La positive attitude des Américains déteindrait-elle sur moi ?

Au pays des bisounours

S’intégrer à la culture américaine se fait par étapes : vestimentaires, langagières et bien sûr comportementales. Il faut par la même occasion se départir d’habitudes françaises tenaces, comme râler pour parler de soi ou soupirer pour dire bonjour. Le processus est long et non sans rechutes possibles, mais je crois que je suis sur la voie de devenir un Bisounours, remplie d’amour pour mon prochain et prête à sourire face à tous les challenges que la vie a mis sur mon passage pour faire de moi « a better person ». Je profite de ces derniers instants de lucidité pour vous livrer les étapes de cette transformation. C’est parti pour un tutorial comportemental en 5 phases.

Ne pas lésiner sur les superlatifs : dire “great” et “awesome”en toutes occasions

C’est la base, on commence tous par là. Au début, je disais Awesome de façon assez fausse, pour le plaisir de faire comme un personnage de série télé. Et surtout parce que répondre à la question « Ca vous plaît » – par exemple au serveur au restaurant –  par un vague « Ouais, ça va » sous-entendait que c’était nul. Pour ne pas décevoir mon interlocuteur, je me suis donc mise à manifester mon enthousiasme par un tonitruant « Great ». Aujourd’hui, j’ai le « Awesome » beaucoup plus systématique : quand je parle à quelqu’un, j’ai appris à le caser par-ci par-là, en signe d’acquiescement et en alternant avec des “Great”, “Sweet”, “Nice”, “Cool”. Et parfois « Groovy », mais je crois que c’est démodé, comme « chan-mé » ou « c’est bath ».

Se réjouir et s’émerveiller pour les petits riens de la vie

C’est le côté Amélie Poulain des Américains, et dont j’ai déjà parlé à moults reprises (cf. dans la rue, il est indispensable de montrer son affection envers les animaux domestiques et les petits enfants dans les poussettes). Pourquoi autant de positive attitude et de joie spontanée ? Je me demande si c’est pas simplement une façon d’être poli, en épargnant aux autres les longs récits de tracas personnels. Il y a quelques jours, un matin en allant au boulot, pas de métro, il était tout bonnement en panne. Comme des centaines d’autres personnes, j’ai donc marché jusqu’à mon bureau, par environ -15°C.
En arrivant 20 minutes en retard, je croise ma chef (zut) qui me dit juste : « Ah ben t’as les joues toutes rouges, ça t’a mis en forme cette promenade matinale, et tu as pu voir la ville sous la neige ! » On po-si-ti-ve (même si je me serais bien épanchée sur le fait que j’étais glacée, etc. etc.). La plupart des échanges dans les magasins sont aussi empreints d’une certaine joie sortie de nulle part. Quand je vais chez Anthropologie (ça doit sûrement être pareil dans d’autres boutiques, mais chez eux je trouve ça vraiment flagrant), environ 10 personnes me disent « Bonjour, comment ça va » en moins de dix minutes.
Soit j’ai vraiment la tête de la bonne cliente qui dépense plein de dollars pour 3 bougies senteur « Orange amère et cannelle brûlée » et à qui ils vont essayer de refourguer une tenture en soie du Bhoutan, soit ils sont juste sympas. Evidemment la réponse est : ils sont juste sympas, tellement qu’ils pourront même à l’occasion me recommander d’aller dans des magasins concurrents pour trouver ce que je veux vraiment.

Puiser ses modèles de vie dans des histoires de gens qui ont souffert dans la vie, mais s’en sont finalement bien sorties en se surpassant

“Inspiring” est devenu un mot que j’entends quotidiennement : la moindre chose doit être « inspiring » et pousser au dépassement de soi. Une copine poste une vidéo sur Facebook, avec le commentaire « Super émouvant, un homme obèse et malade qui à force de volonté est devenu un super prof de yoga ». On va au ciné, on a le choix entre le biopic de Lincoln, les Avengers ou les Misérables : encore des films so inspiring chacun dans leur genre. Les bouquins sont eux aussi inspiring, les gens du quotidien sont inspiring (pompiers, toutes personnes ayant des enfants et un boulot en même temps, profs, etc.). J’avoue que j’ai un peu du mal avec ce culte des héros du quotidien.

