Sur la route de l’arrière-pays californien…

Les collines de Californie

J’ai beaucoup roulé ces trois derniers jours en Californie, le long de la route 1 depuis San Francisco, et aussi dans l’arrière-pays. Tout à l’heure, je suis passée près de Bakersfield, ou plutôt, près du panneau indiquant Bakersfield. Ça m’a rappelé des souvenirs de mon premier road-trip aux Etats-Unis

On avait roulé toute la journée, depuis l’Utah, une douzaine d’heures de route, la clim dans la voiture ne suffisait pas à atténuer la chaleur. Le soir venu, la couleur dorée des collines était magnifique, c’était la fin de l’été, et tout était sec. C’est la recommandation d’un bon resto basque qui nous avait mis sur la piste de Bakersfield (des basques en Californie, oui, because un foyer d’immigration au début du 20è s.). Mais en arrivant là-bas, on était loin de l’ambiance Saint-Jean-de-Luz. C’était digne d’un début de film qui tourne mal : des terrains vagues, des voitures à la casse, gardées par des gros chiens qui aboient derrière un grillage. « Euh, t’es sûr qu’on s’arrête ici, ça a pas l’air génial ? » C’est là que Manu s’est souvenu que son copain Dan, qui vit en Californie, nous avait bien dit : « Surtout, n’allez pas à Bakersfield. » (musique dramatique)

On a trouvé le resto, et on s’est retrouvé dans l’arrière-salle d’un bâtiment sans allure. Il restait de la place sur l’une des deux grandes tables où le dîner avait déjà commencé – il a lieu tous les soirs de 19 à 20 heures. On se serait cru à un mariage, à manger tous ensemble avec des gens qu’on connaît pas : c’était convivial et bon enfant. La vieille proprio, une basque qui ne savait plus très bien parler français (après des décennies aux USA, on l’excuse), nous a gavé de plats délicieux, mais sans aucun rapport les uns aux autres : poulet basquaise, puis steak-frites, puis d’autres plats dont je ne me souviens plus, le tout arrosé copieusement d’une piquette pas géniale « Vous êtes français, vous aimez bien boire ». Elle s’est assise à côté de nous, et veillait à ce qu’on termine bien notre assiette, en nous parlant de son endroit préféré aux Etats-Unis : Las Vegas.

Au restaurant basque

Photo de famille après avoir bien fini tous les pichets de vin.

Manger basque en Californie :

Noriega’s, 525 Summer Street, Bakersfield

On ne recommandera pas le motel que notre gentille serveuse nous avait conseillé, « il est pas cher, il est super » qu’elle nous avait dit. 

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société.

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7 Commentaires

  • Répondre 11 Jun 2014

    muriel

    Je connais bien Bakersfield, ma tante et mon oncle, basque, vivent là bas.. et ils se sont rencontrés à Bakersfield!! Effectivement la ville n’a rien de « joli » comme San Diego ou Los Angeles, mais c’est une ville avec une grosse communauté basque!! Chaque année, pour le week end de Memorial Day a lieu le Pic Nic Basque avec une messe, un repas, des danses, une partie de pelote, comme au Pays Basque..
    A Bakersfield, il y a plusieurs restos basques : Benji’s, Whool’ Grovers, dans un style différend de chez Noriega, qui est l’endroit où beaucoup de basques sont restés en arrivant à Californie..

  • Répondre 12 Jun 2014

    Leeper

    Une petite expédition sympa de manière générale en enlevant les séquences sur les films d’horreur mais bon 😉 Le motel en question était à fuir?

  • Répondre 15 Jun 2014

    La Rimule

    Je note, je note… :)

  • Répondre 16 Jun 2014

    Tiffany

    Etant nouvelle sur la toile et future expat en californie ton blog est une petite mine d’or :)
    J’ai hâte de prendre la route également !

  • Répondre 20 Jun 2014

    Flore

    Ah, Bakersfield ! Je me demande si ce n’est pas la ville la plus détestée des USA, sans bien comprendre pourquoi. Je crois que c’est un exemple de ville sans trop d’intérêt, un peu « trou du c*l du world », comme on parlerait de Vesoul ou je ne sais quelle autre ville provinciale. Il parait que David Letterman la cite souvent, pas pour le meilleur !
    Dans les faits moi j’ai plutôt de l’affection pour Bakersfield parce que c’était la « grande ville » quand j’étais étudiante d’échange à Tehachapi (toute petite ville pour le coup, entre la Sierra Nevada et le désert de Mojave). Ca me rappelle de bons souvenirs (c’était il y a 13 ans, ouch !).
    :)

    • Répondre 20 Jun 2014

      Mathilde

      Ah ah ! je savais pas pour sa réputation. J’en ai vu qu’un tout petit bout, pas très engageant, mais le resto était super !

  • Répondre 30 Sep 2015

    J'ai écrit

    Oooooh ! J’y ai vécu et certes ce n’est pas THE ville mais j’y ai des souvenirs, de très bons souvenirs et je crois que cette ville aura toujours une place particulière dans mon coeur. Mais effectivement, chaque américain que je rencontre et à qui je dis, ou j’ai vécu, me demande Pourquoi. Ca me fait rire à chaque fois, car c’est la seule question qu’ils ont a la bouche, ils sont si prévisibles que souvent je les devance :) Bakersfield, je l’ai trouvé vraiment bien placée. Mais effectivement c’est assez mal réputé notamment à cause des raffineries de pétrole, de la chaleur horrible l’été (et de sa facette désertique, aride), et je crois aussi avoir lu que c’était une des villes les plus polluées des Etats Unis. Enjoy :p
    Mais il y existe des petits bijoux comme ce restaurant que je connais 😉

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