The true blog of Mathilde http://www.maathiildee.com S'expatrier, vivre à Boston, et voyager aux Etats-Unis // USA Thu, 13 Jun 2013 23:30:39 +0000 fr-FR hourly 1 Visite du Rhode Island // Premier arrêt à Providence http://www.maathiildee.com/2013/06/13/visite-du-rhode-island-premier-arret-a-providence/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=visite-du-rhode-island-premier-arret-a-providence http://www.maathiildee.com/2013/06/13/visite-du-rhode-island-premier-arret-a-providence/#comments Thu, 13 Jun 2013 23:16:21 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=9195 Lire la suite ]]> downtown Providence, Rhode Island

Le week-end dernier, on a passé deux jours dans le Rhode Island, le plus petit Etat des Etats-Unis. On est arrivé à Providence vendredi soir, il tombait des trombes d’eau – des restes d’une tempête tropicale qui remontait vers le nord de la côte Est. Heureusement, le lendemain, le temps était radieux et on a sillonné trois quartiers de la ville :

  • Federal Hill, un quartier en pleine reconversion ; il est passé en deux siècles de super chic, à super pourri, puis hype,
  • College Hill, la colline où se trouve la prestigieuse Brown University,
  • le downtown de la ville.

Ca a beau être la capitale de l’Etat, la ville se parcourt facilement à pied, et le soir on a profité de Waterfire, un spectacle son et lumière sur les canaux (j’aime cette expression Jean-Michel Jarre des 90′s).

Providence, Rhode Island - carte

Contrairement à ce que son nom indique, le Rhode Island n’est pas une île, mais c’est tout de même en bord de mer. Le Rhode Island est l’un des six Etats de la Nouvelle-Angleterre. Bon plan : Providence n’est qu’à une heure de route de Boston, et il y a même des trains direct qui y vont.

Brown University

L’attraction de la ville, c’est l’université de Brown. Vous allez me dire : mais pourquoi visiter un campus de fac ? Car ici en Nouvelle Angleterre, les facs, surtout celles de Ivy League, sont super canons. C’est comme se promener dans un beau quartier historique, avec des maisons en briquettes et des parcs où les gens sont jeunes et beaux.

Brown university, Providence, Rhode Island Brown university, Providence, Rhode Island - motto and bear

Brown university, Providence, Rhode Island - College Hill Brown university, Providence, Rhode Island - Power street Brown university, Providence, Rhode Island 1 Brown university, Providence, Rhode Island 2

John Brown House - Providence, Rhode Island

Brown university, Providence, Rhode Island - Hopkins House

Downtown Providence

Providence est la capitale du Rhode Island, et qui dit capitale dit capitole, avec un dôme – d’ailleurs c’est l’un des dômes en marbre les plus gros du monde, info inutile mais une guide nous l’a dit, donc je retranscris. Le downtown a quelques gros buildings, mais aussi des petites rues étroites plutôt bien animées, ça change du downtown assez désertique de Boston le soir.

Capitole Providence Rhode Island

downtown Providence, Rhode Island

Waterfire, du feu sur les canaux

L’une des attractions de la ville pendant l’été, c’est le spectacle du Waterfire. Un samedi par mois (on est tombé par hasard sur le bon moment, merci le dieu des touristes), des brasiers sont allumés sur les canaux et les gens observent lentement les bûches crépiter. Ca a commencé en 1997, lors d’un Nouvel An, où un mec passionné (et riche) a organisé cet événement pour faire joli et redynamiser le centre. Ca a tellement plu que depuis c’est organisé tous les ans. Quand une copine m’en a parlé, j’imaginais un truc assez intimiste, genre des petites bougies qui flottent sur les canaux, avec pas grand monde sur les quais, le tout dans une ambiance semi-lugubre, juste quelques lampions au coin des rues. Niet. C’est hyper populaire et bondé. Il y a des concerts, des stands de hot dog et des reconstitutions historiques avec des soldats déguisés et des joueurs de pipeau.

On a encore appris quelque chose sur l’histoire de la guerre d’Indépendance américaine. On croyait que tout avait commencé à Boston, le Tea Party, la bataille de Concord-Lexington, mais apparemment, c’est à Providence que le premier échauffourée avec les Anglais a eu lieu : des habitants leur auraient brûlé un bateau avant tout le monde, ça c’est appelé la bataille de Gaspee. A chaque visite de ville, on a droit à une version un peu différente de l’histoire officielle.

Waterfire - Providence, Rhode Island 1 Waterfire - Providence, Rhode Island

Gondola Waterfire - Providence, Rhode Island

Federal Hill

Le quartier qui nous a le plus surpris était celui qui, comme le dit l’expression consacrée, était hors des sentiers battus. A l’ouest de la ville, Federal Hill était censé être un quartier italien, mais il est aussi italien que la pizza que je fais maison avec du gruyère fondu en guise de topping. Autrefois c’était un quartier d’immigrés, d’abord Irlandais, puis Italiens, mais c’est de l’histoire ancienne.

Federal Hill

Cette sculpture d’un goût douteux symbolise l’entrée du quartier, la pomme de pin représentant l’abondance. Cette rue Atwells ne nous a pas franchement séduits, mais en allant dans la rue parallèle, Broadway, c’était nettement plus sympa.

Sur Broadway, il y a plein de vieilles maisons victoriennes. Certaines sont barricadées et en passe de devenir des squats, d’autres sont en pleine rénovation. On est aussi tombé sur cette ancienne armurerie, un bâtiment énorme, qui est aujourd’hui un centre d’entraînement des pompiers. Ca semblait complètement incongru ce genre de château fort au beau milieu de la ville.

Federal Hill, Providence, Rhode Island

On était en train de prendre des photos d’une de ces maisons victoriennes, quand un gars est sorti et a commencé à nous raconter qu’il faisait des travaux à l’intérieur. Il nous vantait les pièces incroyables de cette maison à l’abandon depuis quelques décennies. Et puis il nous a proposé de rentrer. Ca aurait pu être un piège de serial killer, mais nous on ne s’est pas du tout méfié, il avait l’air sympa. On l’a suivi, et il nous a fait le tour de la maison, une petite merveille, certes en grand état de délabrement, mais on pouvait imaginer la beauté passée des lieux… et à venir, puisqu’il travaille avec toute une équipe d’ouvriers pour la retaper et en faire un hôtel.

Rénovation - Federal Hill, Providence, Rhode Island - Brodway

Rénovation - Federal Hill, Providence, Rhode Island

Juste à côté de cette immense maison se trouve sa carriage house, en gros, le garage du 19è siècle, qui comprenait écurie et calèche. Pas mal non ?

Carriage House, Broadway, Providence, Rhode IslandCôté Food

Providence essaie de se tailler une réputation de « la ville la plus hype des Etats-Unis ». La concurrence est rude, entre Austin au Texas, Portland dans l’Oregon (et d’autres si vous avez des suggestions !). Qui dit hype, dit super food. Et c’est vrai que les restos testés à Providence n’étaient pas mal du tout.

