Mon job aux Etats-Unis // La vie dans le cubicle

Ça fait maintenant près de deux mois que je m’échine dans mon nouveau boulot – heureusement que j’ai eu mes deux semaines de congés fin août. C’est un peu tôt pour en tirer un vrai bilan, mais j’ai déjà quelques infos-révélations fracassantes sur la vie en entreprise aux USA, du moins dans celle où je travaille. Je bosse dans une maison d’édition, dans une équipe web, et je m’occupe de diverses choses à « coordoner » (c’est le terme officiel, suffisamment vague et flexible). Je ne vais pas rentrer dans les détails mais plutôt passer à la moulinette les clichés sur la vie en entreprise américaine que je pouvais avoir, ou dont on m’avait fait part, façon « comment vas-tu survivre ? ».

Daytime soaps - My Life in a Cube

From My Life in a Cube


« Les gens sont toujours très positifs. »
Oui. 
C’est comme dans la vraie vie : chacune de mes interventions est ponctuée par un « awesome, great ». Ca booste l’ego, mais parfois ça me semble légèrement exagéré…

« Tu vas passer ta vie dans un cubicle. »
Oh oui !
Imaginez un immense open space, découpé en « cubes », ces espaces standardisés avec une sorte de moquette maronnasse au mur. Tout est pensé pour rentabiliser l’espace, mais ils ont oublié le principal : la lumière naturelle, les couleurs joyeuses, l’air qui circule. Bref, un endroit où il ferait bon vivre. Mon défi en ce moment, c’est de décorer mon cube. J’ai pensé apporter une plante, mais j’ai peur que sans lumière elle ne survive pas. J’ai collé des cartes postales au mur, ce qui renforce d’une certaine manière l’aspect cellule du lieu. Les murs ne montent pas haut et il faut partager la pièce avec le voisin qui mange ses chips tous les jours à 16h15 – systématiquement, la nana qui rit trop bruyamment, celle qui ne sait pas parler doucement au téléphone (ça, c’est moi). Le tout dans une ambiance glaciale, la clim est à fond. J’empile les gros gilets pour maintenir une température corporelle viable.

My cube aka The Cubicle

« Tu vas avoir des horaires de dingue. »
Non.
Je fais du 9-17h. Si à 17h10 je suis encore dans mon cubicle, on s’inquiète « Ben t’es encore là toi ? ». L’univers impitoyable de l’entreprise américaine n’est pas une généralité absolue : les 35 heures existent dans certaines boîtes. Ma journée de travail est remplie de réunions qui se passent par téléphone (au début, c’était l’effroi quand j’ai découvert ça : mon pire cauchemar étant le téléphone en anglais). Ce ne sont pas des vidéoconférences, je me connecte à l’heure voulue sur l’écran d’ordi du leader de la réunion, qui présente son petit topo. Il peut passer la main à n’importe qui, à tout moment, ce qui exige donc une présence maximale. Mon angoisse est de ne pas comprendre le moment où on me passerait la main alors que je serais en pleine lecture d’un post de Garance Doré.

« Tu peux oublier la pause-café »
Hélas oui. 
On a à disposition une grande cuisine commune – mais personne n’apporte des donuts tous les matins. Chacun entasse son lunch pack dans le frigo, fait son café ou son thé. Personne ne reste à papoter. L’avantage c’est que je ne perds pas mon temps dans une discussion passionnante avec mes collègues du 8è étage sur les divers problèmes de calculs rénaux, coliques du petit dernier ou épilation définitive. L’inconvénient, c’est que mon réseau de collègues a du mal à se développer.

« Tu peux faire une croix sur ta pause de midi. »
Oui et non. J’ai une heure de pause déj, il y a même une salle de prévu. Appeler cette grande pièce une cantine serait trop ambitieux : c’est juste un endroit avec des tables et des chaises, quelques distributeurs de coca et des frigos de salades et de burritos. L’été, il y a même une jolie terrasse pour s’installer dehors. Le hic, c’est que je suis très souvent en réunion le midi, et du coup ça se termine en mangeant devant l’ordi. Je travaille avec des gens qui bossent sur la côte Ouest, et du coup avec 3 heures de décalage horaire, à midi chez moi, il est 9 heures chez eux : l’heure parfaite pour faire une petite réu’. Mais grosso modo, je ne retrouve pas ce moment repas, où on part tous en équipe manger et se marrer pendant la pause, ça reste exceptionnel quand ça arrive. J’ai eu l’occasion une fois de faire un déjeuner d’équipe avec le grand chef qui voulait rencontrer les dernières recrues. Le déj était sympa, mais limité à 45 minutes.

