
Une copine m’a proposé d’aller voir un match de roller derby. Je n’y connaissais pratiquement rien, mais Arielle qui a joué dans l’équipe de New York il y a quelques années, sous le terrible pseudo de Rosy Knuckles, avait promis de tout m’expliquer. On s’est donc retrouvé un samedi soir à Cambridge pour assister à ce match. Il avait lieu dans une patinoire, et la piste était recouverte d’un revêtement spécial, mais tout de même, ça caillait sous les semelles. Après s’être ravitaillé au food truck, c’était parti pour de la castagne de filles sur patins.
Les beaux jours arrivant, Manu va bientôt commencer une nouvelle activité : la voile. Un bassin a été construit à la fin du 19è siècle à l’embouchure de la Charles River – la rivière qui sépare Boston de Cambridge. C’est le paysage qu’on peut apprécier aujourd’hui depuis l’Esplanade : une large rivière, des berges agréables où il fait bon bouquiner, faire du vélo ou courir. Et au milieu, on peut s’adonner à la voile.
Le marathon de Boston a lieu tous les ans le troisième jeudi du mois d’avril – le jour de Patriots’ Day. C’est un des événements les plus populaires ici à Boston. J’étais contente d’y participer, enfin d’y assister dans le public : tous nos copains bostoniens nous avaient dit à quel point cette journée était fédératrice et “inspiring”, pour parler à la mode américaine. On est allé encourager les coureurs à l’arrivée vers midi. Trois heures plus tard, deux explosions avaient eu lieu sur Boylston Street à quelques mètres de la ligne d’arrivée. C’est un peu comme si une bombe explosait sur les Champs Elysées pendant le marathon de Paris. Heureusement, à ce moment-là, on était sur le carrefour de Kenmore Square pour encourager le peloton. L’agitation s’est emparée de tout le monde, policiers, ambulances, camions de pompiers et hélicoptères, on se demandait ce qui se passait… La course a été arrêtée. On nous a demandé de rentrer chez nous. Ambiance triste et confuse dans les rues.
