« Mais quelles études as-tu fait pour écrire des guides de voyage ? »

Mathilde Etudes

J’ai posté il y a quelques jours une photo des deux derniers guides sur lesquels j’ai travaillé récemment. J’ai reçu par la suite quelques messages me demandant quelles études j’avais suivies pour devenir rédactrice de guide de voyage. Ce n’est pas la première fois qu’on me pose la question, et je n’y ai répondu au fil des années sur ce blog que par touches, au gré des commentaires de lecteurs ; le moment est venu d’en parler plus longuement.

La vraie réponse à la question « quelles études as-tu suivies pour faire ça » est, à mon avis : peu importe.

Non pas que n’importe quelles études mènent à tout et n’importe quoi, mais c’est surtout qu’il n’y a pas qu’un seul chemin pour y arriver. J’aurais beau raconter ce que j’ai fait, ce n’est pas la Voie royale pour « écrire des guides de voyage », et surtout, ce n’était pas au départ ce que j’avais prévu de faire. Ce n’est pas vrai pour toutes les professions : on n’imagine pas demander à un médecin/comptable/développeur mais quelles études tu as fait ? car la réponse semble évidente ; certains métiers semblent plus mystérieux et ouverts à interprétation quant aux études potentielles qui y ont mené ; il y a aussi peut-être l’idée que c’est juste « de la débrouille », et que « tout le monde peut le faire ».

Quoiqu’il en soit, j’ouvre le Grand Livre des Souvenirs : qu’est-ce que j’ai fait comme études ?

Alerte fayote première de la classe… j’ai toujours bien aimé l’école. Pas nécessairement les profs ou les camarades, mais j’ai toujours en général bien aimé apprendre. Au lycée, la filière scientifique était jugée la plus valable pour trouver un job, alors je suis partie en S. En première, c’était la cata, je n’avais pas envie de faire d’efforts pour comprendre la physique ou les maths, et après quelques tentatives de cours particuliers, mes parents ont cédé, et je me suis réorientée en terminale Littéraire : bonheur.

A la fin du lycée, j’aimais un peu tout, mais rien en particulier, ce qu’a confirmé la conseillère d’orientation #MerciDuConseil. Je suis partie en prépa lettres, le combo khâgne/hypokhâgne, en me disant que ça me donnerait deux ans de plus pour choisir ce que je voulais faire. J’ai bien aimé la prépa sans être une acharnée des notes ; les cours étaient souvent passionnants, j’ai passé pas mal de temps à lire et à regarder des films. C’est là que je me suis fait un premier lot de super amis, avec qui je suis encore proche aujourd’hui.

Je suis sortie de prépa à 20 ans sans avoir eu de Grande Révélation sur ce que je devais faire dans la vie ; je voyais certains de mes camarades partir à Sciences Po ou en école de commerce, redoubler la prépa pour tenter les concours. J’étais sceptique. Il n’y avait qu’une chose qui me plaisait : la philo, même si j’ai hésité pendant 5 minutes avec la géographie. Je suis donc allée en fac de philo, j’ai beaucoup aimé la liberté que ça offrait.

Mathilde Etudes

Etudier sans smartphone

En master 1, j’ai postulé au milieu du deuxième semestre au programme Erasmus. Je n’étais allée à la réunion d’information que pour accompagner ma coloc de l’époque, mais finalement, pour des histoires de cœur, j’ai eu envie de partir vivre ailleurs. J’avais peur que ce soit trop tard, pas sérieux, et pas utile, j’ai déposé un dossier quand même.

Début juillet, j’ai appris que j’avais obtenu la place que je souhaitais à l’université de Bologne. J’ai alors commencé péniblement à lire Le désert des tartares en édition bilingue pendant tout l’été. En débarquant fin août à la gare de Bologne, je balbutiais trois mois d’italien, et pouvais dire, sans grande utilité, il deserto dei tartari. Une copine m’a prêté son appart, le temps de trouver une chambre : je décrochais des numéros de téléphone sur des bandelettes d’annonces accrochées aux colonnes dans la rue de la fac. J’ai failli me retrouver à vivre sur un matelas dans un palais décrépit et crado, avant d’atterrir dans une chouette coloc avec une allemande, un italien et deux américains. Le chapitre « auberge italienne, ma che cazzo » pouvait commencer.

