Déménager, une galère ordinaire

Cartons, chatterton : des basiques du démenagement

Ca y est ! On a enfin déménagé ! Mais ce déménagement a plus ressemblé à un pèlerinage souffreteux de cartons encombrants qu’à une véritable organisation rationalisée, efficace et rapide. Les raisons d’un non-succès.

Comment mal gérer un déménagement :

  • Sous-estimer le volume à déménager. On vivait dans un meublé, avec « pas trop d’affaires ». Grave erreur : l’accumulation sur plusieurs années d’un tas de bazar inutile, de fringues, des livres et magazines partout, des cours de fac non triés, ne correspond pas à la définition de « pas trop d’affaires ».
    Constructive feedback : Ne jamais croire qu’on n’a pas grand chose à déménager. « Un tiroir peut en cacher un autre ». « Il y a toujours quelque chose sur le dernier étage d’un placard ».
  • S’y prendre en plusieurs fois. Première étape : début du mois de décembre, une camionnette part avec le gros de nos affaires vers son lieu de stockage. La confiance en soi est au maximum. Deuxième étape, deux semaines plus tard, pour descendre en vacances dans le Sud, on prend les « dernières affaires » = une Twingo ras la gueule en mode immigrant en exil. Troisième étape : finaliser le déménagement. Twingo remplie à nouveau, dans des sacs cette fois (plus de cartons et la panique qui nous gagne). Le dernier jour, plus de Twingo, on finit en  bus. Et on monte les 6 étages sans ascenseur en chantant « Ne pleure pas Jeannette » pour se donner du coeur à l’ouvrage.
  • Ne pas demander d’aide. Le compte « aide ton ami, il t’aidera en retour pour ton déménagement » battait des records de points accumulés. Sauf que notre organisation était tellement pourrie qu’on n’a pas demandé à grand monde de venir. Le Dr P. et Sensei Julie sauront se reconnaître dans les amis infaillibles qui nous ont aidé, prévenus au dernier moment et inconscients de la tâche qui les attendait.

Que risque-t-on à mal gérer son déménagement :

  • Donner frénétiquement les affaires en trop ou les brader sur le Bon coin. Mais bon, avec le sentiment de « faire quelque chose de bien » ou de gagner 10 euros à revendre une calculette.
  • Stress, engueulades, courbatures. Des grands classiques du déménagement, inévitables.
  • Se retrouver avec 5 énormes valises, 7 sacs à dos, des cagettes d’affaires en vrac pour prendre l’avion. Valises achetées en partie le matin même en urgence dans le temple parisien de la valise.

Nous voilà dans notre studio d’adoption, pour une petite semaine encore à Paris. Avec tout ce qui reste comme bagages, c’est sûr, cette fois on fait un ultime tri drastique pour ne partir qu’avec le strict nécessaire à Boston. Une valise d’affaires jugées inutiles va être envoyée vers notre lieu de stockage, pour partir plus léger… En attendant, une bonne journée de glandouille s’anonnce, à manger des truffes et des gaufrettes envoyées par ma chère tante en lisant des BD.

Rédactrice, grande organisatrice et réseau socialite du Blog de Mathilde. Quand je ne suis pas devant un écran, j'organise des visites guidées de Boston, là où j'ai fondé ma petite entreprise "Boston le nez en l'air". Je suis aussi auteure freelance pour un éditeur de guides de voyage et diverses maisons d'édition qui me confient la lourde tâche de divertir le public via des textes sur le yoga ou des jeux de société.

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2 Commentaires

  • 2 Jan 2012

    Julie

    Je crois que tout les couples du monde le savent : Déménager sans s’engueuler au moins un peu, c’est impossible !

    Et déménager pour un 6e étage sans ascenseur, c’est un bon moyen de perdre ses amis en plus de son couple !

    Sensei Julie

  • 3 Jan 2012

    Mathilde

    tu veux dire que tu n’es plus mon amie ?