Lemonade et cheesecake

Food Providence Rhode Island

  • Farmstead. Un resto qui ne fait que du local, frais et de saison. On a bu du vin excellent, mangé du fromage tip-top et des plats originaux type bistro cool. 186 Wayland Av.
  • Julian’s. Un endroit assez rock’n roll où on sert un breakfast à l’américaine. Selon l’hôte chez qui on logeait, c’est le meilleur de la ville. On l’a trouvé classiquement bon, avec tout ce qu’on a envie de manger pour du 100% USA – œufs Benedict, hash, pancakes, etc. Bruyant, animé, foutrac et copieux. 318 Broadway.
  • Flan y ajo. Un mini-resto de tapas qui nous a presque rappelé l’Andalousie. C’était super bon et avec quelques tapas d’inspiration locale (avec des clams). 225 Westminster St.

Providence, Rhode Island - poster

La suite du périple dans le Rhode Island, ce sera Newport et ses fabuleuses mansions au bord de l’océan. A suivre très bientôt !
Pas sûre de poster dans les jours à venir, demain c’est mon anniversaiiiiiiire, et je pars quelques jours hors de Boston. Des petits bibis à tous et à bientôt !

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J’ai enfin mon permis de conduire américain http://www.maathiildee.com/2013/06/11/jai-enfin-mon-permis-de-conduire-americain/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=jai-enfin-mon-permis-de-conduire-americain http://www.maathiildee.com/2013/06/11/jai-enfin-mon-permis-de-conduire-americain/#comments Tue, 11 Jun 2013 16:21:18 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=9177 Lire la suite ]]> Permis de conduire, Norman Rockwell

Lundi dernier, j’ai reçu par la poste mon permis de conduire. Ceci n’est pas le fruit de mon talent de pilote, mais plutôt le résultat de démarches administratives, par définition longues et douloureuses. Les lois relatives au permis de conduire sont différentes dans chaque Etat aux Etats-Unis. En l’occurence dans le Massachusetts, il est interdit de conduire avec son permis français pendant plus d’un mois. L’idée de repasser mon permis de conduire me fichait la trouille, du coup je n’avais rien fait même après 1 an 1/2 ici. Miracle du dieu du bitume, depuis le 1er avril 2013, un nouvel accord a été signé entre le Massachusetts et la France : les résidents français pouvaient désormais échanger leur carton rose à deux plis pour un permis de conduire américain. Je n’avais donc plus besoin de passer le permis, mais c’était parti pour de la tergiversation administrative…

Pourquoi avoir un permis de conduire américain ?

  • pour conduire. Boston a des transports en commun, certes, mais pas des plus optimaux. Moi je roule en vélo, donc finalement, la voiture n’est pas complètement indispensable pour la vie de tous les jours. Mais dès qu’on part en week-end, on loue une voiture. 
  • pour avoir une pièce d’identité. Autrement dit pour pouvoir boire dans des bars. Quand un serveur dit : « Aïe-di pliz », il faut lui tendre le sésame qui prouve qu’on est bien âgé de plus de 21 ans. Les ridules au coin des yeux ne suffisent pas, il faut vraiment justifier de son âge avec une pièce d’identité valide, un passeport, un permis de conduire ou une Massachusetts liquor ID card (une carte qui ne sert qu’à acheter de l’alcool).

L’échange de permis, comment ça marche ?

Il faut réunir un certain nombre de papiers, et il faut que tous ces papiers aient moins d’un mois, donc procrastination interdite. Puis, rendez-vous ensuite au DMV, le Department of Motor Registry. Attention, là-bas, on attend littéralement des heures en compagnie de toute une foule de personnes diverses venues faire des papiers en lien avec l’identité et la voiture. J’ai attendu pendant des plombes, en étant fixé sur le tableau lumineux hypnotisant où défilaient les numéros, et en vérifiant à chaque fois sur mon petit papier si c’était mon propre numéro. Now serving B68, at counter number 33.  

Rendez-vous au DMV de Boston

L’estimation du temps d’attente est excessivement optimiste.

Les gens au guichet ne sont pas des petits rigolos, ils sont d’ailleurs notoirement connus pour être très tatillons. Ils ont cherché la petite bête dans le moindre papier. Etrangement, alors qu’on avait les mêmes papiers avec Manu, les guichetiers n’ont pas bloqué sur les mêmes choses, on a eu chacun des embrouilles différentes.

Que faut-il donc dans le dossier :

  • le formulaire de demande dûment rempli. Il peut se télécharger ici, et quand vous arrivez dans les bureaux du DMV, ils en donnent à tout le monde au cas où vous voudriez le recopier bien au propre.
  • un justificatif d’âge. Le visa dans le passeport et le DS-2019 sont requis. Quand j’ai farfouillé dans mon porte-feuille, la nana du DMV a vu ma carte d’EAD, mon permis de travail, et elle m’a dit que ça suffisait. Dans le doute, prenez tout ce que vous avez.
  • un justificatif de domicile. Le bail ou une facture. Attention, il faut montrer les originaux, ils font eux-mêmes les photocopies. Le jour où Manu est allé faire son permis, il avait pris les deux baux : celui de l’année précédente, et celui de l’année à venir, car le c’était pile le jour où le nouveau bail entrait en vigueur. La nana a donc décidé qu’aucun des deux n’était recevable. L’angoisse. En donnant une facture d’internet, ça ne lui a pas plu non plus, car la facture était imprimée par nos soins, car on ne reçoit que des factures en ligne. Après quelques minutes de discussion avec ses collègues, elle a tout de même accepté.
  • un justificatif de signature. La carte de sécu fait office de preuve. Vous ne pouvez pas utiliser votre passeport si vous l’avez déjà utilisé pour prouver votre âge.
  • une copie originale de « relevé restreint d’information ». Personne a priori ne sait ce que c’est avant d’en avoir besoin, et c’est la préfecture où vous avez eu votre permis qui peut vous le fournir. C’est la partie un peu tendue dans l’obtention des papiers, car il faut arriver à joindre la sous-préfecture en France et qu’ils envoient ensuite le papier dans des délais viables. Le DMV voulait absolument qu’il y ait un tampon sur ce relevé, pour faire vrai.  Moi mon relevé restreint d’information était tapé à la machine à écrire, il faisait pas sérieux du tout, j’ai dû justifier que c’était un vrai (montrez l’enveloppe avec le timbre, tenter d’être persuasif en chouinant hélas ne marche pas bien).
  • le relevé restreint traduit par une traducteur officiel. J’ai contacté un traducteur via l’Alliance française de Boston qui a fait ça super bien et vite (papier à en-tête, tampon, belle signature), pour la modique somme de 30 dollars (à négocier).
  • une traduction officielle du permis de conduire. J’ai trouvé un modèle de traduction sur internet, je l’ai adaptée à mon cas, puis j’ai fait certifié la traduction par le consulat de France à Boston (si vous êtes inscrit au consulat, cette opération coûte moins chère). Coût : 18 dollars.
  • le permis de conduire français. Il va falloir laisser le permis au DMV, car c’est un échange. C’est le consulat qui les stocke dans un grand coffre à permis de conduire, en attendant le jour du départ définitif des Etats-Unis où on peut le récupérer (le permis US marche en France pour de courts séjours).
  • des sous !  les frais dans le Massachusetts s’élèvent à 100 $

NB. Pas besoin de rapporter une photo d’identité, elle est prise sur place, et on a le droit de sourire. J’étais tellement blasée de toutes ces complications (chaque papier a été étudié en détail dans un climat de suspicion), que j’avais peur de faire à moitié la tronche sur la photo, mais finalement, ça sort pas trop mal (en tout cas bien mieux que sur mon feu permis français et ma tête de quand j’avais 17 ans).