Pizza Bologna
Interlude pizza

Début octobre, les cours de philo et d’histoire de l’art démarraient, via Zamboni.

Je crois qu’a posteriori, l’année d’Erasmus a été décisive ; c’est le moment où je me suis dit, à tort ou à raison, que j’étais capable de tout. Partir dans un pays où je n’étais allée en vacances qu’une semaine, apprendre une nouvelle langue, voyager souvent, découvrir plein de gens différents, dormir chez des amis d’amis rencontrés dans un train, ne pas parler français pendant plusieurs mois d’affilée, et évidemment, en bonne Erasmus, faire beaucoup la fête. Les cours étaient un moyen d’apprendre plein de choses variées, à l’utilité pas applicable dans la vie de tous les jours, mais je pensais que c’était à ça que servaient les études de toute façon : se former l’esprit.

Je n’avais pourtant pas l’intention de devenir « Philosophe ». C’est l’une de mes profs qui m’a rappelée à la réalité, en disant qu’il fallait trouver une voie de sortie. Et maintenant que vais-je faire ? Que sera ma vie ?

Book Shelf Seattle

C’est beau, les livres

J’ai acheté une énorme brochure de l’Onisep sur les formations de troisième cycle. Au fil des pages, j’ai rayé rageusement certaines sections, et j’ai fluoté « édition », en sachant vaguement que c’était en rapport avec les livres.

J’ai pris rendez-vous avec un éditeur à Bologne qui m’a parlé de son métier, ça avait l’air génial : c’était très concret, le but étant de vendre des livres, mais aussi créatif, puisqu’il fallait les « inventer ». Depuis la salle internet de la fac à Bologne, j’ai postulé à tous les masters d’édition à Paris recensés dans la brochure. Quelques semaines plus tard, j’apprenais que je n’étais prise à aucun : je n’avais pas d’expérience.

Après l’année d’Erasmus, je me suis installée à Paris, telle une apprentie Rastignac décidée à conquérir le monde de l’édition.

Fin juin, je suis sortie de la gare du Nord avec mon vélo bleu, toujours pas de smartphone à l’époque et pas de Google Maps. J’avais juste l’adresse de ma future coloc dans le 14è, coloc suggérée par un copain de prépa ; l’arrangement avait été réglé en un coup de fil. J’ai bien dû mettre deux heures pour retrouver la rue Boyer-Barret : en entrant, ma nouvelle coloc et des amis à elle mangeaient une salade de pâtes autour d’une table basse. Ma vie à Paris pouvait commencer.

J’ai envoyé des CV pour des stages, et après quelques entretiens, j’en ai trouvé un dans l’édition, ou plutôt, un stage a bien voulu de moi. La nana qui recrutait était italienne, et elle avait bien aimé mes sandalettes rouges. Le stage était relativement inintéressant, mais mon bureau avait vue sur la tour Eiffel, une vraie vue, pas l’antenne de loin. Pendant un an, j’ai ensuite alterné un autre stage (chiant), la rédaction de mon mémoire sur Paul Ricœur (chiant), et des petits boulots (chiants).

A la fin de l’année, j’ai repassé tous les masters que j’avais ratés l’année précédente, et j’ai obtenu celui que je voulais, dans une école de commerce. Je voulais une caution sérieuse sur mon CV, à l’époque où je croyais encore que ça avait une importance, face à mon cursus universitaire qui pouvait sembler un  peu… dilettante.

