(pour le début des vacances, c’est ici) J’ai l’impression d’avoir été baignée d’images de San Francisco depuis toujours, sans doute la faute à l’Oncle Jessie dans la Fête à la maison. Je n’ai entendu que des commentaires émerveillés sur cette ville made in California. J’avoue que tout cet enthousiasme m’effrayait un peu… Est-ce que moi aussi j’allais aussi aimer San Fran’ ? Je voulais voir ça de mes propres yeux et marcher là-bas avec mes propres sandalettes (en l’occurence, des baskets pendant 3 jours, hélas). Bilan… On n’en est pas venu à bout après trois journées intenses. En se contentant des principales attractions (Alcatraz mis à part), j’ai trouvé ça baba-cool et surtout très foggy (certains apprécieront le brouillard et la fraîcheur ambiante pour un mois d’août). Les differents quartiers ont des ambiances bien différentes les unes des autres, tantôt très paisibles, tantôt animés et foufou. Ca aurait bien mérité qu’on s’y attarde un peu plus…

On continue dans la série « les vidéos des vacances » avec ces 3 jours à San Francisco…
Titre: Sitting on the dock of the bay, Otis Redding (je sais, c’était un peu facile…)
Golden Gate Bridge. Je commence par le clou du spectacle, même si la photo est tristounette. On avait déjà vu pas mal de ponts impressionnants aux Etats-Unis et celui-ci mérite franchement sa réputation (même si certains pendant le voyage défendaient avec aplomb le pont de Saint Nazaire, tout en imaginant en face le Fort Boyard). Bref, le pont surgit d’un coup entre deux collines et le brouillard ; la traversée est glacée à cause d’un vent à décorner les bœufs. On ne voit pas le pont à chaque coin de rue dans la ville, du coup c’est à chaque fois une vraie surprise de l’apercevoir.

Castro, c’est le quartier gay de la ville, connu pour son grand drapeau arc-en-ciel, son engagement politique via Harvey Milk, ses monsieurs tout nus qui se promènent tranquillou, arborant un bronzage intégral impeccable. La rue principale est très agréable, colorée et joyeuse, avec une pâtisserie originale où on peut acheter des cookies aux formes évocatrices, et un cinéma où Brockeback Montain est encore à l’affiche.

Mission Dolores Park. Après une petite promenade dans Castro, on monte vers The Misson, mais avant ça, on se promène au milieu de maisons incroyables, à la fois cossues et cools – si c’est possible (Armistead Maupin viendrait même de vendre sa maison – que l’on croit avoir identifiée sous un amas de végétation – info de seconde main non vérifiée). On arrive ensuite à bout de souffle en haut d’un joli parc ; la vue sur la ville brumeuse est pas mal du tout.

Chinatown. Je n’avais pas très envie d’y aller au début… pas envie de me retrouver dans une sorte de Disney Land avec plein de dragons rouges. Erreur ! Bon en vrai, c’est un peu comme ça quand même, ça fait un peu toc par endroits, mais… c’est ludique. On est rentré par la grande porte de Chinatown, la Dragon Gate, puis on flâne dans Grant St. Ce quartier, fondé tout de même en 1848, serait l’une des plus grandes communautés chinoises hors d’Asie.

Alamo Square et les Painted Ladies. Un passage obligé en haut de la colline d’où on peut admirer ces maisons victoriennes et la vue sur le Downtown. Il y a plein de maisons comme ça dans San Francisco mais celles-ci forment un bel ensemble et offrent une véritable « carte postale » sur la ville. On reste dix minutes dans le parc, on voit le fog flotter devant nous.

Hayes Valley. Signes indicateurs : jardinets de bric-et-de-broc devant les maisons, chaises multicolores en métal en terrasse, pas de doute, en descendant d’Alamo Square, on est dans le quartier bobo. Du coup, on va manger une glace naturelle et du café équitable devant une sculpture d’art contemporain pour avoir notre petite dose de boboïte.

The Haights. Le mouvement hippie est né ici, ça devait sentir bon la liberté dès la fin des années 60. Maintenant c’est un peu décrépi. On a raté la Maison Bleue adossée à la Colline et le musée du tatouage (j’ai arboré fièrement des tatouages temporaires pendant les vacances, merci Tattly). On a mangé un bon burger et on a écumé les rayons du disquaire Amoeba (le plus grand disquaire indépendant au monde) comme si on cherchait de vieux tubes sur K7 ou 33 tours.

Golden Gate Park et le jardin japonais. Après avoir hésité à entrer dans le musée des sciences (Dr Martinet a essayé de nous convaincre, tout ça parce qu’il y a un simulateur de tremblement de terre, une forêt équatoriale, et un squelette de dinosaure, en entier), on s’est finalement retrouvé à se promener dans un jardin japonais, le plus ancien des Etats-Unis. Incongru et charmant.