Je suis super contente d’avoir enfin mon permis américain ! Encore mieux que quand j’avais 19 ans (j’avais passé le permis 4 fois, mes sœurs m’avaient préparé un gâteau avec un glaçage en écrivant « Enfin ! » – revivre cette épreuve du permis réveillait un moment pénible). En tout cas, maintenant, j’ai remballé précieusement mon passeport, et je trouve ça classe d’avoir une carte américaine, bien pratique car de la taille d’une carte de crédit. Pour ceux qui veulent passer le permis, c’est toujours possible, il faut passer le code de la route (apparemment c’est toujours les mêmes questions), puis prendre rendez-vous avec un inspecteur du DMV. Dans le Massachusetts, on vient avec sa propre voiture, et un « sponsor ».

Pour ceux qui vivent à l’étranger, avez-vous dû passer votre permis de conduire ? 

PS : Cette semaine, je suis dans la sélection du Top des blogs stylés sur l’Express… petite interview par ici !

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http://www.maathiildee.com/2013/06/11/jai-enfin-mon-permis-de-conduire-americain/feed/ 17
Mini-Guide du New Hampshire http://www.maathiildee.com/2013/06/06/mini-guide-du-new-hampshire/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mini-guide-du-new-hampshire http://www.maathiildee.com/2013/06/06/mini-guide-du-new-hampshire/#comments Thu, 06 Jun 2013 20:35:24 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=9120 Lire la suite ]]> New Hampshire, étang et montagne

En Nouvelle Angleterre, quand on pense « week-end », on pense au sublime Vermont pour la campagne, à la côte du Maine pour ses homards, ou au Cape Cod pour la beauté des plages. Et le New Hampshire alors ? C’est dans ce petit Etat qu’on est allé passer trois jours, le lundi était férié pour cause de Memorial Day (une sorte de 11 novembre à l’américaine). Ce qui frappe en arrivant dans le New Hampshire, c’est de lire partout la devise de cet Etat : Live Free Or Die - sur les panneaux, les plaques d’immatriculation… Et ici, la liberté, encore plus qu’ailleurs aux States, c’est sacré. Les motards ne sont pas obligés de porter de casque, ce n’est pas non plus obligatoire d’attacher sa ceinture de sécurité en voiture (on devrait plutôt dire Live Free And Die), et il n’y a pas de taxes sur la plupart des produits de consommation, d’où les nombreux magasins dégriffés. Mais ce n’est pas ce qu’on retiendra de ces trois jours : on a vu la mer, les lacs, la montagne et la campagne. On a vu le soleil, la pluie et la neige. Cette région est sublime.

Pour l’ambiance, la vidéo des trois jours de vacances :

Musiques : Daft Punk / The Whitest Boy Alive  / Cocoon. Toutes les vidéos du blog sont ici sur le blog, et sur Youtube

Et une carte pour voir le circuit parcouru :

New Hampshire Trip

Portsmouth et la côte Atlantique

En roulant sur l’étroite route qui longe l’océan, on a l’impression que l’eau est partout : l’eau de la mer certes, mais de l’autre côté de la route, il y a plein de prés salés. En plus, comme il pleuvait des cordes ce matin-là, ça contribuait bien au sentiment général d’humidité. La côte du New Hampshire fait seulement 29 km de long, la plus petite côte de tous les Etats-Unis.

Sea Coast New Hampshire

La ville de Portsmouth est absolument charmante. Ca a beau être tout petit, le centre ville est animé, le port est toujours en activité, et il y a plein de maisons historiques à visiter. On est resté pendant deux bonnes heures au Strawbery Banke museum : un ancien quartier a été transformé en musée, on peut entrer dans des maisons avec du mobilier d’époque, des jardins ont été recréés. Des gens costumés jouent le rôle des villageois de l’époque. Un peu farfelu mais franchement sympa. Le nom du musée signifie : « la rive des fraises », c’était le nom original de Portsmouth, tout simplement parce que les rives du fleuve de la ville étaient rempli de fraisiers sauvages. Mignon !

Portsmouth, NH

Strawbery Banke Museum, Portsmouth, NH

Strawbery Banke Museum, Portsmouth, NH, Mrs Goodwin Greenhouse

La région des lacs

Le plus grand lac du coin, c’est le Winnipesaukee, qui signifie « le sourire du grand esprit ». Mais il y a bien plus d’un lac par ici : plus d’une dizaine ! Sur les bords du lac, on pouvaient voir au loin des petites criques, des pontons, des bateaux voguer paisiblement et des maisons presque cachées par la forêt (on appelle ça des « cabins » ici). L’ambiance était assez mystérieuse en cette journée maussade. Il parait pourtant que c’est super animé l’été, les gens se baignent, font du canoë et des trucs rustiques comme de la pêche. On est passé à travers des jolis villages ; aux portes des maisons, il y avait encore plus de drapeaux américains que d’habitude, Memorial Day oblige.

Squam Lake, New Hampshire

Juste à côté du Winnipesaukee, le Squam Lake, où le film On Golden Pond, La Maison du lac en français, avec Jane et Henry Fonda a été tourné.

Fish free or die

L’humour du New Hampshire : Fish Free or Die.

Les White Mountains

C’est la troisième fois qu’on vient dans ces montagnes, on était allé faire du ski cet hiver, et l’été dernier on s’était promené dans la spectaculaire Flume Gorge. J’avais réservé depuis quelques semaines un aller-retour en petit train en crémaillère pour aller jusqu’au sommet du mont Washington, le point culminant, à environ 2000 mètres d’altitude. Super touristique, mais l’idée de randonner le long de cette montagne réputée parmi les plus dures au monde ne me tentait guère. La difficulté ne vient pas du degré des pentes, mais du temps imprévisible, et complètement foufou : d’ailleurs ce week-end là il s’est mis à neiger quand on était au pied de la montagne ! Bref, en arrivant là-haut on n’y voyait rien, le vent soufflait, la glace nous gelait les doigts. On s’est réfugié dans le musée, où on a pu tout apprendre sur la faune et la flore locales, mais comme il fait super froid, et bien il n’y a pas grand chose qui vit sur cette montagne hostile, ayant la réputation d’avoir « la pire météo du monde ».