Le master d’édition en école de commerce a été une nouvelle occasion de me refaire tout un tas de bons copains et de me constituer un réseau. En rigolant, on parlait de la maison d’édition qu’on fondrait un jour (je suis toujours partante pour Pénuscrit si vous me lisez les mecs). On avait 6 mois de cours qui touchaient à tous les métiers de l’édition, suivis de 6 mois de stage, et la rédaction d’une très sérieuse thèse professionnelle de 40 pages. A l’époque, je voulais absolument travailler dans l’édition numérique ; mais l’un des mes anciens maître de stage m’a rappelée pour me proposer un CDD en tant qu’éditrice de livres de cuisine. J’ai accepté.

A l’époque, du haut de mes 25 ans, je croyais que j’étais enfin devenue adulte : j’avais terminé mes études, j’avais un job pour 6 mois qui n’impliquait pas de plier des vêtements, j’avais une machine à laver dans mon appart, et le même mec depuis quelques mois. Trois ans plus tard, je partais vivre aux Etats-Unis et il fallait chambouler cet ordre établi (sauf le mec, c’est toujours le même).

Voilà pour mes études. Ce qui m’a guidée dans mes choix a souvent été : qu’est-ce que j’ai envie de faire, et surtout, qu’est-ce que je n’ai pas envie de faire ?

Est-ce que mes études m’ont amenée à devenir blogueuse / chef d’une petite entreprise / auteure de livres de voyage ? Oui et non !

  • Oui car j’ai appris à réfléchir et à écrire, et à organiser des contenus pendant ces longues années de dissertations et de lectures, puis j’ai appris à concevoir et fabriquer un livre, et je connais (alerte phrase galvaudée) « les contraintes de l’édition ».
  • Non, car les études ne font pas tout, la personnalité, les expériences, les rencontres, la formation continue, la persévérance dans un projet/hobby, et une part de chance entrent aussi en compte.

Raconté de la sorte, mon parcours semble couler de source – tous les parcours à vrai dire semblent couler de source quand on les raconte après coup, ça devient un récit, mais on oublie souvent le cheminement. Donc, à toi qui m’a posé la question : quelles études as-tu fait pour écrire des guides de voyage, je te réponds : ce n’est pas si important que ça, mais maintenant tu connais mon histoire.

✏ Et vous, est-ce que vous en êtes là où vous pensiez être en faisant vos études ? 

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société.

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23 Commentaires

  • Répondre 8 May 2017

    Aurore

    Mais comment en es-tu arrivé à écrire des guides voyages ?! En tout cas, ton article fait beaucoup de bien, je viens de terminer mes études d’école de commerce et je suis un peu perdue, je sais seulement ce que je ne veux pas comme tu dis, du coup c’est déjà pas mal, non ? ^^

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      C’est déjà un bon début de savoir ce qu’on ne veut pas faire… même si on peut être surpris parfois par certaines expériences.
      Good luck en tout cas !

  • Répondre 8 May 2017

    tania

    super cet article
    je n en avais aucune idée
    marrant car je suis allée à Bologne pour le week-end en mars dernier et j ai bien aimé
    malheureusement pas d erasmus dans mon parcours mais une soif de voyage intarissable, vitale même
    la vie est aisi fait que tout n est pas écrit à l avance heureusement
    mais je te l ai déjà dit mais j adore ton parcours ce que tu as réussi à faire

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      Merci Tania !
      Je ne suis retournée qu’une seule fois à Bologne après y avoir vécu, c’est vraiment une ville sympa, mais souvent oubliée car au milieu de tellement d’autres trucs trop beaux en Italie !

  • Répondre 8 May 2017

    Florence

    Super bien raconté ! I agree, à part médecin, ingénieur… tout mène à tout et les études littéraires sont souvent beaucoup plus appréciées qu’on ne le pense, si derrière on peut se montrer convaincant, motivé, ouvert…
    Amitiés.

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      Merci Florence ! Je ne sais pas comment c’est aujourd’hui, mais c’est vrai qu’à l’époque, c’était vendu comme la filière « poubelle » qui ne mène à rien.

