Devenir bilingue // Entre franglais et accent français

Drapeau américain

Le miracle de l’immersion se met à fonctionner petit à petit… Je peux chantonner mes chansons fétiches sans que ça sonne trop « one again baby come back », commander avec assurance un café (avec du lait écrémé, de la cannelle, en petit format, et à emporter – c’est très technique de commander un café ici), et survivre à des réunions de boulot avec tout son jargon propre. Je crois que ça y est, je parle enfin anglais. Bilingue serait exagéré – selon les chiffres d’une étude que je n’ai jamais lue mais on m’a dit que c’était vrai (je ne sais plus qui), ça prend 7 ans pour être bilingue. Je repense avec bienveillance à moi-même, il y a quelques mois, débarquant paniquée, ne sachant pas commander un burrito sans que celui-ci soit beaucoup trop épicé. C’est fini tout ça ! Voici les points sur lesquels je dois tout de même bosser :

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What’s your name, again ? // Les prénoms américains

Coffee cupC’est pas gentil de se moquer des prénoms, c’est comme les attaques gratuites sur le physique. Ceci étant rapidement dit, les Français qui ont des prénoms américains (Kevin, Dylan, Jessica, etc.), ça m’a toujours fait bêtement rigoler. Une fois aux Etats-Unis, je me suis demandée si j’allais continuer à glousser face à la variété et l’originalité des prénoms. En fait non. Enfin pas tant que ça. A part les enfants de star (cf. infos contenues dans ce genre de diaporama), les gens ont plutôt des prénoms « normaux » (il y a tout de même une petite Beyonce à l’école où je travaille). Mais le souci, ce n’est pas tant de s’appeler Brenda ou Brandon, que d’éviter la prononciation plouc à la française. J’ai parfois bien du mal à ce que les gens reconnaissent leur prénom quand je m’adresse à eux : il m’est arrivé d’appeler un ‘Kyle’, en vain : j’ai essayé toutes les nuances du « aille », il ne s’est jamais retourné.

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J’apprends l’anglais avec mes conversations partners

Il faut que je bosse mon anglais. J’ai envisagé de prendre des cours à la fac, mais c’est absolument hors de prix. Une copine m’a suggéré de chercher des conversation partners. Je suis peu familière du concept, que j’imagine être une version actualisée de la « correspondante » ; j’ai bien eu une pen-friend au collège, mais notre amitié est restée, pour ainsi dire, lettre morte… J’ai alors cherché quelqu’un via Craiglist, mais les annonces y sont toutes assez douteuses (cherche coach de vie / personne avec qui courir le matin le long de la rivière / quelqu’un pour partager mes repas au restaurant). J’ai finalement opté pour la bonne vieille méthode, celle de la petite annonce rédigée à la main et accrochée sur un panneau de l’Alliance française (où plein d’Américains viennent pour des cours de français). Le lendemain déjà, je reçois quelques coups de fil. Le Meetic de l’amitié, version langue et culture étrangère peut commencer !
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Bilingue en anglais (ou presque)

Carte des Etats-Unis

Bégaiements, hésitations, moments de solitude : il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas toujours simple de parler, d’être compris et de tout comprendre en anglais. Parce que je ne veux pas non plus passer pour une quiche et parler un english tout moche, je lis des livres et des magazines en anglais, regarde des séries. Mais à un moment, il faut toujours interagir avec d’autres humains. C’est tout de suite une affaire plus délicate.

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