Doggy Bag // Manger italien aux Etats-Unis

Doggy Bag in my fridge

On a testé un resto italien, pas loin de chez nous : Carlo’s. Des amis nous l’avaient recommandé, en nous disant que ce n’était pas la peine d’aller jusqu’au quartier italien de North End pour manger de la bonne cuisine version Mama. On les a crus et comme on est des fans, on s’attendait à manger « comme au pays ». Le bilan de cette soirée est positif, mais pas dans le sens où on l’imaginait. On est ressorti de ce resto avec un doggy bag plein à craquer. Mais aussi avec le numéro de deux Italiens avec qui on a sympathisé.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voulais rapidement planter le décor du « comment ça se passe au resto aux Etats-Unis ». Tout d’abord, quand on arrive, une hôtesse vient nous placer et nous demande si on est sûr de bien aimer la place qui nous est attribuée. Même si on est à deux, on a souvent droit à une grande table pour 4 (enfin, à moins que ce soit vraiment une table pour 2). Personne ne viendra s’asseoir à côté de nous (j’adore). Le serveur vient se présenter tout de suite « Hello I’m Peter » et nous apporte deux verres d’eau, grands et hauts comme des pintes. Pas de carafe la plupart du temps, un serveur dont c’est l’unique tâche viendra remplir notre verre dès que le niveau d’eau baisse un peu. L’eau est tout le temps servie avec des glaçons (NB : investir dans du dentifrice contre les dents sensibles).

Le menu est un petit catalogue contenant énormément de propositions : appetizers, entrées (attention, ça veut dire plat principal), sides (les accompagnements : les frites, c’est pas automatique), salades, recommandations, etc. Si on a des allergies, des envies particulières, on peut TOUT changer. « Le client est roi, et surtout très relou ». Si on veut boire de l’alcool, il faut qu’on présente notre passeport pour prouver qu’on a plus de 21 ans. Pas la peine d’essayer avec la carte d’identité française, et encore moins le permis de conduire (surtout que dessus, on a 18 ans et un look questionnable).

Pendant le repas, le serveur vient demander régulièrement si tout va bien, si c’est bon, si on ne s’étouffe pas, si on n’a pas trop froid, ou chaud, etc. Maintenant nous répondons systématiquement, avec un grand sourire: “it’s perfect / great / delicious / yes, thank you very much / I’m good / we’re good / leave us alone / back off / go to hell”.

A la fin du repas, ne pas oublier le tip (alias le pourboire). Il faut calculer de 15 à 20 % du prix total. Grâce à ça, je suis devenue une pro du calcul mental (mais uniquement pour cette opération).

Tip et pourboire // Paris vs New York

Ce soir, on a eu de l’Italie en mode I love America. Pfiou, j’ai encore mal au ventre rien que d’y penser.

Le choix La réalité dans l’assiette
Un risotto aux champignons et au veau (Manu) Un risotto aux champignons, aux asperges et à la fontina, recouvert d’une sauce aux champignons, surmonté d’une épaisse escalope de veau fourrée aux épinards et à la tomate.
Parmiggiane d’aubergines (moi) Un mille-feuilles composées de 3 escalopes de veau panées et d’aubergines, panées elles aussi. Le tout englouti sous de la sauce tomate et recouvert de mozzarella. Avec une portion de pâtes à la tomate pour accompagner.

Pour notre défense, le resto était  bruyant quand le serveur nous a parlé des plats. J’avais décelé son petit accent italien, et croyant bien faire, je me mets à lui parler dans sa langue. Il l’a trop mal pris : mi prendi in giro ? (tu te moques de moi). Pas de panique, je me justifie et finalement tout s’arrange : il nous présente sa femme, qui est en fait l’hôtesse, elle nous invite à sortir un soir ensemble, et il nous présente la propriétaire du resto, qui nous offre un tiramisu. Score !!

Les restes à la maison

Bilan de la soirée : envie de faire la diète demain (faut que je sois en forme pour mon cours de hip hop yoga), un hug de la propriétaire du resto, un doggy bag (on dit plus pudiquement : take away), et les numéros du serveur et de sa femme pour une prochaine soirée. Accessoirement, on n’est pas sûr de retourner dans ce resto.

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société.

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