  • C’est chouette dans apprendre un peu plus sur ton parcours! On retrouve un amour des livres mais aussi du questionnement et du raisonnement (la philo), et beaucoup de curiosité autour du voyage! C’est finalement assez logique :)
    J’ai fait une 3e année de licence en édition, c’était passionnant. De mon côté, j’ai étudié la communication sous tous ses aspects, avec une spécialisation sur le management interculturel… et c’est ce que je fais aujourd’hui! Du digital et de l’international. Notre génération se donnent les moyens d’aller « au bout » d’une carrière pour changer complètement de cap et je trouve ça génial. Comme passer d’un pays à un autre…
    xxxx

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      Hello Anouchka,
      j’aime le côté changement de cap, c’est sûr, même si j’imaginais à 25 ans que le but de la vie professionnelle était d’avoir un CDI. Les idées ont parfois besoin d’être muries…
      Merci pour le partage de ta propre expérience !
      xo

  • Répondre 8 May 2017

    Stacy

    Très bel article, très inspirant et surtout, très rassurant :)

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      Merci Stacy, et toi, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? (tu as souvent laissé des commentaires, mais je ne le sais même pas ! )

  • Répondre 8 May 2017

    Constance

    Avec des études d’histoire (et l’habituel passage par la prépa) je dégotte péniblement des cdd dans les bibliothèques. J’ai pas eu le même courage que toi de reprendre un Master après avoir « fini » mes etudes. J’espère que ça me mènera quelque part mais pour le moment c’est pas probant… en attendant j’ai mon blog et grâce à lui je m’aperçois que j’adore donner envie aux gens d’aller à un endroit, imaginer des parcours, varier les activités etc… j’espère qu’un jour je pourrais aussi aider sur un guide, rien que pour voir au moins.

    Ton article est très rassurant en tout cas !

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      Hello Constance,
      Bon courage dans ta carrière, ça prend parfois un peu de temps, et finalement je pense qu’on est jamais vraiment « arrivé » quelque part non plus.
      Tu as l’air en tout cas d’avoir de quoi t’épanouir à côté, c’est déjà beaucoup !
      Bises,

  • Répondre 10 May 2017

    Elise

    Entièrement d’accord avec toi, tout mène à tout (ou presque). J’ai fait une classe prépa littéraire aussi, un Master (oh wait, un DESS encore à l’époque) en Géographie rurale, puis j’ai bossé, puis j’ai fait un Master en RH en formation continue, puis j’ai bossé dans ce nouveau secteur, et maintenant je suis prof de français, au Brésil. Adaptabilité, couteau-suisse…
    Dans 10 ans je pourrais tout à fait élever des chèvres au Pérou. Ou faire du cidre bio à Portland.
    Je pense qu’il faut savoir quand même être suffisamment fort intérieurement, et ton parcours le prouve, pour entamer des jobs/expériences sans trop savoir ce qui nous attend. Et savoir « voyager léger », dans le sens de réussir à laisser derrière soi des expériences et morceaux de vie pour en commencer d’autres.
    Bref, continue sur ta lancée. Nexte step, une maison d’édition franco-américaine à Boston ?

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      J’aime bien ton expression de voyager léger !
      Je pense qu’être forcée à changer m’a été bénéfique. Je pensais être faite pour un truc stable et pépère, et finalement, rien ne s’est passé comme je l’imaginais (enfin, comme je l’imaginais vaguement).
      On fonde une assoc’ de couteau-suisse ?

  • Répondre 10 May 2017

    Octavie

    Salut Mathilde !

    Je découvre ton blog grâce à ma soeur, qui vit actuellement aux États-Unis. Elle m’a dit que ça lui avait fait penser à moi… et j’avoue trouver des similitudes avec mon parcours !

    J’ai fait mon Erasmus (M1 recherche) à Bologne aussi, mais au DAMS ! Bien que la Via Zamboni soit un lieu de vie incontournable pour tous les étudiants.

    Après avoir eu une première expérience dans une maison d’édition qui lançait une collection hispanophone, je cherche un boulot en tant qu’assistante d’édition dans une maison qui publierait des guides ou carnets de voyage… Est-ce certaines te viennent en tête, par hasard ?