Lunch Bags

 « Ils ont une longueur d’avance dans le domaine ».
OUI. Aussi bien sur les sujets qu’on traite que sur les méthodes de travail, je suis assez impressionnée. Dans le domaine dans lequel je suis, on est en plein dans « le livre numérique ». Mais pas de débat sur la place du livre numérique, son prix, etc. On recherche des solutions pour faire mieux, vendre plus. Faut que ça dépote.

« Tu vas te faire un paquet de fric ».
Oui et non.
Les salaires me semblent globalement plus élevés aux Etats-Unis qu’en France, mais le niveau de vie est aussi plus élevé (frais de santé, loyers, etc.). Les avantages sociaux sont inexistants dans mon contrat. Et puis j’ai tout de même des copines américaines qui cumulent deux boulots.

« Tu vas vivre le rêve américain ! »
En cours ! C’est encore bien sûr trop tôt pour le dire… Je pensais que le fait d’être étrangère, de ne pas maîtriser parfaitement la langue serait un handicap, surtout dans l’édition. Mais en fait, personne ne me fait remarquer que je suis française – autrement dit que j’ai un accent, que je fais des fautes quand je parle. Je me sens hyper encouragée à proposer des idées, des projets ; je ne suis pas là depuis très longtemps, mais mon boulot évolue déjà par rapport à ce pour quoi j’ai été embauché, c’est « flexible », et très motivant.

View from the office

Cet article reste lié à ma propre expérience, et je sais que pour d’autres copines expatriées, ce n’est pas tout à fait pareil. Vous qui bossez à l’étranger, comment vous le vivez ? Et vous qui êtes en France ou ailleurs, vous aviez d’autres clichés en tête ? 

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société.

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23 Commentaires

  • Répondre 23 Sep 2012

    Chamcham

    C´est vraiment hyper intéressant d´avoir ton point de vue!
    Moi je vis et travaille en Allemagne donc c´est un peu différent…
    Mais je lis tes articles avec grand plaisir!

  • Ah moi aussi je kiffe beaucoup mon 9h-17h!!! J’ai la chance d’avoir une cantine qui ressemble a une vraie cantine avec des plats chauds et 2 collegues sympas mais la pause se limite a 25 min environ et le café c’est devant l’ordi….
    Je suis quand même encore très surprise de la quasi inexistence d’avantages sociaux : ma collègue enceinte de jumeaux a 1h de trajet pour venir au boulot et est toujours là à un mois de son terme…. Et tout le monde a l’air de trouver ca normal!!!

  • 9h-17h, je ne les fais jamais mais c’est parce que je le veux bien : c’est la norme, ici aussi. Et c’est rudement chouette d’avoir ton chef qui fronce les sourcils en te voyant encore a la paillasse lorsqu’il s’en va pour chercher ses gamins a l’ecole…
    Longueur d’avance, oh oui ! Quelques longueurs d’avance, meme ! Tiens, d’ailleurs, il en pense quoi, ton Manu de chercheur ?
    Les gens sont tres positifs, toujours. C’est parfois un peu niais/agacant (mon caractere me porte plus a rentrer dans le lard qu’a dire « mais si, mais si, c’etait super »…)
    Pas de souci pour la pause du midi, toujours entre collegues et en prenant son temps (si les manips le permettent) et pause cafe obligatoire : labo en PC2, boissons et nourriture interdites (enfin, on a tous du chocolat planque dans un tiroir…). Pas de cafe devant l’ordinateur, donc (enfer, malheur, carottes au beurre) mais des pauses cafe qui sont une veritable institution, a 10h30 et 15h30. Avec Friday cake de rigueur, on a meme un calendrier special cakes, soigneusement mis a jour (et scrute attentivement des le jeudi apres-midi).
    La belle vie, quoi ! Surtout que je n’ai quasiment jamais a repondre au telephone (ca reste mon cauchemar meme deux ans apres notre arrive…)
    (je rebondis sur le commentaire de Curieuse et futile, les femmes enceintes, ici, travaillent jusqu’a deux semaines de leur due date. Ca fait bizarre… Mais c’est pour « la bonne cause » : le conge maternite dure jusqu’a six mois et partir le plus tard possible prolonge d’autant le conge apres la naissance. Ce qui gagne un peu de temps par rapport a la garde, aussi)

  • Répondre 23 Sep 2012

    Eugenie

    Je peux tirer le même bilan! Mais attention, après deux ans, j’ai eu une « promotion de bureau », maintenant mon cubicle a une fenêtre et la moquette matelassée a été remplacé par un muret blanc. Le grand luxe!