Favoriser un climat d’encouragements

C’est surtout flagrant dans mon boulot, où les compliments sont récurrents. J’ai déjà expliqué à des collègues que ça marchait souvent dans le sens inverse en France, mais elles sont restées circonspectes : « Te dire des choses négatives pour te faire avancer ? Non merci ! » Au sport, l’encouragement est à double-tranchant : les profs peuvent à la fois te dire de faire attention à ne pas te blesser, tout en t’encourageant vivement à te dépasser et ne pas rester dans cette fameuse « zone de confort ». Pour les enfants à l’école, c’est le paradis de l’encouragement et de la positive attitude. Je n’ai enseigné que quelques mois ici, mais de ce que m’en disent les copines mamans, les enfants sont rois, et on ne blâme pas le roi. Pas de crayon rouge sur les copies, mise en valeur dans la moindre activité, pas de perdant dans les jeux, etc. Avec tous ces encouragements, l’ego est boosté, même si parfois je me demande si c’est vraiment mérité. Cela dit, ça donne aussi l’impression qu’on peut tout réussir (en se bougeant un peu).

Aux copains, toujours dire oui. Pour le principe.

Dire oui en pensant non, accepter des sorties tout en sachant qu’on n’ira pas et annuler à la dernière minute, je vous en ai déjà parlé : c’est l’ami flaky, assez répandu hélas. Je m’explique maintenant cette attitude par cette envie d’être toujours positif. Enfin, maintenant je me suis adaptée à cet enthousiasme débordant, mais dont il faut un peu se méfier.

Annuler une sortie à la dernière minute

Texto « Désolée, je préfère annuler pour ce soir. A+ »

Bilan : les trois mots à retenir

Awesome. Yes we can. Inspiring

Grosso modo je suis peut-être en train de chambouler mon échelle de valeurs, ça me donne l’impression d’aimer autant la pizza, que lire un bon bouquin, ou admirer un coucher de soleil sur une île. Tout est devenu Awesome. On pourrait trouver ça hypocrite et un peu exagéré d’être toujours positif, mais en fait c’est assez reposant. Heureusement, c’est surtout valable dans la sphère « publique », car bien sûr les gossips et les longues introspections à tendance plaintive entre copines existent encore bel et bien.

Le gif animé du post est tiré de ce merveilleux tumblr : http://whatshouldwecallme.tumblr.com/

 Et vous, vous êtes plutôt positive attitude ou au contraire vous adorez râler ?

Recherches menant à cet article : américains positifs, dou les américain tirent leur comportement attitude et habitude, j\aime les etats unis, la positivite du oui, que repondre a un americain quand il nous dit how are you.

Je vis à Boston, sur la côte Est des Etats-Unis, depuis janvier 2012. J'écris des chroniques sur la vie quotidienne à Boston, l'intégration à la vie américaine, et les voyages partout aux Etats-Unis.

54 Commentaires

  • Répondre 1 févr. 2013

    Little Caro

    Très juste! Moi a la fin ça me gonflait quand même un peu cette attitude (ils ne tirent donc jamais la gueule les américains??) et c’est vrai qu’il faut bien s’entrainer pour sortir un « awesome » credible au debut! je trouve quand meme parfois leur comportement bien superficiel mais comme tu dis une fois revenus dans la sphère privée le naturel revient au galop! Ouf! Super drôles tes illus! Great! Aaaaaawesome!! :)

  • Répondre 1 févr. 2013

    feedbackbaby

    Je pense que ça me plairait de vivre dans une telle ambiance ! Même si jouer un rôle Bisounours dans la rue devant les bébés ne me tente pas trop (j’aime pas les bébés, j’y peux rien c’est comme ça !) Et puis j’ai une sainte horreur des commentaires désobligeants au travail, ça me fout le moral à zéro et, en France, nous sommes les champions de la dévalorisation… Mais j’ai déjà un bon point : je suis une amie flaky moi aussi (lol), je ne veux jamais vexer mes amis !
    Sinon, j’ai adoré cet article, c’est rigolo de voir à quel point il y a de grandes différences entre nos cultures. S’il y en a encore plein d’autres, je suis preneuse.

