
Les maths, ça n’a jamais été mon dada. J’ai l’heureuse impression néanmoins que je m’améliore petit à petit depuis que je vis aux Etats-Unis. Car, étrangement, le fait que le pays n’ait pas adopté la simplicité et l’évidence du système métrique me force à devoir faire en permanence des calculs mentaux. Le système métrique – voir schéma ci-dessus – a bien essayé d’être institué aux Etats-Unis, mais le président Reagan, en 1982, l’a laissé tomber pour cause de “c’est trop compliqué”. Et voilà pourquoi on écope des pieds, pouces et autres Fahrenheit qui me donnent parfois l’impression de parler comme un paysan avant la Révolution industrielle.


Je me suis achetée une parka-doudoune en duvet de canard, et ceci marque mon passage définitif à la mode américaine – ou du moins bostonienne. Adieu joli manteau en laine qui allait si bien avec mes jupes, bonjour gros manteau bien chaud et efficace contre la pluie, le vent, la neige, le froid, le gel – en ces temps de fin du monde, je suis parée. Pour célébrer cet achat décisif (et également la fin de Gossip Girl – pour les initiés), voici un état des lieux de la mode à Boston – et je suppose dans toute ville universitaire au climat rude du Nord de l’Amérique – qui a tout de même obtenu le prix de la ville des Etats-Unis où les gens s’habillent le moins bien.