Cograilway Mount Washington, snow on Memorial day

Snowing on the cog railway, Mount Washington, New Hampshire

Mount Washington summit: I've made it to the top!

Observatoire en haut du mont Washington, New Hampshire

Mammifère dans la montagne White Mountains and Silver Cascade, New Hampshire

View from the Bnb in New Hampshire

On a dégoté un BnB avec AirBnb avec une vue super sur les montagnes. Petit déj avec pancakes et bacon, et le soir, sauna et feu de cheminée. On y retournera !

Dartmouth College

Pour notre dernier jour, ce sera campagne, avec un petit arrêt de bon matin dans une yard sale (une brocante de jardin). On a trouvé une super chaise à bascule que mes amis du canal Saint Martin à Paris ne renieraient pas – dire ça fait vraiment comme si j’avais vraiment bientôt 30 ans (note pour moi-même : c’est la vie). On roule lentement, c’est long, car dans chaque village il y a une parade pour Memorial Day. Ca sent le barbecue.
Arrivés à Hanover, on découvre le campus du célèbre Dartmouth College (je dis célèbre, mais en fait je n’en avais jamais entendu parlé avant d’y aller, paraît-il que c’est une université très prestigieuse, Ivy League, autrement dit même combat que Harvard, Brown, Yale, Columbia…). C’est du campus de grande qualité : charmants bâtiments en briquettes rouges, petit clocher blanc, grand parc où les étudiants flémassent. Je me demande comment ça doit être l’hiver par ici… Je suppose que la seule option est d’étudier : la ville est vraiment toute petite, et autour, il n’y a que des collines et une rivière.

Dartmouth College, Hanover, New Hampshire

Louise Bourgeois in New Hampshire

Les petits villages du sud

Encore une carte postale idyllique de Nouvelle-Angleterre : petits villages avec des églises au clocher blanc, étang niché au creux de forêts, station service vintage, moulin au bord de rivière et bien sûr les très charmants ponts couverts (mais pas celui de Sur la route de Madison, qui se passe en fait dans l’Illinois). Faudra revenir à l’automne pour le fall foliage !

Covered Bridge New Hampshire

Fitzwilliam, NH Police station at Dublin, NH

Vous avez déjà vu un poste de police aussi cute ?

Mathilde et ManuA bientôt pour de nouvelles aventures ! On part ce week-end pour le Rhode Island, sur la côte sud de la Nouvelle-Angleterre… Première fois là-bas ! Suivez-vous sur Facebook – le blog de Mathilde – ou sur Instagram @mathildepit. Et sinon, vous, vous le passez où votre week-end ?

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J’ai testé le running club avec option bootcamp http://www.maathiildee.com/2013/06/04/jai-teste-le-running-club-avec-option-bootcamp/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=jai-teste-le-running-club-avec-option-bootcamp http://www.maathiildee.com/2013/06/04/jai-teste-le-running-club-avec-option-bootcamp/#comments Tue, 04 Jun 2013 11:30:07 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=9102 Lire la suite ]]> Running club

Pourquoi s’inscrire à un running club ? Et surtout : pourquoi y aller ? C’est la question métaphysique que je me pose tous les mercredis, quand arrive le fameux jour de la course à pieds. Tout ceci est la faute d’un copain qui m’a encouragée à le faire. Ca avait commencé comme une discussion sympa, et ça s’est transformé en “Et alors, t’es allée au running club ?”. A force, j’ai craqué, j’y suis allée. Le running club est donc un groupe de gens qui se réunissent pour courir ensemble. J’avais choisi un groupe en particulier pour des raisons complètement superficielles : il était organisé par une marque de fringues de yoga, et je m’imaginais, à tort, qu’ils allaient peut-être nous filer un short ou un tee shirt gratos à la fin, pour nous féliciter. Chaque mercredi soir depuis un mois, je transpire des gallons d’eau (soit 3,785 litres) pendant ma séance de running club. Au départ, c’était pas gagné, et petit à petit, je me mets à aimer. Récit.

Première séance : l’échauffement.

Arrivée au point de rendez-vous, le premier étage d’un magasin de fringues de sport, une quinzaine de personnes sont déjà là. Des gens entre 25 et 40 ans à vue d’oeil, certains ont des tee-shirts des dernières courses qu’ils ont fait, et même du marathon de Boston, réputé parmi les plus durs. Ma copine Trish m’accompagne, c’est elle qui m’a motivée aujourd’hui malgré le temps maussade et la pluie menaçante (excuses non recevables).
J’essaie de faire comme si j’étais complètement à l’aise dans mes baskets roses. Ca fait environ un an que je me suis remise à courir, de façon complètement irrégulière, mais bon, au moins ma dernière course n’était pas le cross du collège en 3èB. C’est ce que je me dis pour me rassurer.
Deux groupes se forment : ceux qui vont faire du “bootcamp”, et ceux qui vont courir. Je pars avec les coureurs. On va d’abord courir 10-15 minutes pour rejoindre le jardin public, puis faire des tours de parc. Trish est comme un poisson dans l’eau. Normal, elle court 5 fois par semaines environ 7 miles à chaque fois. On papote, je deviens rougeasse au bout de quelques foulées. Je lui dis qu’elle peut continuer de me parler, mais que je suis dans l’incapacité physique de lui répondre : “Je suis hyper concentrée.” Une fois arrivée au parc, je me rends vite compte de 3 choses :

  • Le parc est en pente.
  • Le groupe court vite.
  • Je n’en peux déjà plus.

Au bout d’un tour et demi, je me suis laissée distancer par le groupe, et plus moyen de les rattraper. En bas d’une des côtes (la pire), je rebrousse chemin. Ca tombe bien, Trish est pressée, elle a un dîner, donc en tant que bonne amie, je vais l’accompagner (prétexte parfait). On trottine gentiment jusqu’au magasin. Ouf, je l’ai échappé belle. Mais j’ai comme un sentiment d’inachevé.

Deuxième séance : Bootcamp !

Ce soir, j’ai décidé de faire l’option bootcamp, ça me semble plus raisonnable que l’option on court comme des fous autour du parc. C’est Peter qui va nous entraîner ce soir, un mec petit et costaud, qui parle fort en faisant des petits bruits de bouche encourageants (type bruits de train qui démarre). Le mot “bootcamp” me fait peur : je me dis qu’on va devoir se rouler par terre et s’entraîner comme des militaires, et en même temps j’ai hâte de voir à quoi ça ressemble.

Bootcamp

J’ai rencontré des gens sympas au running club.