  • Intéressant tout ça! J’aurais pense que l’ambiance serait plus conviviale avec des Happy hours tous les casual friday et tous ces gros clichés qui ressortent des séries us. C’est intéressant l’édition pour m’evolution du livre dans cette société numérique. Bonne continuation dans ton cubicle!

    • Répondre 24 Sep 2012

      Mathilde

      C’est peut-être comme ça ailleurs ! De temps dans la cuisine commune quelqu’un laisse des fruits/légumes du marché en disant de se servir, il y aussi des restes de gâteau (ces énormes layer cakes) mais l’ambiance reste assez studieuse…

  • Répondre 24 Sep 2012

    M'dame Jo

    Mais impressions à l’époque ressemblent bien aux tiennes. J’arrivais à 8h30 et je n’arrivais pas à partir avant 17h30… à part les cadres sup’, personne ne bossait plus. J’ai aussi vachement apprécié au premier meeting merci pour tes résultats, ça fait beaucoup avancer le projet, blabla, contribution, awesome job tout ça, et ben j’avais vraiment apprécié que, au delà du salaire (qui était confortable, malgré les 33% d’impôts), on montre une appréciation pour ce que tu a fais. Les open-spaces étaient de la taille d’un terrain de foot, très grosse boîte, et plutôt assez calme. Sauf deux mecs qui tous les jours pendant 4 mois se sont tapés la tchatche juste devant mon cube. Pour la nourriture, on avait une cafétéria, pas mal, plutôt sain (cali style). On ne faisait pas de pause café en groupe, mais ça prenait son temps au début des meetings pour manger (ou pas) un doughnut et blablater sur ce que tu vas faire pour Labor Day.

    Enjoy!

  • Répondre 24 Sep 2012

    mariel

    moi aussi je fais 9h-17h, la tranche horaire la moins occupée par les femmes, ici elles font plutot 8h-16h, voire 8h-14h.
    On a droit a 2 pauses thé (mais on a le droit de boire du café, et meme qu’il est bon), reglementaire de 15minutes, le matin et le soir. Par contre le lunch break n’est que de 30minutes. Moi je fais la francaise rebelle, je prends pas mes pauses thé (mais je me fais quand meme un café) et je prends une pause dej plus longue… Enfin quand je peux.
    Sinon, on part tous à 17h, vu que les portes ferment et qu’il faut une autorisation speciale pour pouvoir les ouvrirs apres 17h. Moi ce me va tres bien 😉
    Pour le telephone, ma hantise au depart, ma manager m’a tres vite mis a l’aise et m’a collé au standard 1 jour par semaine…. Je me suis rendue compte aujourd’hui que quand les gens me donnaient leurs noms je n’avais besoin de les faire repeter qu’une seule fois pour comprendre, et ça c’est juste awsome! :)

  • Répondre 24 Sep 2012

    Nath

    Super intéressant ce point de vue sur le monde du travail made in US …Je le vis seulement par « procuration » puisque c’est mon cher et tendre qui passe ses journées dans son cube. De ce qu’il m’en dit, il y a pas mal de points communs avec ton expérience !
    Le côté hyper encourageant du « goooood job », moi c’est à l’école où vont mes loulous que je le sens le plus et franchement cette façon d’encourager les enfants , parfois même sur des petits riens, c’est drôlement motivant et positif !

  • Répondre 24 Sep 2012

    Lucie

    Je bosse dans l’édition aussi, dans une boîte franco-anglaise, donc il y a des choses qui diffèrent beaucoup et d’autres qui ressemblent. C’est un beau mix. On apprends tant de choses en travaillant à l’étranger. Manière différente de travailler, d’interagir avec ses collègues ou la hiérarchie, habitudes. C’est un autre monde et c’est tant mieux, c’est toujours enrichissant!

  • Répondre 24 Sep 2012

    Sophie

    Allo Mathilde, j’ai découvert ton blog un peu tard en rentrant de vacances de la Nouvelle Angleterre mais je viens régulierement jetter un coup d’oeil à tes récits, toujours bien écrit en passant.
    De mon coté je vis avec mon conjoint à Montréal (on approche la trentaine et ca fait un an que l’on est ici) et je travaille moi aussi dans un cubicule (ici ca se dit comme ca, à la franglaise). Par contre j’ai la chance de travailler dans un immeuble dit « vert » et donc axé sur le confort au travail. Donc tous les cubicules sont éclairés de lumière naturelle, des ergonomes à disposition pour augmenter le confort, des surfaces de travail ajustées au cas par cas..le top !
    Les horaires c’est du 8h-16h avec une pause lunch de 30 min et on mange en équipe. Le vendredi c’est plutot 15h tout le monde dehors et hors de question bien sur de faire des heures supp, ca parait bizar effectivement de rester plus tard que son horaire.
    Par contre c’est sur que les congés sont restreints…on peut pas tout avoir de toute facon
    😉 je pense que c’est la chose qu’il ne faut pas perdre de vue lorsque l’on vit à l’étranger !

