rapport aux clients en visite. Guide a Miami, je les repère direct, je ne sais pas pourquoi, comme un radar. Puis suivent les memes questions et eux aussi me tiennent au courant de l’ambiance en France quand, ensuite, je leur partage des anecdotes de la vie d’expat. Je trouve ça hyper sympa =)

  11. Bonjour Mathilde, merci pour cet article qui nous fait réfléchir à notre propre « frenchness »! Nous aussi av mon conjoint nous sommes plutôt partis pour rester aux USA et nous avons rencontré il n’y pas très longtemps un couple de français qui vivaient aux USA depuis 30 ans. Nous avons eu le droit à une leçon de combien la France était mieux que les USA, etc… et cela m’a interpellé en me disant que je ne voulais pas devenir comme eux dans 30 ans!!!! Si nous vivons 30 ans aux USA, je ne veux bien sûr pas renier mes origines mais j’espère que je me serais intégrée dans le mode de vie américaine et que je ne me permettrais pas de donner des leçons ou alors autant rentrer vivre en France!!!! Je ne sais pas si tu as toi aussi croisé le chemin de français qui vivent ici depuis des décennies et qui pourtant semblent ne s’être jamais vraiment intégrés ou sont toujours nostalgiques de leur vie d’avant?

    • Salut Camille F.
      Je crois que ça m’aurait trop saoulée cette soirée 😀
      J’avais rencontré au touuuut début quand je suis arrivée des Français à Boston là depuis des décennies, et ils ne parlaient pas anglais. Je m’étais aussi dit : tiens, exemple à ne pas suivre.

  12. Salut Mathilde,
    Cette article sonne un peu comme un bilan pour moi aussi.. Je me rends compte que ça fait 7 ans que je suis tes aventures ! Je me souviens encore de tes premiers articles lors de ton arrivée ( que d’émotions ahah). Je fais parti de tes nombreux lecteurs qui n’interagissent pas mais te suivent assidûment. Continue à me faire voyager comme tu le fais si bien et surtout garde ta spontanéité.
    Belle route à toi
    Florian

    • Hello lecteur de l’ombre 😉
      Eh oui ça fait 7 ans, j’ai du compter sur mes doigts pour m’en rendre compte, on est bel et bien arrivé début janvier 2012.
      Merci d’être aussi fidèle ! En effet, ça a changé par rapport au début…

  13. Les expressions anglaises des français c’est bizarre parfois. Par exemple c’est bien la mode de dire « what the fuck » dans les vidéos de certains jeunes humoristes en France. Une française fraîchement débarquée au Canada s’est prise une réflexion lorsqu’elle l’a sortie au travail. Ici ça ne se dit pas comme ça 🙂

    Sinon je me retrouve bien dans ton article précédant avec ton schéma sur les étapes psychologiques quand j’écris : je passe de c’est super top à c’est trop nul. Je trouve perso que c’est un côté français un peu critique qui prend le dessus, et j’ai un peu de mal à assumer ma spontanéité.

    • Héhé, oui on pourra débattre des anglicismes pendant des heures.
      J’en utilise par la force des choses en vivant dans un monde anglophone, c’est assez rigolo même si on passe un peu pour des cons quand on rentre en France 😀

      Pour l’écriture, je pense que le plus de travail le mieux. On me dit souvent que je sonne très spontanée quand j’écris, mais en fait c’est juste beaucoup de retouches. C’est un leurre !

  14. Hello Mathilde,

    Tellement intéressant cet article. C’est fou de se dire que ça fait déjà 7 ans que tu es aux USA.
    En tout cas, j’aime à chaque fois ta vision des choses, c’est bien traité et intéressant.

    De notre côté, cette année nous rentrons deux fois en France (3 fois pour mon chercheur qui a eu la chance d’avoir une conférence à Bordeaux). Ca fait beaucoup mais c’est pour la bonne cause (mariage !).

    Pour le côté culture, j’écoute toujours des podcasts france inter (le temps d’un bivouac l’été, par jupiter toute l’année) j’écoute aussi des podcasts un peu plus green-écolo-hippie (Josée-AnneSC).

    Je cherchais d’ailleurs une radio équivalente à France inter, je note NPR 🙂

    Belle semaine à vous deux.
    Jessica

    • Merci Jessica !
      NPR c’est LA base, tu peux aussi te télécharger une app de podcast comme Stitcher et tu auras plein de suggestions d’excellents podcasts en fonction de tes goûts.

  15. Bonjour Mathilde !

    Je confirme pour la revue America : elle est top ! Chaque numéro a une thématique traitée sous l’angle d’un thème plus général : « l’amerique de Trump ». J’ai bcp aime le numéro sur la wilderness.

    • Hello Cécilia,
      J’ai reçu le premier numéro, sur les Ladies first, la semaine dernière. J’adore recevoir ce genre de courrier !
      J’avoue avoir d’abord été refroidie en voyant que le numéro spécial femmes avait deux très longues interviews d’auteurs-mecs déjà bien connus (Roth et Irving) fait en plus par UN journaliste… Come on guys?!
      MAIS MAIS MAIS, la mise en page est top, c’est le genre de revue que j’aime lire, poser, reprendre. Et c’est en français… ça me change, ça fait plaisir de lire dans ma langue. J’ai commandé aussi celui sur les espaces sauvages, la personne qui m’a recommandé la revue avait aussi beaucoup apprécié ce numéro, c’est ce qui m’avait donné envie de le lire.

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