City Lights Bookstore. En passant près de la tour bizarre en forme de pointe (la Transamerica Pyramid) et de cabarets aux noms exotiques, on se retrouve par hasard en face de la librairie de la Beat Generation. Je n’ai rien lu de ces auteurs (Kerouac, Ginsberg…) mais par anticipation du jour où je le ferais, je suis contente.

Lombard street. On marche longtemps pour y accéder, ça monte dru. Une fois là-bas, on regarde la très jolie vue, à peine encombrée de dizaines de touristes.

Cable Car sur l’Embarcadero. Sur l’embarcadero, des panneaux nous préviennent qu’un tsunami peut survenir à n’importe quel moment. On erre un peu avant de monter dans le premier Cable Car, le fameux tramway de San Francisco, sauf que nous on n’a pas pris le fameux d’où on voit la vue sur la baie. 6 $ la grimpette : bof.

Fisherman’s wharf et le musée mécanique. C’est plutot sympa de voir nos premiers lions de mer des vacances, ce sont les gros trucs marrons sur la photo, mais la partie la plus sympa des quais (trop touristiques à notre goût), c’était le musée mécanique : plein de vieux jeux, des instruments de musique automatiques, des appareils pour visionner des vieux films et des jeux d’arcade. C’est un joyeux bazar où on dépense plein de quarters.

Japantown. On en a vu que le centre commercial, type fac des années 70 en France, en béton et fonctionnel. A l’intérieur, plein de restos et de petites boutiques kawaï remplies de Totoro et de trucs inutiles et supers (j’ai fait une mini-provision de stickers « Mini-Animaux » pour le voyage, on ne sait jamais). On a trouvé un resto plutôt marrant avec sushis tournants sur des petits bateaux autour du bar : génial. C’était le plus beau jour de ma vie quand j’ai mangé cette petite gauffre en forme de poisson fourrée à la pâte de haricot rouge. Very yummy.

Civic Center et le City Hall. On aurait pu aller au musée d’arts asiatiques - chaudement recommandé par la personne chez qui on logeait, au lieu de ça on a erré a la recherche d’un truc à manger, ce qui nous a donné l’occasion de découvrir ce quartier où se mêlent extrême pauvreté et bâtiments officiels plutôt chics (dont l’hôtel de ville où Harvey Milk s’est fait assassiné, et ou Marilyn s’est mariée avec Joe Di Maggio ; l’architecture du dôme du building est inspiré du celui des Invalides à Paris).