  • Répondre 1 févr. 2013

    farfadette

    Je pense que c’est bien cette positive attitude mais je sais pas si a la fin c’est trop en faire ! Personnellement, je ne sais pas si je serai capable de dire Great, ou Awesome si ca ne l’est pas ! lol je suis pas une très bonne menteuse et ca se verrai sur ma tete ! xD Mais pour le boulot et le sport c’est quand meme plutôt positif que l’on encourage les gens au lieux de les rabaisser ! Puis a la fin on se sent mieux dans son univers ! Apres je sais que je ne suis pas une grande raleuse (a part avec le cherim faut bien raler sur quelqu’un :D) mais de temps en temps ca fait du bien !

    • Répondre 1 févr. 2013

      Mathilde

      On en reparle dans 6-8 mois ! c’est très contagieux ;)

  • Hahaha!!! J’ai adoré ton billet, j’ai trop ri.
    J’avais remarqué cette tendance à être trop sympa des Ricains pendant un voyage en Californie, et j’en garde un souvenir « awesome »!! :) j’aimerais bien avoir l’occasion d’y vivre un temps… en attendant, c’est super de découvrir l’envers du décors avec ton blog!

    PS.
    … j’aurais tendance à trouver en effet que certains Français aiment bien râler tout le temps!!! (C’est fatigant!!) Heureusement, ce n’est pas le cas de tous autour de moi ;) Par contre, on m’a déjà fait remarquer que les Suisses se plaignaient systématiquement… de la météo. Bah… chacun ses petits travers…

    • Répondre 1 févr. 2013

      Karine

      Olalala mais c’est vrai!!! Les Suisses on se plaint toujours de la météo!!!! Et on ne s’en rend même pas compte !!
      Sinon la positive attitude, elle est profondément ancrée chez les américains, même chez les expatriés: j’ai rencontré ma voisine en rentrant chez moi après mon accouchement, avec mon teint livide et tous mes kilos en trop, et pourtant j’avais l’air beauuuutifffuuuuulllllll!!!! Alors oui, c’est complètement hypocrite mais moi je dois dire que j’ai trouvé ça plutôt sympa ;-)

      • Répondre 1 févr. 2013

        Mathilde

        Les discussions sur le temps, un grand classique !!
        Trop sympa la voisine en tout cas !!
        C’est vrai qu’ici on look toujours great aux yeux des collègues, voisins.

  • Répondre 1 févr. 2013

    Pelmaaa

    Lol j’ai beaucoup aimé avoir ton point de vue la dessus.
    Je suis d’accord à 100% et c’est très troublant non pour des frenchy comme nous, mais en même temps agréable.
    Le seul hic, c’est que tu ne sais pas vraiment quand les gens sont sincèrement contents ou non.

    Sinon, dans ton 1er point, tu as oublié AMAZING!!! =)

    • Répondre 1 févr. 2013

      Mathilde

      En fait j’entends très rarement Amazing, c’est peut-être propre à Boston !

  • Répondre 1 févr. 2013

    stella

    Je pense que ça a des aspects positifs. Je trouve quand même plus sympa de valoriser les gens que de les descendre! Surtout au boulot et à l’école! Après, les américains, ils en font un peu trop peut être! Faudrait trouver le juste milieu quoi!

    Par contre concernant les amis flaky, ça me saoulerai profondément! Je n’aurais pas beaucoup d’amis du coup! Tu prévois un truc et on l’annule en dernière minute, une fois ça va, 2 fois aussi, 3 c’est trop! Mais bon, c’est moi aussi, je commence à en avoir marre de courir après les gens, d’ailleurs ici, je n’ai pas vraiment d’amis, juste des connaissances! Mais bon…

  • Répondre 1 févr. 2013

    theworkingmum

    c’est plutot sympa je trouve :-)