Après avoir couru 10 minutes pour rejoindre le parc, Peter explique le thème de ce soir : “Run hills repeat”, autrement dit grimper des côtes. Le principe est, en apparence, très simple :

  • on court dans une côte à pleine vitesse,
  • on redescend doucement pour récupérer,
  • on recommence
  • Entre chaque session de 2 côtes, on fait des exercices : les grands classiques d’abdos, pompes, etc.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai dû arrêter de penser pendant toute cette heure, mais je me suis surpassée. J’ai aimé le bootcamp. Le coach était motivant, le groupe était motivant. Dès le début j’étais à fond. Le coach ne disait pas des trucs comme “Bande de mauviettes vous n’y arriverez jamais”, mais plutôt : “Vous êtes des rocks stars”, “Vous serez top en maillot cet été”, “Continuez c’est super !” (en anglais ça sonne tout de suite moins couillon). C’est le genre de phrases que j’ai l’habitude de dédaigner, les phrases de motivation un peu creuses, mais elles m’ont complètement inspirées ! Tout le monde se tapait dans les mains à chaque fin de set d’exercices, on était en pleine communion sportive ultra inspirante. Je me croyais dans un film américain, manquait plus que la musique à la fois triste et joyeuse. Awesome !

Motivation pour courir

Troisième séance : baisse de régime.

Je choisis là encore l’option bootcamp mais la séance est nettement moins productive. Peter n’est pas là, deux nanas vont s’occuper du cours mais n’ont pas le peps du fringant coach. “Bah… faites une quinzaine d’abdos si vous voulez”.

Quatrième séance : vitesse de croisière.

Pendant les deux fois dix minutes de course pour aller jusqu’au parc, on court en groupe. Et je crois que j’ai enfin pigé le truc du running club : la motivation de courir en groupe. En effet, quand je cours, plusieurs possibilités :

  • Quand je cours seule, je fais toujours le même circuit, et je me mets à marcher à peu près toujours au même endroit. Et puis quand je cours seule, je ne vais pas vite du tout (“A quoi bon ?”), je ne me pousse pas vraiment, c’est tranquille, même si quand j’arrive chez moi je suis KO.
  • Quand je cours avec Manu, je me plains tous les dix mètres. Je me trouve des blessures imaginaires, je souffle : « C’est trop dur ! »
  • Quand je cours au running club, je n’ai pas envie de passer pour la nullasse de service, ni la chiante qui râle au moindre effort. Du coup, il n’y a qu’une seule option : courir.

Le niveau du groupe est élevé : la plupart sont habitués à courir, et viennent au running club pour le côté social (on a droit à un apéro gratuit après). Du coup quand je suis dans le pack de gens, ça va un peu trop vite pour mon rythme de croisière, mais je me mets en mode zombie ou chien – selon la métaphore du jour qui m’inspire le plus. Je cours, je ne pense à rien, je ne pense pas à mes jambes ou au fait que je sois toute rouge et que je transpire. Je me dis juste : reste à côté de la fille près de toi, suis-la. C’est creepy mais ça marche, le fait de courir près d’elle « me porte » en quelque sorte. Je me dis aussi après 20 minutes de course : “Dis toi que c’est comme si tu venais juste de commencer.” Ca m’aide !

running

Hélas, mercredi prochain, je peux pas aller au running club, j’ai musée. Je vais essayer de me faire mon petit bootcamp et ma course toute seule de mon côté. Pas envie de perdre les efforts déjà faits !

J’ai testé d’autres sports ces derniers mois aux Etats-Unis :

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Deux jours sympas à Portland dans le Maine http://www.maathiildee.com/2013/05/30/deux-jours-sympas-a-portland-dans-le-maine/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=deux-jours-sympas-a-portland-dans-le-maine http://www.maathiildee.com/2013/05/30/deux-jours-sympas-a-portland-dans-le-maine/#comments Fri, 31 May 2013 00:44:54 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=9032 Lire la suite ]]> Portland MaineRécemment, on est parti deux jours à Portland. Je n’avais pas encore bien pris le temps de monter la vidéo et trier les photos mais c’est chose faite ! Portland n’est qu’à deux heures de route au nord de Boston, c’est une chouette ville portuaire. Toute petite, donc facile à visiter, et bien animée donc avec plein de restos et de bars super cools.

La vidéo ! Histoire de donner l’ambiance du week-end :

Eastern Promenade

Swing Bridge, Portland Fort George, Portland

Le quartier du Vieux Port et les quais

Fish Pier Portland The Portland Company Marine Complex Old POrt, Portland

Statues, Fisherman et Longfellow, Portland Maine

Les musées

Portland Museum of ARts

Museum of Portland, vue en coupe

La maison de Longfellow, Portland Maine

Portland Observatory et congress square - Portland

Le quartier Ouest de la ville

West End, Portland Western Promenade, Portland

Le phare de PortlandPortland Headlight, Cape Elisabeth

A table !

Duck Fat, Portland The Holy Donut, Portland

Le Maine est un Etat de la Nouvelle-Angleterre, juste en dessous du Québec. Portland n’est pas la capitale, mais c’est tout de même la plus grosse ville de l’Etat. On a déjà eu l’occasion d’aller dans le Maine…

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Idées d’escapades d’un jour autour de Boston http://www.maathiildee.com/2013/05/27/idees-descapades-dun-jour-autour-de-boston/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=idees-descapades-dun-jour-autour-de-boston http://www.maathiildee.com/2013/05/27/idees-descapades-dun-jour-autour-de-boston/#comments Mon, 27 May 2013 12:00:49 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=8998 Lire la suite ]]> Escapade autour de Boston, Massachusetts

L’un des avantages de vivre à Boston, c’est que la région tout autour autour, la Nouvelle Angleterre, est riche de possibilités de sorties et de week-ends. Histoire, campagne, mer, montagne, on a tout à disposition, et pour pas très loin !  Les distances peuvent souvent être immenses aux Etats-Unis, et la Nouvelle Angleterre offre un condensé de tout ça. Puisque la saison touristique a officiellement commencé ce week-end avec Memorial Day, voici mes idées d’escapade d’un jour près de Boston.

Pour les amateurs du grand air de la mer

Ipswich et Crane Beach, Massachusetts

On fait quoi ? On se promène dans un joli village historique, on mange des coquillages frits (fried clams), on se promène dans la campagne et le long de la sublime Crane Beach.
C’est loin ? 50 minutes de train depuis North Station pour arriver à Ipswich + du vélo ou du bus pour rejoindre la plage. Il y a plein d’arrêts dans des fermes locales qui font des produits fantastiques. La promenade sera gourmande ou ne sera pas.
Lire l’article sur la journée à Ispwich et Crane Beach pour plus de détails.

Boston Harbor Islands

On fait quoi ? On prend un ferry, et on se promène sur des petites îles, George et Spectacle Islands, tout en admirant la vue du downtown de Boston.
C’est loin ? C’est à Boston même : rendez-vous du côté de l’aquarium pour acheter les billets de ferry. Comptez une après-midi entière pour bien en profiter.
Lire l’article sur la journée dans ces jolies petites îles.