    • Répondre 24 Sep 2012

      Mathilde

      Bienvenue sur le blog Sophie ! Vous êtes allés où en Nouvelle Angleterre ? Je suis toujours preneuse de nouvelles idées pour les week-ends.
      Ca a l’air sympa ton environnement de travail ! C’est vrai que ce n’est pas tant le petit espace qui me gêne que cette impression d’être enfermée : en sortant je découvre le temps qu’il fait :)
      Je suis d’accord avec toi… on ne peut pas avoir les horaires arrangeants et beaucoup de vacances…

      • Répondre 25 Sep 2012

        Sophie

        Alors on a debuté dans l’ Acadia National Park dans le Maine, juste sublime, une tranquillité même en plein mois d’aout et des paysages très beau, belles randos pedestre et vélo. Ensuite on a fait des étapes à Cap Elizabeth, Cap Porpoise, Porthsmouth, Marblehead, Salem. Je t’avouerais que les villages du Cap sont mignons, un petit air de Bretagne les maisons en granit en moins. Salem on a pas trop aimé, disons qu’il pleuvait ce jour là donc pas le mieux pour visiter. Ensuite on a passé 5 jours à Boston, on a adoré et 5 jours nous on permit de visiter de long en large la ville et Cambridge. Au fil de nos ballades nous sommes tombés sur la boutique « The Closet », un bon petit plan friperie, tu connais ? Ensuite on est partis sur Cape Cod 4 jours, du coté de Truro. En a surtout fait du vélos, c’était très beau. On a visité Provincetown, Chatham. On y reviendrais bien l’hiver car beaucoup trop de monde à Provincetown en été. La foule et nous c’est pas trop ca..Et l’hiver doit etre tellement apaisant la bas. En tout cas on y a vu nos plus beau couchers de soleil, la lumière est juste incroyable.
        On a terminé nos vacances dans les white mountains, encore une fois super rando, beau paysages, chutes d’eau. A faire en tout cas.
        Arf il y a tellement de choses à voir, on a pas choisit les pays les plus petit 😉

  • Répondre 25 Sep 2012

    Sev

    Lorsque je vivais en Australie c’etait très similaire : 8h-16h30 avec en théroei 15 min de pause dans la matinée et 30 min au déjeuner. Il y avait une cantine avec des plats faits sur place ( de délicieuses soupes l’hiver) mais souvant on ne quittait pas le bureau. Par contre, on était plusieurs dans une même salle sans « cubicle » donc parfait pour les échanges impromptus entre collègues et on se faisait parfois des repas ensemble et des Friday’s drinks (un apéro quoi). J’ai aussi trouvé les australiens très très pragmatiques : là où le français batit une usine à gaz, l’australien cherche l’efficacité avant tout (et je retrouve ça avec les américains avec lesquels je travaille). Niveau cout de la vie, je vivais vers Adélaide : salaires bien moindres qu’en France mais coût de la vie également. Et niveau prestations sociales, ça pouvait aller mis à part pour le congé maternité : 12 mois sans être payée. Du coup, j’ai travaillé jusqu’au bout pour la 1ère (enfin j’avais prévu 15 j mais elle est néée 15 j en avance) et je me suis arrêtée 15 j avant pour le 2e. Mais j’ai pu rester 6 mois en congé à profiter de mes bébés.
    En résumé, je ne regrette absolument pas (surtout le côté positif même si comme toi ça surprend au début qu’on t’encense pour un rien)

  • Répondre 25 Sep 2012

    Mathilde

    Merci à toutes d’avoir laissé vos commentaires et témoignages sur vos propres expériences, c’est intéressant de partager tous ces points de vue !

  • Répondre 26 Sep 2012

    Corina

    Haha, I love this: If I’m in my cube at 5:10, people are worried: “why are you still here”? This is soooooo true!!! Great post!