  • Répondre 1 févr. 2013

    cherrylou

    Je pense qu’un juste milieu serait parfait! J’adore ce coté toujours « awesome » et « inspiring » des américains, et c’est quelque chose que j’essaie de faire au quotidien, mais de temps en temps je me surprends à gueuler et à râler comme une bonne française! En tout cas, cette positive attitude m’avait beaucoup plu et inspiré lors de mon voyage en Californie :)

  • Répondre 1 févr. 2013

    louisonnyc

    Ahah! J’en suis exactement là! Je me suis rendue compte hier, après un long coup de fil avec une copine en France, que j’étais effectivement en train de basculer du côté « amaizing »! J’en suis la première étonnée, mais c’est assez agréable finalement!
    Ton billet est parfait, tu décris à merveille cet élan positif dont on entend parler depuis l’étranger mais qui finalement ne se ressent vraiment qu’une fois les pieds sur le continent américain!
    Awesone!!!!!

  • Répondre 1 févr. 2013

    Berengere

    Très drôle et absolument vrai. J’ai étudié il y a quelques année un semestre dans l’Ohio et j’ai ressenti la même chose que toi (à part peut être pour les amis flaky).

    Blog très sympa à lire et divertissant

  • Répondre 1 févr. 2013

    annouchka

    Je ne suis allée que deux fois aux Etat-Unis (NYC et la Californie) et sur des périodes courtes mais c’est vrai qu’on ressent très vite cette énergie positive, les américains sont optimistes et ça se voit d’emblée ! L’accueil dans les boutiques à base de « Hello, How are you doing » me fait toujours halluciner, même s’il y a probablement un fond un peu forcé ou hypocrite c’est dit d’une manière tellement naturelle que ça fait plaisir quand même !
    Et les gens qui s’arrêtent dans la rue pour t’aider quand ils voient que tu regardes une carte, et ceux qui aiment te raconter leur vie avec le sourire…

    La où je suis peut-être plus réservée c’est sur le plan de l’éducation des enfants et de la notion « d’enfant roi », en ce moment on parle beaucoup de la France comme un modèle à suivre à ce niveau et je sais que les américains nous envient. Mettre des limites à ses enfants est le meilleur moyen de les armer pour la vie future… Enfin je trouve !

    Très chouette billet en tout cas ! Awesome ! ;)

    • Répondre 1 févr. 2013

      Sarah

      J’allais écrire un commentaire dans ce sens! Je ne suis pas fan des enfants américains. Pas vraiment eux mais la façon dont ils sont élevés en mode enfants rois.

  • Répondre 1 févr. 2013

    lizagw

    Aaah oui, j’ai vécu la même chose! Au début je me demandais ce qu’ils me voulaient, puis, petit à petit je me suis détendue. Et je me suis rendu compte que c’est reposant la positivité ! Maintenant que je suis revenue en France, je ne comprends plus le négativisme français/parisien, les critiques. Ici, on dirait une incapacité à sourire et à trouver le mot gentil. Maintenant qu’on l’a vécu on sait pourtant que c’est pas si compliqué !

  • C’est clair que dans l’ensemble cette positive attitude est plutot agréable! Et oui ca déteint sur nous, francais raleur de tout poil et c’est pas si mal. Par contre, pour m’être pas mal baladée avec une copine et son nouveau-né, c’est juste pas possible de se faire arreter toutes les 2 min par les  »so cute » et les mémés qui te tiennent la jambe! Mon coté grumpy francais certainement!!!

  • Répondre 1 févr. 2013

    lamarlene

    Ouais enfin, pour ma part je préfère râler et garder les soins gratuits pour tous, râler et garder un système social qui ne laisse pas (trop) les plus pauvres au bord de la route, râler et ne pas pouvoir m’acheter une arme au drugstore du coin, râler et avoir accès à la culture autre que les blockbusters…
    Chaque pays a ses avantages et ses inconvénients mais ce serait bien de ne pas cracher systématiquement sur le nôtre qui reste quand même un modèle pour beaucoup.