Provincetown, Cape Cod

On fait quoi ? On profite de cette ville charmante, on monte en haut du Pilgrim Monument, on flemmasse à la plage.
C’est loin ? 2h de ferry depuis Boston, 3 heures de bus hors saison.
Lire l’article sur ma virée à Provincetown hors saison.

Cape Ann, Massachusetts

On fait quoi ? Village de pêcheurs, falaises au bord de la mer, marchands de glace. La Dolce Vita en mode Nouvelle Angleterre !
C’est loin ? à 50 minutes de voiture. On peut aussi prendre un train (le commuter rail) jusqu’à Gloucester (1h10) ou Rockport (1h20).
Lire l’article sur notre dimanche au Cape Ann.

  • Portsmouth, dans le New Hampshire

On fait quoi ? On visite le vieux port et le quartier historique avec tout un tas de jolies vieilles maisons. Le Strawbery Banke Museum est à voir absolument !
C’est loin ? à 1 heure de voiture.
Lire l’article sur Portsmouth (et la découverte du New Hampshire)

Pour les amateurs d’histoire

Concord et Lexington, Massachusetts

On fait quoi ? On se promène dans le parc historique du Minuteman, on découvre l’histoire de la guerre d’Indépendance entre les Anglais et les Américains dans une campagne sublime.
C’est loin ? à 30 minutes de voiture depuis Boston. On y est allé en vélo (comptez 2 bonnes heures), voir la vidéo ici.
Lire l’article sur notre journée de promenade dans le beau parc du Minuteman.

Salem, Massachusetts

On fait quoi ? On visite le charmant centre ville, le port et surtout « The house of the seven gabbles », une superbe vieille maison hyper intéressante à visiter. Il y a plein de petits musées sur la sorcellerie et l’histoire « maléfique » de la ville.
C’est loin ? à 20 minutes de train depuis North Station.
Lire l’article sur Halloween à Salem.

  • Plimouth Plantation

On fait quoi ? On visite la première colonie du pays !
C’est loin ? à 50 minutes de voiture de Boston.
On y va très bientôt et je vous raconterai tout ça !

Pour les amateurs de jolie campagne

Walden Pond, Massachusetts

On fait quoi ? Farniente bucolique ! On se baigne dans l’étang, on pique-nique, on fait du canoë. Bref, du dimanche tranquille. On peut visiter la toute petite cabane du philosophe Thoreau qui a vécut à la sauvage dans les bois.
C’est loin ? à 40 minutes de voiture depuis Boston ; pour les plus foufous, on peut aussi y aller en vélo.
Lire l’article sur notre pique-nique printanier à Walden Pond.

Berkshires, MassachusettsOn fait quoi ? La journée, on fait le marché dans les villages historiques de Lenox ou Stockbridge. On peut aussi visiter le musée Norman Rockwell. Le soir, on écoute de la musique au festival de musique classique de Tanglewood en pique-niquant dans la pelouse.
C’est loin ? 2 heures de voiture depuis Boston.
Lire l’article sur notre week-end l’été passé au festival de Tanglewood.

Pour les amateurs de montagne

White Mountains, Flume Gorge

On fait quoi ? On se promène au fond de la superbe Flume Gorge, on randonne dans la forêt, et si on a la flemme, on prend le téléphérique pour observer le paysage depuis tout là haut. C’est magnifique à l’automne, pendant le fall foliage.
C’est loin ? la Flume Gorge est à 2 heures de Boston en voiture.
Lire l’article sur notre journée dans les White Mountains et Flume Gorge.

Dans l’article 5 idées pour visiter la Nouvelle Angleterre en fonction des saisons, vous trouverez d’autres idées pour visiter la région. Et puis il y a toujours l’article sur les Huit incontournables pour visiter Boston.
J’espère qu’on va complèter cette liste au fur et à mesure de nos nouvelles découvertes cette année !  Partagez vos propres coups de cœur dans les commentaires.

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http://www.maathiildee.com/2013/05/27/idees-descapades-dun-jour-autour-de-boston/feed/ 7
Expressions, insultes et interjections // Mes mots d’anglais fétiches http://www.maathiildee.com/2013/05/23/expressions-insultes-et-interjections-mes-mots-danglais-fetiches/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=expressions-insultes-et-interjections-mes-mots-danglais-fetiches http://www.maathiildee.com/2013/05/23/expressions-insultes-et-interjections-mes-mots-danglais-fetiches/#comments Fri, 24 May 2013 03:08:59 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=8988 Lire la suite ]]> Gossips Norman Rockwell

C’est vendredi, c’est permis, on va mal parler. J’adore parler anglais, et je ne vais pas le cacher, j’adore dire des gros mots. Dans une langue étrangère, ça a une saveur toute particulière, et ça ne semble pas très grave de se lâcher un peu. Mais hélas, quand je m’essaie à dire des expressions fleuries, mes potes américains trouvent ça “Super mignon avec ton accent français”. A défaut d’avoir l’air “bad ass”, je collectionne les nouvelles expressions américaines qu’elles soient indécentes ou juste marrantes. En voici un florilège.

Toutes les expressions contenant le mot « sh*t »

  • Keep your shit together. Une sorte de “tiens bon”, mais moins classe.
  • When the shit hits the fan. Elue meilleure expression de l’année toutes catégories confondues, c’est l’image parfaite pour décrire le chaos. “Quand la merde percute un ventilateur”…
  • Shit happens. Littéralement : “Voilà les emmerdes”. Une autre façon de dire “C’est la vie”.
  • I don’t give a shit. On dirait en français, “J’en ai rien à faire”.
  • Bullshit. Bouse de taureau ! Un côté rural et cowboy pour cette expression très utile pour dénoncer les impostures.

NB: Malgré toutes ces expressions, il n’y a pas d’équivalent littéral pour “Ca me fait chier”. On dirait plutôt “I’m pissed”, ou “What a pain” (qui n’a rien à voir avec la baguette).

Toutes les expressions pour exprimer la surprise

mind blowing

  • Mind blowing ! A utiliser à chaque fois qu’on apprend une vérité jusque là insoupçonnée. On dirait en français : “Ca m’en bouche un coin !” sauf que cette expression a un copyright des années 1920. Littéralement, “This is mind blowing” signifie “J’ai la tête qui éclate”, mais sans le côté migraine. Il existe un équivalent facial de cette expression : “This is jaw dropping” – on a la même en français, “La mâchoire m’en tombe”.
  • No way! On l’utilise pour ponctuer toute conversation absolument incroyable (n’oubliez pas qu’ici tout est awesome, donc on revoit son échelle de ce qui est incroyable ou pas). On dirait tout simplement en français : “J’y crois pas !!” Comme d’hab, on peut remplacer le mot principal de l’expression par “shit”, et dire “No shit!”.
  • BOOM ! Boom s’utilise au beau milieu d’une phrase, pour accentuer l’effet dramatique d’une situation banale. “Et là je rentre dans ce resto et BOOM j’ai une table direct.” Il faut aussi faire une sorte de geste avec les mains, écarter les doigts, puis relâcher la pression. En français on peut utiliser “Paf », « Bim », « Bam », « Vlan » ou « Toc”.