  • Répondre 5 Oct 2012

    Olithée

    Trés trés bien raconté comme d’habitude
    Pour ma part les gerblés croquant aux figues remplacent les chips et sont grignotés a 10h30- 12h45 – 15h13 et 17h26 chaque jour que dieu fait par ma voisine d’en face. Je me demande si a choisir je préfère par les lays cheese & onions !
    xo

  • Répondre 23 Oct 2012

    Sarah

    Bonjour Mathilde, je decouvre ton blog et ca fait plus de 2h que je le devore, entre le carnet de voyages de la cote ouest, les bons plans de l’automne et cette re-decouverte de Boston que j’ai adore lors d’un week-end en 2008 je vais suivre de plus pres tes aventures!

    Me concernant je suis expat’ depuis presque 7 mois sur Toronto et je vis un peu la meme chose que toi. Des horaires de bureau 9h-17h, une ambiance calme et detendue et je ne sais pas pour toi mais je ressens nettement moins de pression au travail que lorsque je travaillais en France. Les gens sont poses et prennent le temps de bien faire. Je travaille avec des bureaux bases un peu partout dans le monde et je prenais l’habitude de repondre a tous mes emails avant 9h30 mais je n’avais plus grand chose a faire apres. Maintenant je m’adapte et prends le temps de repondre a ces emails sur la journee entiere, tout en papotant avec mes collegues. Un bonheur! Bonne continuation!

  • Répondre 1 Jan 2013

    Marie

    Coucou Mathilde,
    Et les pauses cigarettes, ça se passe comment ? Je me doute que cela doit être très mal vu, mais il y a bien des gens qui sont dépendants et qui ont besoin de leur dose dans la journée ?! Peut-on fumer devant l’entreprise, dehors, ou y a-t-il une véritable omerta autour de la cigarette ? Est-ce une question que l’on te pose en entretien ?
    Pour le reste, ça fait un drôle d’effet de voir le cubicle en vrai (je ne sais pas pourquoi, cela était lié, dans ma tête, aux entreprises US spécialisées dans la finance, au CAC 40…). J’ai visité un grand groupe de presse à Pékin, où il y avait une quarantaine de cubes dans une immense salle; on pouvait entendre les mouches voler… assez angoissant…
    Mais par rapport au système français, les horaires dont tu parles sont plus équilibrés et il reste ainsi du temps dans la journée pour d’autres activités… Je suppose que cela ne suffit pas à compenser le peu de vacances, mais au quotidien, le rythme semble plus amorti… Non ? Comment sens-tu les choses après plusieurs mois ?

    • Répondre 2 Jan 2013

      Mathilde

      Boston est une ville « healthy » on ne voit pas beaucoup de monde fumer ! D’ailleurs, j’ai dû me griller 3 petites clopes pendant toute l’année 2012…
      Pas d’espace fumeur au boulot, les rares personnes qui fument descendent et vont dehors…

      Pour les vacances, on a quand même pu partir deux semaines en août, une semaine à Noël, et puis il y a eu les 4 jours de Thanksgiving, et un week-end à New Orleans. On tient le rythme !

  • Répondre 19 Mar 2013

    Severine

    Je rattrappe un peu de retard car je ne lis ton blog que depuis quelques mois. Moi aussi je fais officiellement du 9h30-17h30 mais je deborde souvent le soir a la maison mais par rapport en France dans le meme metier on fait beaucoup moins d’heure.
    Moi aussi mon cubicle est glauque. Au fil des annees j’ai eu des promotions de cubicles comme Eugenie. Il est plus grand mais toujours pas de fenetre.
    La pause dejeuner est rare, plus frequente en ete ou quand la boite fait livrer des buffets. Pas de pause cafe mais on peut papoter 5 min dans la cuisine en allant s’en chercher un (mon cubicle est le plus pres de la cuisine).
    Je suis aussi entierement d’accord sur les felicitations et encouragements. Cela met du baume au coeur meme si c’est parfois un peu exagere.
    Pour rebondir sur les messages de Curieuse et Futile et de la Grande Blonde, j’ai travaille jusqu’a l’avant veille de mon accouchement (j’ai accouche un dimanche et le vendredi je bossais), essentiellement a la maison les 2 ou 3 dernieres semaines. Legalement je n’avais le droit qu’a 5 semaines payees une misere mais ma boite (dirigee par une femme et mere de ma famille) m’a genereusement donne 12 semaines payes.

    • Répondre 20 Mar 2013

      Mathilde

      Le rythme, les habitudes, ça change vachement c’est clair ! Ma boite en France était plutôt « cool » même si je faisais des gros horaires. Ca a tout de même pas mal changé ma vie de sortir du taf à 17 heures ! C’était justement mon heure de pause café à Paris…
      C’est chaud pour l’accouchement ! Tu l’as vécu comment ?!

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