    • Répondre 1 févr. 2013

      Mathilde

      Raler est pour moi aussi vital qu’avoir l’esprit positif, et ils ne sont pas incompatibles ! De plus, pas question de cracher sur qui que ce soit sur ce blog. L’article – ou n’importe quel article du blog d’ailleurs – ne fait ni l’apologie des Etats-Unis et ne critique encore moins la France. Bonne lecture, ou re-lecture !
      -Mathilde

  • Répondre 1 févr. 2013

    lamarlene

    Comme toi c’est clair que j’aurais du mal avec ce culte des héros au quotidien…enfin pour être tout à fait honnête, les gens qui pètent une durite parce que le train a 10 minutes de retard, je n’en peux plus….peut être qu’un peu plus de positive attitude ferait du bien ici et un peu de plus de réalisme ferait du bien là bas. Parce que ce mythe du « quand on veut on peut » est sacrément destructeur.
    Sinon l’enfant roi AU SECOURS !

  • Répondre 1 févr. 2013

    Isabelle

    C’est exactement cela … tout est wonderfull, awsome .. great .. et le matin, toujours le sourire : ce sont les bisounours : moi j’appelle cela aussi le pays des schtroumpfs ..
    dans les magasins tu as oublié le termes : « did you find everything ok ???  » : j’ai envi de tester une fois, ben non, j’ai pas trouvé ce que je cherchais // j’ai pas trop envi, parce que je crois que mon interlocuteur serait vraiment très malheureux… bon sinon, je ne sais pas si on a le même magasin : anthropologie, mais j’aime bien aussi ce magasin…
    Moi, je dis quand même, c’est sympa le pays des shtroumpfs… ce positivisme est toujours mieux à vivre que la gueule .. non vous croyez pas ???

    • Répondre 1 févr. 2013

      Mathilde

      Je suis d’accord, j’aime bien ! du moins c’est ce que je pense avoir écrit dans l’article, non ?
      Apres, ca prend du temps pour s’adapter et comprendre ces nouveaux codes.

  • Répondre 1 févr. 2013

    Lucie

    Je commence a etre pas mal dans la positive attitude, ca se transmet ces choses-la. Encore que parfois j’ai quand meme quelques reflexes de francais (raler surtout). Est-ce qu’aux Etats-Unis ils t’appellent « love », « sweety » et tout ca dans les magasins? En Angleterre c’est assez courant, ca fait bizarre au debut :)

    • Répondre 1 févr. 2013

      Mathilde

      C’est plus rare qu’en Angleterre, en tout cas à Boston. Mais j’ai le droit de temps en temps à un Hon’ ou Honey. J’a-do-re !
      J’avais l’impression qu’à la Nouvelle Orleans c’était beaucoup plus le cas !

  • Répondre 1 févr. 2013

    lamystinguette

    Salut Mathilde,

    Ton article est sensationnel! (Heuuu … j’ai encore besoin d’entraînement!)
    Plus sérieusement, j’apprécie particulièrement ton style littéraire. Le ton détaché que tu arrives à mettre dans tes propos, tout en traitant des thèmes comme des sujets de la plus haute importance . C’est intéressant de découvrir la culture américaine à travers ton blog, on a l’impression d’y être et vivre les mêmes expérience que toi! Passionnant!

    En ce qui concerne la positive attitude des américains et leur capacité à s’extasier de tout ou de rien :), leur façon de vivre à 100% c’est véritablement ce qui m’a le plus plut lors de mes séjours aux USA. J’ai hâte d’y retourner, pour en profiter à nouveau! Ça fait vraiment du bien !

    Bonne continuation,
    Mélanie.

  • Répondre 2 févr. 2013

    jskanelbullar

    Étant français j’adore râler…
    Et c’est en lisant ton post qu’on s’en rend compte.

    mais la question que je me pose c’est toi qui a connu la culture française et aujourd’hui la culture Américaine, finalement laquelle te correspond le mieux ?
    Entre le côté parfois râleur français,toujours à se plaindre, et l’optimisme exacerbé américain (on caricature un peu hein)…

    • Répondre 3 févr. 2013

      Mathilde

      Je pense que ça dépend des moments !
      Dans le boulot, je pencherai pour l’option américaine – positive attitude – idem pour les relations en société avec des inconnus, ou dans des magasins, avec l’administration.
      Par contre dans mon cercle privé d’amis, je pencherais vers l’option à la française !

