
Le miracle de l’immersion se met à fonctionner petit à petit… Je peux chantonner mes chansons fétiches sans que ça sonne trop « one again baby come back », commander avec assurance un café (avec du lait écrémé, de la cannelle, en petit format, et à emporter – c’est très technique de commander un café ici), et survivre à des réunions de boulot avec tout son jargon propre. Je crois que ça y est, je parle enfin anglais. Bilingue serait exagéré – selon les chiffres d’une étude que je n’ai jamais lue mais on m’a dit que c’était vrai (je ne sais plus qui), ça prend 7 ans pour être bilingue. Je repense avec bienveillance à moi-même, il y a quelques mois, débarquant paniquée, ne sachant pas commander un burrito sans que celui-ci soit beaucoup trop épicé. C’est fini tout ça ! Voici les points sur lesquels je dois tout de même bosser :
C’est pas gentil de se moquer des prénoms, c’est comme les attaques gratuites sur le physique. Ceci étant rapidement dit, les Français qui ont des prénoms américains (Kevin, Dylan, Jessica, etc.), ça m’a toujours fait bêtement rigoler. Une fois aux Etats-Unis, je me suis demandée si j’allais continuer à glousser face à la variété et l’originalité des prénoms. En fait non. Enfin pas tant que ça. A part les enfants de star 