Mes Jean-Claude Vandamite : les expressions que j’utilise en parlant français

  • It makes no sense! Expression qui veut dire “Ca n’a pas de sens”, mais c’est marrant de maintenant dire en français : “Ca fait pas de sens”.
  • Fair enough. J’adore utiliser cette expression, c’est une sorte de “Ok c’est bon, ça me semble juste”, mais en anglais ça fait plus cool.
  • Try me. “- Tu vas pas croire ce qu’il m’est arrivé”. “- Try me”. (Ah bon, essaie, prouve-moi le contraire).

Interjections et autres insultes

  • Douchebag, ou d-bag ou douche, si on veut rester discret. Littéralement, un “douche bag” est un outil pour nettoyer les parties féminines intimes. Imaginez dire à  à un mec relou : « Espèce de poire de lavement ! »
  • Cunt. C’est apparemment LA pire insulte de la terre, on ne l’entend jamais – à part dans les films. Ca désigne les parties féminines intimes, de façon là encore assez olé-olé (cunt, c’est le fameux “con” en vieux français).
  • Damn it. C’est une sorte d’équivalent de notre passe-partout “Merde !” mais tout de même assez sérieux. J’aime bien l’utiliser en toutes occasions, quand je me fais mal ou que quelque chose ne se passe pas comme prévu (si mon ordinateur est lent, si les pâtes sont trop cuites, s’il pleut quand je suis en vélo). Comme équivalent poli, on peut dire “Bummer”.
  • Dude / Man / Guys. C’est ainsi qu’on s’interpelle les uns les autres,  “Dude, let’s go!”. “Guys” marche indifféremment pour les filles et les mecs.

dude

Parler anglais m’a déjà inspiré d’autres articles :

Des expressions, il y en a des tas d’autres, et je les compile soigneusement dans mon petit carnet « Anglais », pas que les malpolies, juste toutes celles qui me plaisent bien. Le grand absent de cette liste est sans doute F*ck ; mais utilisez-le un peu comme Sh*it et vous aurez tout bon.
J’attends dans les commentaires votre expression fétiche, insulte ou interjection que vous chérissez en anglais. Ou si vous n’en connaissez aucune, votez pour votre préféré. Lâchez-vous, c’est vendredi ! 

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http://www.maathiildee.com/2013/05/23/expressions-insultes-et-interjections-mes-mots-danglais-fetiches/feed/ 41
Le phare de Portland, Maine // Carte postale romantique http://www.maathiildee.com/2013/05/22/le-phare-de-portland-maine-carte-postale-romantique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-phare-de-portland-maine-carte-postale-romantique http://www.maathiildee.com/2013/05/22/le-phare-de-portland-maine-carte-postale-romantique/#comments Wed, 22 May 2013 12:52:15 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=8952 Lire la suite ]]> Le phare de Portland, Maine

Il y a dix jours, on a passé le week-end à Portland, dans le Maine. On a adoré la promenade dans le parc du sublime Portland headlight. Le genre de paysages qui donne envie, la mèche au vent, de s’exiler loin de la civilisation.

Le phare de Portland, Maine 1

Le Maine est surnommé l’Etat des phares, il y en a plus de 60 tout au long de la côte. Rien qu’à Portland, on a en a compté 5 dans la baie. Deux projets super à envisager dans un hypothétique futur :

  • faire un tour spécial phare tout au long de la côte de la Nouvelle Angleterre. On partirait du Rhode Island, pour remonter jusqu’à la frontière du Canada, et ce serait vraiment awesome. Ok, la plupart ne se visitent pas, mais le truc vraiment chic c’est d’avoir  la vue, au loin.
  • dormir dans un phare. J’imagine déjà les coussins marines, les espadrilles en corde, les escaliers en colimaçon, et le pique-nique devant le phare. C’est envisageable dans certains, mais pas donné-donné, il faut s’y prendre bien à l’avance pour réserver (Little River Lighthouse, ou le superbe Pemaquid Point Light).

Le phare de Portland, Maine 2 Le phare de Portland, Maine 4

Le phare est un cliché à lui tout seul :

  • les photos de phare sont de vraies cartes postales
  • le phare a toujours l’air romantique. La photo ci-dessus a été prise le long d’un chemin forcément « escarpé », en prise avec les « embruns de la mer ». On se sent « seul et tout petit face à l’immensité de l’océan ».
  • le phare est la quintessence du spooky, surtout quand le ciel étant menaçant comme ce jour-là. Le Maine en lui-même est un Etat typiquement spooky (comprenez lugubre, hanté). L’auteur phare du Maine (jeu de mot inévitable) n’est autre que Stephen King, le maître ultime du spooky, the spooky master : on peut aisément comprendre comment de tels paysages ont pu l’inspirer.

Le phare de Portland, Maine 7

Sur le Cape Elizabeth, là on se trouve le phare, au sud de la ville de Portland, c’est le paradis des grosses maisons face à la mer. L’actrice Bette Davis y a vécu pendant quelques années, ainsi que le réalisateur John Ford. La grande classe.

Le phare de Portland, Maine 9Un autre phare, tout noir celui-ci, se distingue dans la brume.

En attendant d’avoir une immense collection de photos de phares, on en avait déjà vu quelques uns aux Etats-Unis :

  • A Acadia Park, au nord du Maine
  • A Boston ! Eh oui, tout au bout du port, quand on part en ferry visiter les îles on peut voir un tout petit phare très mignon.
  • Sur l’autre côte des Etats-Unis, en Californie, tout au bout de Pointe Reyes. 

On est allé à Portland en bus depuis Boston, et on n’avais pas pris nos vélos, du coup pour aller jusqu’au phare, on a pris un « trolley » qui faisait aussi visite de la ville. Hautement recommandé, car marcher jusqu’au phare, c’est une sacrée trotte (le poète Longfellow avait l’habitude de faire ce tour, nous, on ne s’est pas lancé).

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Rendez-vous au Barking Crab // Peace, Love & Lobster Roll http://www.maathiildee.com/2013/05/20/rendez-vous-au-barking-crab-peace-love-lobster-roll/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rendez-vous-au-barking-crab-peace-love-lobster-roll http://www.maathiildee.com/2013/05/20/rendez-vous-au-barking-crab-peace-love-lobster-roll/#comments Mon, 20 May 2013 16:17:15 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=8924 Lire la suite ]]> Peace, Love and Lobster RollsQuand ma copine Marjorie fraîchement débarquée de France est venue passer quelques jours de vacances à Boston, le choix de resto a été vite vu : on va aller manger du homard (c’était le même programme avec Julie et Paul quelques semaines avant). Avec les beaux jours qui sont là, c’était l’occasion de tester le Barking Crab, une sorte de boui-boui ambiance fête foraine, guirlandes de lampions et toit rayé jaune et rouge. Touristique, joyeux et avec une belle vue sur le port, on a siroté une bonne bière en mangeant du homard dans du pain à hot dog (le fameux lobster roll). Ca peut sembler une hérésie, mais c’est délicieux.