  • Répondre 2 févr. 2013

    Nadege@Miami

    Génial cet article et super les gifs, je suis abonnée à ce tumblr, j’adore !

    Le problème avec les américains c’est qu’ils exagèrent dans tout surtout quand il s’agit d’animaux ou d’enfants, moi j’ai du mal et pourtant je suis quelqu’un de positif dans la vie ! Au final, ils en font tellement parfois que ca remet en cause leur sincérité ! Mais bon c’est pas plus mal qu’en France où on ne te dit même pas bonjour quand tu rentres dans un magasin !

    Puis j’ai dû apprendre à sourire sinon les gens pensaient que j’étais antipathique !

    • Répondre 4 févr. 2013

      Mathilde

      Il faut un peu se forcer au début c’est clair ! Moi je disais souvent : « c’est pas mal » et en langage américain = c’est trop nul !
      A ajuster…

  • Répondre 2 févr. 2013

    Marie

    Il doit y avoir une once d’américaine refoulée chez moi alors… Plus sérieusement, je pense que ce trait américain est présent depuis le fondement de leur pays, dans leurs racines : ils ont, en dehors de la conquête humaine malheureusement, dompté la nature, apprivoisé une terre sauvage, parfois hostile, véhiculant l’idée de tous les possibles si on le veut vraiment… Nous, Européens, comme notre continent, on est des vieux coucous un peu soupe au lait, mais on est quand même des gentils !

  • Répondre 2 févr. 2013

    Atalanta

    J’aime beaucoup ta façon de décrypter la culture américaine. Leur « positive attitude » permet de prendre très vitre du recul sur la nôtre, celle des plus grands râleurs de la planète.

    • Répondre 2 févr. 2013

      Mathilde

      Ce qui est marrant, c’est que les Américains ne voient pas du tout les Français comme des râleurs !
      Ils vont plutôt dire que les Européens de l’Est sont pessimistes et aiment se plaindre. Les stéréotypes ont la vie dure !

  • Répondre 3 févr. 2013

    Oscara

    Très instructif ton article. Notamment sur la partie « boulot », que récompenser pour faire avancer est mieux que blâmer. En effet en France, on a une sorte de méfiance naturelle envers ses collaborateurs, en pensant que si on dit à quelqu’un qu’il a bien bosser, ben il va arrêter de le faire… J’ai assez envie de tenter l’expérience de la bisounours attitude pendant quelques jours tiens… pour voir ce que ça donne :-)

  • hé bien il vaut mieux une positive attitude que l’inverse je dirai au final, ça aurait pu être pire comme adaptation comportementale ;-)

  • Répondre 3 févr. 2013

    americanosity

    Au début,c’est un peu déroutant tout cet enthousiasme (« Oh, your accent is awesome! » « Oh you’re French, that’s awesome! »), et j’ai un peu de mal à l’adopter… Surtout dans les magasins, je ne sais pas pourquoi mais je ne peux pas balancer un « Fine! How are YOU doing ?! » , mais je vais m’entraîner !

  • Répondre 4 févr. 2013

    etvoilacoralie

    Ca me donne TELLEMENT envie de retourner en Amérique du Nord pour retrouver cet esprit super positif !

  • Répondre 4 févr. 2013

    Le Mag by RDC

    Pour les personnes un peu négatives de nature, cet enthousiasme permanent est plutôt une bonne thérapie, même si au début c’est assez surprenant qu’on nous demande comment ça va alors qu’on ne connais pas la personne! I love U.S

  • Répondre 4 févr. 2013

    Hélène

    C’est pile poil ce que j’aime aux Etats Unis, cette attitude et l’impression que tout est possible. Personnellement, c’est ce qui me donne l’envie de tenter l’expérience outre-Atlantique et quitter cette tristesse parisienne qui me pèse.

    Merci pour ton blog, ça fait des mois que je le lis. Les vidéos, les photos, vos expériences, c’est très très chouette !