    Désolée pour le roman fleuve, et encore merci pour cet article motivant !

    Octavie

    • Répondre 10 May 2017

      Mathilde

      Oui, il y en a plein : à chercher sur internet, dans des salons, en regardant en librairie ce qui te plait, en parlant à des gens, en activant ton réseau, même si tu le trouves tout petit.
      Good luck !

  • Répondre 15 May 2017

    Laure

    Bonjour Mathilde ! J’ai beaucoup aimé lire ton récit, je ne connaissais pas ton parcours alors que je suis ton blog depuis un petit moment.
    Personnellement j’ai toujours rêvé de travailler dans une librairie. À la fin de ma licence d’anglais, j’ai voulu m’inscrire pour une formation métiers du livre, et puis on m’a beaucoup découragée en me disant : pas de débouché + un DUT après la FAC ça craint, il faut absolument continuer en master…résultat, je me suis bien ennuyée dans mon master d’anglais et j’ai décidé de partir en Angleterre pour un an d’assistanat, qui a été une des meilleures expériences de ma vie (ah, la vie à la British…!) !
    Je travaille maintenant en Allemagne, car j’ai suivi mon compagnon en rentrant d’Angleterre, et il me fallait bien des sous, donc pas le temps de finir quoi que ce soit niveau études ! Je suis dans une école de langues, ce qui me convient tout à fait.
    Enfin bref, je confirme tes dires selon lesquels le parcours universitaire ne forme pas forcément qui tu vas devenir.
    Bonne continuation à toi et au plaisir de te lire !
    Laure

    • Répondre 15 May 2017

      Mathilde

      J’ADORE les librairies et les bibliothèques où je passe beaucoup de temps, mais pour une fois, je me sens plus consommatrice que actrice, j’ai vraiment envie d’en profiter sans connaître les rouages du métier.
      En tout cas, merci pour ton témoignage, c’est toujours intéressant d’écouter les parcours des uns et des autres

  • Répondre 15 May 2017

    DELISLE

    J’ai fait ma 4ème année de droit à Ferrare entre Bologne et Venise en 2004 via le programme Erasmus d’où une certaine résonance à la lecture de ton article avec mon propre parcours qui est cependant bien plus classique que le tien. Après la fac de droit, j’ai passé 10 ans dans une compagnie d’assurances. Désormais, j’ai envie d’autre chose et te lire donne, entre autre, des ailes pour oser. Première étape : j’ai osé créér un blog et constaté qu’on ne s’improvise pas blogueuse! Pour le reste, on va voir…
    Flash-back, je retourne cet été à Ferrare et passerai par Bologne avec une pensée pour le blog de Mathilde :-)

    • Répondre 15 May 2017

      Mathilde

      Merci pour ton message ! On aurait preeesque pu se croiser, j’étais en Erasmus l’année d’après. Tu sais, si je n’étais pas partie à l’étranger, je pense que je travaillerais probablement encore dans l’édition à Paris.
      bon courage dans tes débuts de blog ! Je vais aller regarder 😉

  • Est-ce que vous en êtes là où vous pensiez être en faisant vos études ? Ah ah la bonne blague ! 😉
    1°) en étudiant je ne pensais pas à la suite et 2°) non pas du tout et tant mieux ! :)
    La vie s’est sinueux, non ? Sinon ça serait ennuyant ?!

    • Répondre 15 May 2017

      Mathilde

      Je sais pas si la question est aussi « irrelevant » que ça… j’ai des amis qui voulaient être chimiste, médecins ou travailler dans les livres et ont fait les études pour ça !

  • Je découvre ton blog que je trouve vraiment très sympa. Personnellement, j’ai fait des études que j’ai choisies et aimées, mais c’est sans doute aussi un master Erasmus qui m’a conduit à m’installer à l’autre bout du monde depuis quelques années. Je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit il y a quelques années. La vie est faite de rencontres et belles surprises, c’est ce qui la rend passionnante ! :)

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