A table ! San Francisco est réputé pour avoir les meilleurs restos du pays (dixit mon magazine de chevet, Bon appetit), mais hélas, on n’a pas bien pris le temps de chercher de bonnes adresses, voici donc quelques petites adresses testées et approuvées…
- Brunch au Squate and Gobble qui fait des crêpes, mais nous on y a mangé un burger et un croissant fourrée, dont le souvenir est encore douloureux « Souviens-toi c’est bourratif », si je puis me permettre d’emprunter cette formule à ma chère Léo.
- Café au Blue Bottle Coffee : du très bon café, avec des pâtisseries absolument délicieuses
- Glace au Smitten Ice Cream où les glaces sont faites a la demande, dans une machine qui fume sous nos yeux ébahis
- Le fast food In n Out, un classique de bon fast food absent de la côte Est, on était content d’essayer, et pas du tout déçus !
- Foreign Cinema, le lieu est sympa, c’est un ancien cinéma où des films sont projetés au mur (quand on y était, c’était Internal affairs), mais la cuisine était juste ok, et c’était plutôt cher.
Pour le logement, on est passé par AirBnb, et on avait un petit appartement pour 4 dans un quartier un peu excentré (mais proche du Muni, le métro local). Situé sur une colline, la vue était complètement foggy dès le matin, ce qui donnait une impression assez mystérieuse… (dixit Manu, moi j’avais envie de déguerpir fissa). A l’image de cet article, mon impression sur la ville est un peu « patchwork », je ne sais pas bien quoi en penser, ce que j’ai vraiment aimé, quelle est « l’âme de la ville »… Dur dur de se faire un avis si rapidement. A suivre, la randonée à Yosemite…
Ping : Road Trip dans l’Ouest américain // Vacances d’été 2012 | The true blog of Mathilde
Très jolie balade dans San Francisco, ça me rend nostalgique ça fait tellement longtemps que je n’ai pas été traîné dans Haight Ashbury. Merci pour la promenade.
On sent en effet que tu es restée dubitative….. Mais c’est néanmoins un chouette reportage qui donne quand même envie d’aller voir de ses propres mirettes cette ville multiforme.
On a passé de bons moments, mais je pensais avoir un coup de coeur plus… franc pour cette ville tant aimée par ailleurs. J’y retournerai !
J’ai passé une semaine à San Francisco il y a deux ans et j’ai adoré la ville et les différentes quartiers. Je pense que 3 jours, c’est un peu court pour apprécier San Francisco qui est un véritable patchwork d’identités culturelles et de quartiers. J’aime beaucoup l’atmosphère qui s’en dégage. Car c’est une ville tranquille et agréable, moins « fofolle » que NYC (même si j’adore NYC)
Bonjour Mathilde! J’ai découvert ton blog il y a peu et j’aime beaucoup! De mon côté, c’est à New York que je suis expatriée. Mais on a fait à peu près le même voyage que vous l’année dernière. En plus court malheureusement, on n’avait qu’une semaine… Mais ça rappelle de bons souvenirs. A San Francisco, ce que j’avais préféré, c’était notre balade à vélos pour traverser le Golden Bridge et aller jusque Sausalito,
Bienvenue sur le blog ! J’ai l’impression que le voyage que nous avons fait est un grand classique américain en effet.
*sort son petit carnet de vadrouilles a faire* *crayonne comme une folle*
SF, on y est alles quand j’etais gamine et je ne m’en souviens pas. J’adorerais y retourner… Il faut que je guette les conferences dans le coin ^^
Vivement la suite !
C’est l’un des avantages de la vie de chercheur de pouvoir voyager ! Des conférences à Boston, il devrait bien y en avoir un paquet non ?
Manu a une conférence le mois prochain à la Nouvelle Orléans, classe non ?!
Grande classe, en effet, la Nlle Orleans ! Je pars a Jeju le mois prochain (avec la camera, of course), ca va etre plutot extra.
Conference aux US peut-etre l’annee prochaine si nouveau contrat… Ca serait rudement chouette, un petit tour par Boston !
Je suis depuis qq temps ton blog et pourtant je n’ai jamais commenté. Mais cet article sur San Fransico et ce road trip me fait passer le pas. Nous avons fais nous aussi l’ouest américain cet été avec d’abord une escale de 5 jours pour faire coucou à la famille à Boston.
Pour San Fransisco à faire la prochaine fois Alcatraz sans aucun doute. j’ai trouvé cette visite passionnante et pourtant le sujet n’est pas fun fun.
Pour une adresse sympa il y a Tommaso un resto italien dans le quartier italien. Excellent et même peut être les meilleures lasagnes que j’ai mangé (devant les restos de Rome).
Alors moi par contre j’ai adoré le cable car. Cette sensation de liberté et le cote fête à la maison lol. On l’a bcp pris. On avait une station devant nous et un pass 3 jours.
et une magnifique photo du golden bridge sans le brouillard, c’est rare
Ping : Randonnée à Yosemite // Et au milieu coule une rivière… | The true blog of Mathilde
Bonjour,
Je te suis depuis peu sur twitter et vient de découvrir ton blog.
Je me régale de lire tes récits car nous sommes allés 3 semaines en californie il y a 2 ans et je retrouve beaucoup d’endroits vus par nous aussi !
Nous avons passé 3 jours à San Francisco à visiter à pied !! avec nos 3 grands ados. Nous avons beaucoup apprécié même Alcatraz .
J’aurai aimé y passer 5 jours mais vacances pas extensibles et le circuit était programmé. Pour nous aussi, c’était en août , brume et fraîcheur .
J’espère y retourné un jour pour appronfondir ma découverte de cette ville.
J’ai adoré
Bienvenue sur le blog !
Check out the movie « So I Married An Axe Murderer », it is a fun movie, set in SF and features that exact shot of the Painted Ladies that you have here in your blog! Oh, and so glad you got to try In’n'Out. I truly miss it. That is the REAL American Fast Food burger and fries, made with REAL ingredients, and still a family owned chain to this day. Did you know about the « secret code names » for the many ways in which you can have your burger prepared???
Génial!! Je suis tombée amoureuse de cette ville lors d’un séjour, et j’ai trop envie d’y retourner!
la photo des « Painted Ladies » est géniale!!
Merci pour cette balade sur les collines de San Fran.
Ping : De l’art du bon burger made in USA | The true blog of Mathilde
Vraiment génial ! J’aimerai aussi aller dans cette ville. Elle m’accroche depuis les années 1970. Je suis guitariste et beauté typique m’inspire comme elle a inspiré Scott Mc Enzie. Une viille « accueil artistes »