    • Répondre 4 févr. 2013

      Mathilde

      Il doit sûrement y avoir des choses supers aussi à Paris tout de même !
      En tout cas, merci d’avoir laisser un commentaire, c’est sympa de découvrir qui lit le blog :)

  • Répondre 5 févr. 2013

    Sev

    Et ce n’est pas qu’américain, même chose en Australie et c’est vrai qu’au début ça déstabilise un peu (mais nooooon, j’vous jure, j’ai rien fait d’extraordinaire, quoi? c’est à moi que s’adresse la vendeuse avec son bonjour et me demandant comment je vais ? Mais, mais mais on s’connait pas!!!)
    Ensuite, on essaie d’abord pour rigoler et puis on trouve ça ensuite vachement sympa. En tout cas, moi j’adore lorsque je vais aux us retrouver cet état d’esprit
    Le mieux étant d’être appeler Luv tout ça parce qu’on est jeune (enfin, ça ça m’arrive de moins en moisn ,snif!)

  • Répondre 5 févr. 2013

    Anne & Dubndidu

    Allala tu sais que depuis que je suis rentrée en France on me fait souvent la reflexion que je positive souvent pour beaucoup de chose, que je m’auto congratule et j’ai meme fait des reflexions à des amis parce qu’ils n’étaient pas assez enthousiaste… sans vraiment m’en rendre compte
    Du genre « bah t’aime ? non mais c’est génial REGARD c’est trooop bien »

    Par contre, j’avais lu quelque part je ne sais où que les enfants de nos jours avaient un égo tellement démesuré qu’ils seraient en difficulté plus tard car n’avaient AUCUNE connaissance / notion de l’échec … !

    • Répondre 7 févr. 2013

      Mathilde

      Trop bien cette attitude de super-joie de tous les jours. Go Anne! ;)

  • Répondre 7 févr. 2013

    cavoletto

    Je suis bien sur d’accord sur plein de points (flakiness comprise, qui touche d’ailleurs aussi les européens émigrés, voir le chapitre ‘je me trouve à New York, j’ai une conaissance française à Boston et en 3 mois et beaucoup de comments sur son blog on ne s’est pas écrit un seul mail…’), sur les enfants américains je ne suis pas trop certaine de tout partager: tous nos amis ici ont des enfants, et j’en vois plein d’autres à l’école de ma fille et en fait ce que j’observe surtout c’est que l’éducation est plutot sévère – c’est vrai aussi que je compare avec l’Italie ou les enfants sont peu nombreux et hyper-choyés, trop meme, au point de devenir souvent d’horribles fils et des filles à maman – ici c’est pas du tout comme ça, pas de laxisme, les enfants sont responsabilisés très tot, et élevés avec discipline et rigueur, ce que je trouve en fait très très bien :-)

    • Répondre 7 févr. 2013

      Mathilde

      Eh mais ça c’est pas être flaky, c’est juste être débordée !
      Pour les enfants, mon experience est trop limitée donc merci pour ton éclairage !

  • Répondre 9 févr. 2013

    Biquette

    Il y a des progrès à faire aux States dans les aéroports côté douaniers: pas franchement accueillants, ni positifs, ni sympas !!! Ni avec les touristes, ni avec ceux qui viennent pour le travail…
    Pour le reste, c’est bien de positiver, et tout passe mieux avec le sourire, c’est vrai partout!

    • Répondre 9 févr. 2013

      Mathilde

      C’est peut-être le boulot qui veut ça non ?
      Et puis on ne rigole pas avec la sécurité interieure :P

  • [...] apparemment contagieuse outre-atlantique, comme en témoigne Mathilde (Prenez le temps de lire cet article qu’elle consacre à ce phénomène très méconnu en France), nous avons immédiatement [...]

  • Répondre 23 mars 2013

    Au

    Biouuuutiful article ! J’ai failli dire Awesome mais il faut varier les plaisirs un peu :)

  • […] “Inspiring” became a word I heard every day: everything must be “inspiring” and push transcendence. We go to the movies, there is a choice between the biopic Lincoln, the Avengers or Misérables, each so inspiring in their own way. The books are inspiring, everyday people are inspiring (such as all the people with children and a job at the same time, teachers, etc…). I confess that I have a little trouble with this cult of everyday heroes. [Source] […]

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