Barking Crab

Barking Crab Boston deco

Marjorie Menu Barking Crab

Barking Crab Boston

Barking Crab bière

Lobster Roll Barking Crab Boston

Le lobster roll

Certains disent que cette spécialité locale a été inventée dans les année 1920, dans le Connecticut (l’Etat au sud de l’Etat de Boston) dans un diner nommé Perry’s. D’autres réfutent cette théorie et disent que c’est originaire d’un bar dans le Maine « Red’s of Wiscasset ». Peu importe. Tout ce qui compte dans le lobster roll, c’est qu’il soit frais et goûteux. Trois éléments le composent :

  • le pain. C’est souvent du pain à hot dog, légèrement brioché et sucré. Il est servi grillé, légèrement croustillant.
  • le homard. Cuit à la vapeur, et servi tiède. On trouve un mélange d’un peu de tout : les pinces, la chair du milieu. Les morceaux sont souvent assez gros, et souvent on a droit à 1 pound de homard dans un sandwich (environ 500 grammes).
  • la sauce – mayo ou beurre fondu. Rien de plus, pas de légumes, pas d’assaisonnements au goût trop prononcé, un peu de jus de citron, du poivre, quelques brins de ciboulette. That’s it!

Grilled Lobster Barking Crab Boston

Autres options au Barking Crab :  du homard grillé servi avec du maïs. 100% Américain. En apéro, quelques des beignets de crabe (crab cakes) et tout le monde est content.

Crab Cakes Barking Crab Boston

Le Barking Crab en bref :

  • Cuisine : des fruits de mer et du poisson bien sûr, qu’ils soient dans des pâtes, des sandwichs ou des plats plus classiques ; on trouve aussi de bonnes bières locales.
  • Prix : le lobster roll est à 21$ (tip non inclus), c’est un peu plus cher que dans un vrai boui-boui local. Le Barking Crab est plutôt touristique, donc pas de bonnes affaires en allant là-bas.
  • On y retourne ? L’ambiance est sympa, détendue. Le homard est frais bon, c’est simple et bon. C’est aussi un endroit très sympa pour les groupes, les tables sont géantes.
  • Où : Fort Port Landing, 88 Sleeper Street. Je vous conseille de demander une table du côté du port : vous aurez une super vue sur le downtown de Boston. Attention, le resto étant souvent bondé, il faut venir tôt… ce qui veut dire : avant 19 heures !
  • Avant/après le Barking Crab : ce n’est pas loin du musée d’art contemporain, on peut le rejoindre en suivant une belle promenade le long de la mer. En sortant du resto, allez boire un cocktail chez Drink, c’est juste à côté.

Boston, view from the Barking Crab

Le homard est votre passion ? Consultez aussi ces articles :

Et pour plus d’idées de restos à Boston et Cambridge, une nouvelle page sur le blog reprend tous mes restos préférés, testés et approuvés.

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http://www.maathiildee.com/2013/05/20/rendez-vous-au-barking-crab-peace-love-lobster-roll/feed/ 6
Le pays de l’oncle Sam // L’oncle qui ? http://www.maathiildee.com/2013/05/16/le-pays-de-loncle-sam-loncle-qui/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-pays-de-loncle-sam-loncle-qui http://www.maathiildee.com/2013/05/16/le-pays-de-loncle-sam-loncle-qui/#comments Thu, 16 May 2013 13:49:39 +0000 maathiildee http://www.maathiildee.com/?p=8909 Lire la suite ]]> Uncle Sam - Vintage Poster - I want you for US Army

En lisant pour la énième fois dans je ne sais plus quel article cette expression cliché « dans le pays de l’oncle Sam », je me suis tout à coup demandé : mais d’où vient cette expression ? Et surtout : mais qui est donc l’oncle Sam ?  Force est de constater que je n’en n’avais pas la moindre idée, alors que je vis dans le fameux pays de l’oncle Sam. En quête de vérité, je me suis rendue compte que j’avais déjà vu plein de fois la tête de tonton, mais je ne savais pas qui il était vraiment. Voici une belle histoire de famille…

Mais qui est l’oncle Sam ?

Au départ, ça commence comme une bonne blague potache. Au début du 19è siècle, des militaires de la vallée de Hudson recevaient des caisses de viande sur lesquelles les initiales US étaient écrites (elle signifiaient United States comme on pouvait s’en douter, mais à l’époque, on écrivait plus couramment U. States). Le fournisseur de ces caisses de viande s’appelait Samuel Wilson, et tout le monde le surnommait Uncle Sam – c’était un bon bougre très jovial. En plus, paraît-il que Samuel était honnête et dévoué à son pays. Les soldats se mirent à dire que le « U.S. » écrit sur les caisses signifait Uncle Sam. Dans les années 1830, des dessinateurs utilisèrent cette image dans les journaux, et le mythe prit de l’ampleur. Au départ, Uncle Sam était représenté comme un gars plutôt joufflu, mais après la mort du président Lincoln en 1865, tonton prit les traits du bien-aimé feu président : grand, maigre et avec une petite barbichette. Le personnage est devenu un véritable symbole.

Uncle Sam - Vintage Poster Defend your country

Est-ce que les Américains utilisent eux aussi cette expression ?

L’oncle Sam est un personnage bien connu par ici, mais on n’en parle pas pour faire référence au pays en général, comme dans l’expression française. L’oncle Sam désigne plus spécifiquement le gouvernement, alias l’administration. On peut dire des choses comme : « Il faut que je paie mes impôts à l’oncle Sam ». Reconnaissable par son chapeau haut-de-forme, sa veste bleue, et son pantalon rayé blanc et rouge – comme le drapeau – c’est devenu une véritable personnification de la patrie américaine, au même titre que la statue de la liberté ou l’aigle. Tantôt gentil tonton sympa, tantôt menaçant, Oncle Sam peut endosser tous les rôles et a souvent servi dans la propagande de guerre.

Uncle Sam - Vintage Poster

Et comment les Américains appellent la France : le pays de la cousine Marianne ?

Après avoir posé la question à des copines américaines, la réponse est sans appel : « On appelle la France, la France ». Je soupçonne les Américains d’appeler secrètement la France le pays de la baguette. C’est l’un des rares mots que tout le monde connaît avec « bonjour » et « merci », voire pour les plus intrépides « voulez-vous coucher avec moi ».

Si jamais vous avez des interrogations existentielles sur les Etats-Unis ou d’autres oncles (l’oncle Tom, l’oncle Ben, l’oncle d’Amérique, et j’en passe), n’hésitez pas à m’en faire part.

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